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5 expos gratuites qui font leur rentrée en septembre

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C’est la bonne nouvelle de la rentrée ! Une floraison toute fraîche de nouvelles expositions, et comme chaque mois, les propositions gratuites ne manquent pas. La preuve par cinq, de la galerie Templon à Paris au festival Visa pour l’image à Perpignan, en passant par l’Académie des beaux-arts et la fondation Francès à Clichy.

La retraite de Pierre et Gilles annoncée à la galerie Templon, l’art politique de la collection Francès à Clichy, la délicatesse fertile de Philippe Favier à la galerie Ceysson & Bénétière…

En attendant les portes ouvertes des Journées européennes du patrimoine (les 21 et 22 septembre), l’agenda bien rempli du mois de septembre épargne les bourses mais encourage l’esprit critique, attise la beauté et provoque l’inattendu. En route !

1. À la galerie Templon, Pierre et Gilles partent à la retraite

Pierre et Gilles, Vive la retraite (Autoportrait)
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Pierre et Gilles, Vive la retraite (Autoportrait), 2024

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Photographie imprimée par jet d’encre sur toile et peinte • 106 × 146 cm • Coll. particulière • © Courtesy Pierre&Gilles et Galerie TEMPLON, Paris – Brussels – New York

« Vive la retraite » : devant le paysage archétypal d’un coucher de soleil, Pierre et Gilles trinquent aux jours heureux, en chemise à fleurs et t-shirt du Tour de France. Pourtant le duo formé par le photographe Pierre Commoy (né en 1950) et le peintre Gilles Blanchard (né en 1953), qui créent depuis plus de 40 ans des portraits glamour, kitsch et queer à souhait entre photo, peinture et sculpture (pour les cadres), ne semble pas près de s’arrêter de travailler. Preuve en est avec cette nouvelle exposition à la galerie Templon, qui réunit une petite trentaine d’œuvres de ces deux dernières années. Avec quelques stars (Isabelle Huppert, glaciale et magnétique, Amanda Lear) et icônes LGBT (la performeuse trans Allanah Starr), des apollons aux torses luisants (Yassin Chekkouh) mais aussi des regards hantés de mélancolie, dans la lumière bleutée d’une fête au Palace…

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Pierre et Gilles. Nuit électrique

Du 3 septembre 2024 au 26 octobre 2024

www.templon.com

2. À Perpignan, le photojournalisme à l’honneur

Des adolescents montrent les applications installées sur leurs smartphones
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Des adolescents montrent les applications installées sur leurs smartphones

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© Jérôme Gence

Sans photojournalisme, pas d’images… La 36e édition de Visa pour l’image démontre l’importance de cette fenêtre ouverte sur les événements politiques à l’autre bout du monde (« La tragédie de Gaza », Loay Ayyoub), sur les désastres écologiques (« Minerais de sang », Francisco Proner), sur les guerres (« Équateur : conflit armé interne », John Moore), sur les flux migratoires (« Les deux murs », Alejandro Cegarra) mais aussi sur les coulisses des institutions fermées au public (« Comédie-Française : histoires de théâtres », Jean-Louis Fernandez), sur les grandes tendances d’une société, la nôtre (« Grandir dans la cour d’écrans », Jérôme Gence), et même sur nos voisins, invisibles et vulnérables (« France périphérique » vue par Pierre Faure). Toutes ces expositions, et plus encore – 26 en tout – sont à voir à Perpignan, pour un événement qui mérite mieux que la polémique provoquée par le maire RN de la ville, Louis Aliot, lequel a refusé de remettre son prix au photographe palestinien Loay Ayyoub.

