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Victime d’infiltrations, le Palais de Tokyo va fermer un an pour travaux

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Vue extérieur du Palais de Tokyo
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Vue extérieur du Palais de Tokyo

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© 11h45 - photographe d'architecture

À peine aura-t-il retrouvé son précieux Grand Palais, fermé pour réfection depuis 2020 et qui devrait rouvrir à temps pour les Jeux olympiques de 2024, que Paris se verra privé de deux autres lieux d’exposition majeurs : le Centre Pompidou, qui devrait fermer ses portes après les JO pour quatre ans de travaux (une information connue depuis 2021), et (celle-ci vient d’être dévoilée) le Palais de Tokyo qui va devoir faire de même pour rénovations, probablement à partir de « début 2026 », selon un porte-parole de l’établissement.

Un grave problème d’étanchéité

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© 11h45 – photographe d’architecture

Construit pour l’Exposition universelle de 1937, l’édifice n’est plus étanche : par temps de pluie, l’eau s’y infiltre ! Rendu public le 2 mars, un rapport de la Cour des comptes sur ce célèbre lieu culturel de 22 000 m² – le plus spacieux centre d’art dédié à la création contemporaine d’Europe, ouvert en 2002 – a rappelé ce grave problème d’étanchéité, qui fait l’objet d’études régulières depuis 2018. En 2021, l’opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture (Oppic) avait recommandé de réaliser des travaux petit à petit, en les étalant sur dix ans sans fermer le site au public. Mais une nouvelle étude, encore en cours et elle-aussi menée par l’Oppic, propose une alternative : la réalisation de ces mêmes travaux (évalués à plus de 15 millions d’euros, un budget qui sera précisé une fois l’étude terminée) en un an seulement, mais avec une fermeture complète du bâtiment.

Et c’est cette dernière solution que préfère le centre d’art, qui perdra moins d’argent avec un an de perte sèche qu’avec des travaux qui auraient perturbé durant dix ans ses différentes activités. En effet, le Palais de Tokyo tire (fait rare pour un musée et encore plus pour un centre d’art relevant du ministère de la Culture) 60 % de ses ressources de ses recettes commerciales, qui regroupent la privatisation des espaces pour des événements, le restaurant, la billetterie, le mécénat en numéraire et l’usine frigorifique située dans son sous-sol, qui alimente les locaux du quartier en air climatisé. Le Palais aimerait d’autant plus éviter les pertes que ses finances ont été affaiblies par la crise de la Covid, les défauts de paiement successifs de deux concessionnaires (dont l’un de ses restaurants, qui a laissé une ardoise de 507 000 euros), et la faible rentabilité de certaines cartes blanches (qui permettent à un artiste d’investir tout le site), comme celle confiée à Anne Imhof, déficitaire à hauteur d’1,3 million d’euros.

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