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L’architecte Rudy Ricciotti ne peut pas s’empêcher d’être provocateur. Sa lampe à poser en métal brut, lancée lors de la design week milanaise en 2016, est présentée par le fabricant italien Nemo comme « un objet manifeste contre le dessin des objets ». Lui-même définit ce morceau de poutrelle, simplement souligné de diodes, comme la « réduction extrême de toute empreinte carbone ». C. F.
Rudy Ricciotti, Mais plus que cela je ne peux pas, 2016
© Rudy Ricciotti / Nemo
Mais plus que cela je ne peux pas
Par Rudy Ricciotti
« Objet-signe ludique », cette lampe de table à deux têtes semble chercher son équilibre : les sources de lumière, qui tournent sur elles-mêmes et autour d’un axe vertical, jouent les acrobates. En aluminium et acier, ce très élégant luminaire est avant tout un excellent « objet de compagnie », selon Jean Nouvel. C. F.
Jean Nouvel, Equilibrist, 2014
© Jean Nouvel / Artemide
Depuis 2014, la marque italienne Nemo propose dans sa collection « Masters » une lampe de table de Charlotte Perriand. Cylindrique, elle est composée d’une base en acier et de deux écrans mobiles en tôle incurvée. De leur rotation dépendra l’intensité de la lumière. C. F.
Charlotte Perriand, Pivotante à poser, 1950 et 2014
© Charlotte Perriand / Nemo
Pivotante à poser
Par Charlotte Perriand
1950 • réédition Nemo en 2014
210 € (disponible en trois coloris) • 16 x 22 x 16 cm
Lancée en 2016, la version mini d’un classique de l’histoire du design devient nomade. Sans fil, celle-ci est munie d’une batterie rechargeable et d’un variateur. Mais contrairement au modèle original de 1965 qui est télescopique, sa hauteur reste fixe. Le diffuseur en méthacrylate blanc surmonte un corps en aluminium et une base disponible en brun foncé ou blanc. Son autonomie est de six heures. C.F.
Gae Aulenti, Minipipistrello sans fil, 2016
© Gae Aulenti / Martinelli Luce
Minipipistrello sans fil
Par Gae Aulenti
Cette suspension a été conçue à l’occasion de l’exposition « ID_entité » en 2017, où Élise Fouin défrichait la question de l’identité. Ici la sienne : celle d’une créatrice d’objets provenant d’un territoire, la Franche-Comté. Constitué d’herbes sèches (du foin !), l’objet a requis de multiples expérimentations pour déterminer la meilleure façon de les travailler. Cette pièce unique est un clin d’œil à une enfance passée à la ferme. C.F.
Élise Fouin, Meule, 2017
© Élise Fouin / Granville Gallery
Symbole graphique et phallique absolu, la banane est le carbone 14 du pop art depuis 1967 et la cover de l’album The Velvet Underground & Nico, signée Andy Warhol. Pourtant, au rayon mobilier-décoration, elle est restée en cale sèche, le design préférant se sucrer sur l’ananas seau à glace ou croquer la pomme verte. Lacune comblée par Studio Job, fondé par le Belge Job Smeets & la Néerlandaise Nynke Tynagel. Passé maître dans l’art de l’iconoclasme arty, le duo multiplie les collaborations impies et enthousiasmantes avec une multitude de marques, de Land Rover à L’Oréal, en passant par le joaillier Bulgari ou la galerie Carpenters Workshop, et a fait l’objet d’une rétrospective au Museum of Arts and Design de New York en 2016. Y était exhibée, entre autres, cette Banana Lamp, en série très limitée, fabriquée en bronze, émail et verre opalin. P. L.
Studio Job, Banana Lamp, 2017
© Studio Job / Seletti
Emblématique du travail de Constance Guisset, la « lampe cabane » est un projet qu’elle a développé à l’École nationale supérieure de création industrielle (Ensci-Les Ateliers). Éditée quelques années plus tard, elle permet d’habiller un lieu et de créer un espace dans l’espace. La structure ultralégère en fibre de verre est mise en tension par des rubans en polyuréthane. C. F.
Constance Guisset, Vertigo, 2005–2010
© Constance Guisset / Petite Friture
Vertigo
Par Constance Guisset
Militant du réemploi des bouteilles en plastique, le designer espagnol Alvaro Catalán de Ocón a imaginé le combiner avec un savoir-faire ancestral : le tressage. Ce projet (« Pet Lamp ») a donné naissance à plusieurs collections de lampes produites par des artisans de Colombie, du Chili, d’Éthiopie… Cette suspension a ainsi été fabriquée à Chimbarongo, capitale chilienne de l’osier à 150 km de Santiago. C. F.
Alvaro Catalán de Ocón, Chimbarongo, 2013
© Alvaro Catalán de Ocón / ACdO
« Ce n’est pas une blague, ce n’est pas un chef-d’oeuvre. C’est le résultat de notre façon de travailler », explique Ingo Maurer à propos de cette suspension extravagante. Il raconte qu’elle lui est apparue un soir comme une évidence lorsqu’il vit, sur le chantier d’une installation, les gants de travail de son équipe teints en bleu et suspendus au mur. C. F.
Ingo Maurer, Luzy from the Sky, 2018
© Ingo Maurer / Ingo Maurer GmbH
En laiton brut, ce luminaire s’inspire du mouvement brutaliste en architecture. Si la matière et la répétition d’un même motif lui donnent un aspect industriel, il est en fait constitué de milliers de pièces assemblées à la main. On a pu voir il y a quelques années à Paris, chez NextLevel – à l’époque où la galerie s’intéressait au design –, des pièces en série limitée issues du même travail sur la grille. C. F.
Philippe Malouin, Suspension Gridlock, 2014
© Philippe Malouin / Roll & Hill
Suspension Gridlock
Par Philippe Malouin
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