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Visa pour l'image. Festival International du Photojournalisme

Perpignan, du 31 août au 15 septembre 2024

3. À la galerie Ceysson & Bénétière, les constellations délicates de Philippe Favier

Philippe Favier, Les nanas de formose
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Philippe Favier, Les nanas de formose, 2024

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Émail à froid sous verre • 32,5 × 48 cm • Coll. particulière • Courtesy Ceysson & Bénétière © ADAGP, Paris 2024 / Photo Cyrille Cauvet

Il retravaille de minuscules gravures anciennes, peint au fond de boîtes récupérées et de petites valises, réalise des collages sur des ardoises d’écolier. Pour sa dernière série d’œuvres, l’inventif Philippe Favier (né en 1957) s’intéresse à la technique bien connue du dripping, qui consiste à répartir la peinture sur la toile en la laissant couler… Mais, moins expressionniste abstrait que poète, le plasticien formé aux Beaux-Arts de Saint-Étienne veut ici révéler les visions cosmiques que créent ces points de peinture répartis aléatoirement, panoramas stellaires en petits formats. D’une grâce renversante.

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Philippe Favier. All-Over

Du 25 septembre 2020 au 29 août 2021

www.museedevalence.fr

4. À l’Académie des beaux-arts, dans l’atelier du peintre Guy de Rougemont

La scénographie de l’exposition « Incursion dans l’atelier de Rougemont » oranisée par l’Académie des Beaux-Arts au Palais de l’Institut de France à Paris
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La scénographie de l’exposition « Incursion dans l’atelier de Rougemont » oranisée par l’Académie des Beaux-Arts au Palais de l’Institut de France à Paris

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© Fonds Guy de Rougemont / © ADAGP, Paris, 2024 / Photo Lucas Deltombe

Elle est très discrète, et pourtant : l’une des œuvres les plus importantes de Guy de Rougemont (1935– 2021), membre de la section de peinture de l’Académie des beaux-arts de 1997 jusqu’à sa mort, est visible sur le parvis du musée d’Orsay, foulée par les millions de visiteurs que reçoit chaque année l’institution. Cette mosaïque de marbres colorés, tout en motifs géométriques, est pourtant révélatrice des recherches de l’artiste, honoré d’une exposition particulièrement réussie à quelque pas de là, au cœur du Pavillon Comtesse de Caen de l’Institut de France. Descendant d’un peintre de batailles du XVIIIe siècle, le jeune homme de bonne famille s’est orienté dès les années 1960 vers l’abstraction géométrique, appliquant sa palette de couleurs vives à toutes sortes de supports (toiles, sculptures, tubes, mais aussi totems, mobilier, tapis…). La bonne surprise du parcours, c’est la reconstitution de l’atelier de l’artiste, avec sa table à tréteaux et son chevalet, qui nous permet d’entrer (un peu) dans l’intimité de sa création.

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Incursion dans l'atelier de Rougemont

Du 13 juillet 2024 au 29 septembre 2024

www.academiedesbeauxarts.fr

5. À Clichy, la fondation Francès interroge les excès de notre société

Christine Spengler, Belfast
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Christine Spengler, Belfast, 1972

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Tirage photographique • 99,5 × 68,5 cm • Coll. Fondation Francès, Clichy • Photo Fondation Francès

C’était il y a près de 20 ans. En 2006, Estelle et Hervé Francès débutent une collection d’art qu’ils souhaitent dédier uniquement aux artistes vivants, pour les soutenir mais aussi pour interroger le monde actuel, sur lesquels les plasticiens portent un regard aiguisé. À ce jour, le couple a réuni plus de 800 œuvres, puissantes, choquantes, bouleversantes, qui ne laissent jamais indifférent. Implantée à Senlis, la fondation s’échappe pour la deuxième fois en l’espace d’un an à Clichy, où Hervé Francès dirige son agence de communication Okó, et se propose d’étudier les « excès collectifs » de notre société. On y retrouvera quelques-uns des grands noms de l’art politique, tels que Kader Attia, Christian Boltanski, Mounir Fatmi ou Christine Spengler… À ne pas manquer.

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XXH - Temps 2

Du 11 septembre 2024 au 20 décembre 2024

www.fondationfrances.com

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