En partenariat avec Un week-end à l'Est

Né en 2016, le festival Un week-end à l’Est réunit, pendant cinq jours en novembre à Paris, cinquante artistes de tous horizons esthétiques, de la littérature au cinéma en passant par les arts plastiques, la musique, autour d’une ville d’Europe centrale ou orientale.
Cette année, cap sur Tbilissi, capitale de la Géorgie ! Avec en marraine la réalisatrice et écrivaine Nana Ekvtimishvili, la manifestation culturelle, initiée par Vera Michalski et Brigitte Bouchard, éditrices passionnées d’art, a pour invitée d’honneur l’écrivaine Nino Haratischwili et offre une carte blanche à Emmanuel Carrère, auteur d’origine géorgienne. Quantité d’expositions d’art, de galeries en librairies, sont aussi au programme. Sans oublier la musique en point d’orgue de cet événement.
Portrait de Zura Mchedlishvili
© Zura Mchedlishvili
Institution fondée en 1925, reconnaissable à son lettrage Arts déco sur le boulevard Saint-Germain, la Librairie Polonaise se prête à plusieurs rencontres littéraires les 25 et 26 novembre. Y passer une tête donne aussi l’occasion de découvrir le travail Zura Mchedlishvili, artiste géorgien qui réside et travaille à Tbilissi. Formé à l’école d’art « Jacob Nikoladze » et à l’école de peinture « Niko Pirosmani » de RustaviIl, ce graphiste se consacre depuis plusieurs années au design de livres, à l’illustration, et manie aussi bien la gravure que la peinture. C’est aussi lui qui signe l’affiche de la 7e édition du festival des cultures de l’Est.
Rencontres littéraires
Rencontre avec Levan Berdzenichvili et Elena Botchorichvili • « La littérature : une frontière soluble » • Samedi 25 novembre à 14h30
Rencontre avec Nana Ekvtimishvili • Samedi 25 novembre à 16h30
Rencontre avec Tamta Melashvili • Dimanche 26 novembre à 15h
Rencontre avec Iva Pezuashvili • Dimanche 26 novembre 17h
Guela Tsouladze, « Test de Rorschach », 2021
© Guela Tsouladze
Né en 1959 à Tbilissi d’une mère française et d’un père géorgien, psychiatre, Guela Tsouladze grandit entre la France et la Géorgie. Digne rejeton de Dalí et du cinéaste Sergueï Paradjanov ! Après des études aux Beaux-Arts de Tbilissi dans les années 1970, il rejoint les Arts décoratifs de 1980 à 1983, puis les Beaux-Arts de Paris de 1983 à 1985 où il devient l’assistant de Christian Boltanski. Toiles, papiers, cartons, il peint sur tout et partout, y compris les squats de Paris. Installé à New York, au Chelsea Hotel, Guela Tsouladze trouve son style. Il nous est révélé dans les salons de la mairie du 6e arrondissement de Paris le temps du festival Un week-end à l’Est.
« Pas de jour sans point »
Jeudi 23 novembre à 16h30
Solo show de Guela Tsouladze
Mairie du 6e, Salon David d’Angers, 78 rue Bonaparte, 75006 Paris
Nika Kutateladze, Vue de l’installation « To Protect My House While I’m Away », 2018
© Biennale de l’Architecture, Tbilisi, Georgia
Formé en architecture et diplômé du Centre d’Art contemporain de Tbilissi, Nika Kutateladze triture dans ses sculptures et installations notre société de consommation et son accaparement des espaces naturels. Dans son œuvre To Protect My House While I’m Away, présentée à la biennale d’architecture de Tbilissi en 2019 et dont cette exposition parisienne a emprunté son titre, l’artiste reproduit une maison abandonnée de la région de Gourie, envahie de ronces et d’épines pour la protéger des cambrioleurs et des animaux sauvages.
« To Protect My House While I’m Away »
Jeudi 23 novembre à 15h50
Solo show de Nika Kutateladze
Galerie Berthet-Aittouarès, 29 rue de Seine, 75006 Paris
Natela Grigalashvili, « Final days of Georgians Nomads »
© Natela Grigalashvili
La Librairie Galerie Métamorphoses a flashé pour le travail de Natela Grigalashvili. Photographe documentaire indépendante, basée à Tbilissi, elle œuvre en tant que reporter photo et cadreuse, et commence sa carrière par des clichés uniquement en noir et blanc. Passée à la couleur depuis plus d’une décennie, Natela Grigalashvili arpente avec son appareil numérique les zones rurales et les villages reculés de Géorgie, passant du temps auprès des habitants dont elle capte les rudes conditions de vie. Ses reportages au long cours ont été recompensés en 2007 pour leur contribution à la photographie géorgienne.
« Final Days of giorgians nomads »
Jeudi 23 novembre à 15h27
Solo show de Natela Grigalashvili
Librairie Galerie Métamorphoses, 17 rue Jacob, 75006 Paris
Portrait des Chamgeliani Sisters
© DR
Ce panorama de la vivante scène géorgienne offert par le festival Un week-end à l’Est ne saurait être complet sans quelques concerts. Le 22 novembre, en ouverture du festival, la chapelle des Beaux-Arts de Paris résonnera ainsi du chant svane. Une polyphonie à trois voix portée par les sœurs géorgiennes Ana, Eka et Madona Chamgeliani issues d’une longue lignée de chanteurs de la province montagneuse et isolée de la Svanétie. Les mélomanes seront aussi comblés par le concert exceptionnel réunissant en l’église Saint-Germain-dès-Près la violoniste virtuose Lisa Batiashvili et le pianiste Giorgi Gigashvili.
Chamgeliani sisters & friends : chants polyphoniques géorgiens, concert d’ouverture du festival
Mercredi 22 novembre à 20h
Chapelle des Beaux-Arts de Paris, 14 Rue Bonaparte, 75006 Paris
Lisa Batiashvili & Giorgi Gigashvili Mendelssohn & Franck : sonates pour violon
Vendredi 24 novembre à 20h30
Église de Saint-Germain-des-Prés, 3 Place Saint-Germain des Prés, 75006 Paris
Un week-end à l’Est
7e édition du festival des cultures de l’Est
Du 22 au 27 novembre 2023
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