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Entre 1833 et 1838, Delacroix réalise son premier décor monumental dans le salon du Roi. Il pare les piédroits des figures allégoriques des fleuves, de la Méditerranée et de l’océan ; les caissons du plafond des allégories des forces vives de l’État. Entre 1840 et 1847, il décore le plafond de la bibliothèque d’une histoire de la création artistique et des allégories du savoir et de la recherche.
Eugène Delacroix, Bibliothèque du Palais-Bourbon, 1840–1847
Huile et cire sur enduit • l’ensemble 10 × 42 m • © Superstock/Leemage
Pour se rapprocher de l’église Saint-Sulpice, où il peint le décor de la chapelle des Saints-Anges, Delacroix loue un appartement rue Fürstenberg, en 1857, et se fait installer un vaste atelier. Il y vivra les six dernières années de sa vie. Le lieu est aujourd’hui un musée dédié à l’artiste.
Jardin et façade du musée Delacroix, 2015
© Musée Delacroix / Albane Fabre
Musée national Eugène Delacroix - Paris
Ouvert du mercredi au lundi, de 9h30 à 17h30
6, rue de Fürstenberg • 75006 Paris
www.musee-delacroix.fr
La chapelle des Saints-Anges que Delacroix orne de trois peintures sur toile marouflées monumentales est son ultime oeuvre décorative et sa dernière commande publique. Elles figurent La Lutte de Jacob avec l’Ange, Saint Michel terrassant le démon et Héliodore chassé du temple.
Eugène Delacroix, La Lutte de Jacob avec l’Ange, 1851–1861
Huile et cire sur enduit • 751 × 485 cm • © Claire Pignol
Église Saint-Sulpice
Place Saint-Sulpice • 75006 Paris
Entre 1840 et 1846, où il est aussi occupé à décorer le plafond de la bibliothèque du Palais-Bourbon, l’artiste orne la voûte de la bibliothèque du palais du Luxembourg de peintures à l’huile sur toile marouflées. Le thème principal est la rencontre de Dante, entouré d’Ovide, Stace et Horace, et d’Homère, conduit par Virgile.
Eugène Delacroix, La Rencontre, à l’Élysée, de Dante, conduit par Virgile, et Homère, 1840–1846
Huile sur toile marouflée • diam. 680 cm • © Superstock/Leemage
Entre 1850 et 1851, Delacroix honore une prestigieuse commande, celle de peindre l’un des médaillons du plafond de la célèbre galerie d’Apollon, qui représentera Apollon vainqueur du serpent Python.
Eugène Delacroix, Apollon vainqueur du serpent Python, 1850–1851
Huile sur toile marouflée • 800 × 750 cm • © Angelo/Leemage
L’artiste réalise sa deuxième grande commande religieuse entre 1840 et 1844, une peinture murale exécutée au même moment que les décors des bibliothèques du palais du Luxembourg et du Palais-Bourbon. Peinte à l’huile et à la cire sur enduit, l’immense Pietà se situe au-dessus de l’autel dédié à la Vierge.
Eugène Delacroix, Pietà, 1840–1844
Huile et cire sur enduit • 355 × 475 cm • © Martin Argyroglo
Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement
68 Rue de Turenne • 75003 Paris
Eugène Delacroix reçoit sa première grande commande religieuse en 1824, terminée deux ans plus tard : un monumental Christ au jardin des Oliviers peint sur toile pour le mur du transept gauche de l’église.
Eugène Delacroix, Le Christ au jardin des Oliviers, 1824–1826
Huile sur toile • 294 × 362 cm • © Jean Charles Martel/Artedia/Leemage
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