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Arpentez la colline du Parlement, faites un saut au musée Bytown ou profitez des expos, performances et spectacles des différentes galeries de la ville !
Musée canadien de l’histoire, Galerie d’art d’Ottawa, National Gallery of Canada… La capitale canadienne regorge de pépites muséales. Aujourd’hui, on vous dresse une liste en cinq points des raisons pour lesquelles Ottawa est à visiter sans hésiter !
Vue sur la colline du Parlement, depuis la rivière des Outaouais
© AdobeStock / Photo Marius Gomes
Une brise légère, évanescente, a chassé la brume. Au loin, le long des berges, on distingue quelques voiliers. Depuis la colline du Parlement, la vue sur la rivière des Outaouais, qui marque la frontière entre l’Ontario et le Québec, offre une certaine harmonie. C’est tout le charme de la capitale fédérale canadienne. Cette bande de terre hérissée de forêts était autrefois une bourgade de bûcherons nommée « Bytown », en l’honneur du lieutenant-colonel John By, l’officier-ingénieur qui construisit le canal Rideau. C’est en 1857 que la reine Victoria choisit la ville (qui entretemps est devenue Ottawa) comme siège du gouvernement de la province du Canada. Sur les hauteurs, dressés de part et d’autre de larges pelouses, les trois édifices du Parlement témoignent de l’éclectisme néogothique en vogue au début du XXe siècle. Un royaume de tours, de contreforts et de grotesques, rythmé de briques jaunes et brunes. L’édifice du Centre et son emblématique tour de la Paix sont actuellement fermés pour travaux mais des visites gratuites sont proposées pour découvrir la Chambre des communes et le Sénat et même profiter en été de la relève de la garde dans le plus pur style british.
Colline du Parlement
111 Wellington Street
+1 613 992 4793
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la colline du Parlement.
L’extérieur du Bytown Museum à Ottawa, 2011
Photo D. Gordon et E. Robertson
La véritable icône d’Ottawa, c’est son canal, le plus vieux d’Amérique du Nord encore en activité. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le canal Rideau traverse la ville depuis 1832. Construit au lendemain de la guerre anglo-américaine de 1812, il relie la capitale au port de Kingston sur le lac Ontario, au sud, soit 202 km de voies navigables. L’échelle de huit écluses reliant la rivière des Outaouais au canal est toujours actionnée à la main. Un spectacle qui attire de nombreux touristes. En hiver, le canal, une fois gelé, se transforme en une vaste patinoire. Au printemps, on peut louer des vélos pour longer les berges jusqu’au lac Dow. En contrebas de la colline du Parlement, attenant aux écluses, le petit musée Bytown, installé dans le plus vieil édifice de pierre d’Ottawa (1827), retrace l’histoire de la cité.
La façade du musée des Beaux Arts du Canada conçu par Moshe Safdie à Ottawa
© Hemis
Ville d’histoire, ville cosmopolite, ville d’art aussi : Ottawa abrite 14 musées, dont sept des neuf musées nationaux du pays, parmi lesquels le musée des Sciences et de la Technologie du Canada ou encore le musée canadien de la Nature. Avec sa structure de verre et de granit, son jardin intérieur et son araignée géante de Louise Bourgeois sur le parvis, le musée des Beaux-Arts du Canada est un must dans sa catégorie. Surplombant la rivière des Outaouais, le bâtiment (conçu par l’architecte Moshe Safdie) héberge une incroyable collection d’art canadien et autochtone, notamment des œuvres du Groupe des Sept, école de peintres paysagistes fondée en 1920. Des expositions d’art contemporain de grande qualité viennent compléter le parcours permanent. Cet été, il accueille la première rétrospective consacrée à l’artiste mohawk Shelley Niro. Le long de la façade sud, une œuvre de Deanna Bowen, Les Canadiens noirs (après Cooke), évoque avec force l’héritage colonial. À quelques encablures, la Galerie d’art d’Ottawa (GAO) accueille dans un lumineux bâtiment de cinq étages des expositions d’artistes contemporains canadiens, ainsi que des œuvres provenant de la collection permanente de la galerie et de la collection Firestone (plus de 1 600 œuvres allant de 1890 à 1985).
Musée des Sciences et de la Technologie du Canada
1867 Saint Laurent Boulevard • K1G 5A3 Ottawa
ingeniumcanada.org
Le musée canadien de l’Histoire est le plus populaire et le plus fréquenté du pays
© Ottawa Tourism
Ottawa est bâtie sur un territoire du peuple algonquin Anishinabeg. Pour en apprendre plus sur la culture des Premières Nations, des Métis et des Inuits, le musée canadien de l’Histoire, situé de l’autre côté de la rivière à Gatineau (Québec), est un passage obligé. Le bâtiment aux formes amples et curvilignes de l’architecte autochtone Douglas Cardinal donne l’impression d’avoir été sculpté par le vent et la pluie. D’une richesse inouïe (plus de quatre millions d’objets conservés), le musée offre une vision d’ensemble de l’histoire du pays. Pièce maîtresse, la Grande Galerie abrite six maisons autochtones de l’Ouest canadien et une incroyable collection de mâts totémiques. Jusqu’au 14 octobre, des artistes de la région du Nunavik (au nord du Québec), habitée par les Inuits, présentent des œuvres inspirées des objets de la collection. Pour prolonger la réflexion, direction le Centre national des arts (CNA), à quelques pas de l’hôtel du gouvernement. Depuis 2019, il abrite le premier département national de théâtre autochtone au monde. Chaque saison, plus d’une dizaine de spectacles (théâtre, danse, arts visuels et musique) y sont présentés. Une plongée fascinante dans l’identité plurielle du pays.
Vue de l’exposition d’Ali Eyal « In the Head’s Dusk » (2022) au centre d’artistes autogéré SAW
© SAW
Les centres d’artistes autogérés (artist-run spaces) et autres galeries communautaires jouent un rôle essentiel dans l’écosystème canadien des arts visuels. On en dénombre aujourd’hui plus de 180 sur l’ensemble du territoire. Le plus ancien d’Ottawa, Saw, a fêté ses 50 ans l’année dernière. Niché dans l’ancien palais de justice construit en 1870, il « soutient l’art engagé en mettant l’accent sur la performance et les arts médiatiques avec près de 250 événements par an », précise Jason St-Laurent, le commissaire d’exposition. Jusqu’au 18 mai, « Driving in Palestine » de l’artiste montréalais Rehab Nazzal « examine les effets dévastateurs de la violence coloniale sur le peuple palestinien ». Incontournables également, le centre d’artistes Axenéo7 et le centre de production Daïmōn, installés dans une ancienne manufacture de bas de laine à Gatineau, aux abords du ruisseau de la Brasserie. Expos, performances, résidences d’artistes, jardins de sculptures… : il s’y passe toujours quelque chose.
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