Une bande de filles électrise la BD
Une bande de filles électrise la BD
Même le festival d’Angoulême a fini par l’admettre : les femmes existent. Profitant des remises de prix saisonnières, Beaux Arts dirait même plus : de Claire Bretécher et Chantal Monteiller à aujourd’hui Aude Picault et Emil Ferris, elles ont écrit et dessiné quelques-unes des plus belles pages de la BD. Panorama.
Bande dessinée
Les libératrices : les blockbusters se féminisent
Par Toutatis, les femmes maîtriseraient-elles aussi les codes du 9e art ? Sans blague ? Dans cet univers impitoyable, certaines d’entre elles, pour éviter d’être ostracisées, ont pourtant longtemps préféré signer leurs albums de leur seul nom de famille, laissant planer le doute sur leur genre. Les libraires ont ainsi cru pendant des années que Mirallès (Ana de son prénom), dessinatrice de la torride saga Djinn, et la fantastique Magnin – Florence pour les intimes – étaient des hommes.
Chantal Montellier, Sorcières, mes soeurs, 2006
éd. la Boîte à Bulles • © La Boîte à Bulles
Un trait réaliste pour traduire la psychologie des personnages, une profondeur de champ saisissante, un rythme haletant, des cases savamment agencées puis qui explosent en pleine page : des aventures d’Andy Gang lancées en 1979 jusqu’à Tchernobyl mon amour (2006), Chantal Montellier n’a jamais rien eu à envier à ses homologues masculins. Annie Goetzinger, dessinatrice de la série policière Agence Hardy, la subtile Claire Wendling avec son univers fantasy ou la jeune Fiona Staples, reine du comics de science-fiction, font elles aussi mentir les mauvaises langues qui prétendaient que les femmes maîtrisaient moins bien la perspective et l’action. Elles s’en sont même fait une spécialité. Idem dans un autre classique du genre, japonais cette fois : Rumiko Takahashi confirme à elle seule qu’on peut dire le ou la manga.
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