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À Strasbourg, la foire ST-ART mise sur son identité alsacienne et européenne

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C’est l’une des plus anciennes foires d’art en région : créée il y a vingt-six ans pour la capitale de l’Alsace, ST-ART confirme son implantation sur le territoire. Du 24 au 26 novembre prochain, elle réunira une soixantaine d’exposants au sein du Parc des expositions de Strasbourg, un bâtiment signé Kengo Kuma. Portrait d’une foire en pleine cure de jeunesse.
ST-ART, vue de la foire
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ST-ART, vue de la foire

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© Nicolas Roses

Avec un nom pareil, impossible de s’endormir sur ses lauriers. ST-ART (entendez « Start », commencer en anglais) a beau avoir un quart de siècle d’existence au compteur, son objectif reste le même : accueillir les jeunes galeries qui démarrent, exposer les premières œuvres des artistes émergents, permettre aux collectionneurs débutants de faire leurs premiers pas ici, à Strasbourg, ville patrimoniale autant que dynamique, française et alsacienne autant qu’européenne. « On encourage les galeries à venir défendre de jeunes pousses de l’art, on essaie d’être au démarrage, à l’amorçage, avec des œuvres débutant à 2 000 euros », résume le directeur de la foire Christophe Caillaud-Joos. Le tout, bien sûr, en accompagnant également des galeries et des artistes confirmés, et ainsi offrir une large palette d’univers plastiques et de prix aux visiteurs, jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros.

ST-ART, vue de la foire
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ST-ART, vue de la foire

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© Nicolas Roses

L’autre axe fort de ST-ART, celui sur lequel son équipe travaille activement depuis deux ans ? « Réaffirmer notre identité de foire d’art contemporain et de design dans le Grand Est : l’ancrage régional est très important pour nous », souligne le directeur. Cette année, une quinzaine d’enseignes strasbourgeoises (comme les galeries Sandra Blum, Jean-Pierre Ritsch-Fisch, Chantal Bamberger et la Kraemer Gallery) seront de la partie, un chiffre en nette progression par rapport aux années précédentes. Par ailleurs, différents partenariats ont été noués avec des institutions strasbourgeoises, comme avec la Société des Amis des Arts et des musées de Strasbourg, qui remet durant ST-ART le prix Théophile Schuler, conçu pour mettre en valeur un artiste de la ville. « Nous souhaitons que lorsque les visiteurs entrent dans le salon, ils vibrent avec ce qu’il se passe ici. S’associer avec la Société des Amis pour ce prix nous permet de voir émerger, à ST-ART, la création contemporaine locale. » En 2023, la foire accueillera par ailleurs une rétrospective des lauréats de ces trente dernières années.

Nicolas de Largillière, La Belle Strasbourgeoise
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Nicolas de Largillière, La Belle Strasbourgeoise, 1703

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© Wikimedia Commons

Autre idée pour renforcer cette identité alsacienne : proposer à plusieurs artistes locaux de s’approprier et de réinventer une œuvre majeure du musée des Beaux-Arts de Strasbourg, La Belle Strasbourgeoise (1703), une peinture à l’huile de Nicolas de Largillierre, portraitiste du XVIIIe siècle, et d’exposer les résultats durant la foire. « Nous souhaitons multiplier les clins d’œil à l’histoire de Strasbourg. » On notera d’ailleurs que la foire débute en même temps que le marché de Noël (qui se tient donc du 24 novembre au 24 décembre), soit le rendez-vous annuel le plus important de la ville, celui qui brasse des centaines de milliers de visiteurs venus du monde entier : impossible de choisir un créneau plus strasbourgeois !

Enfin, ST-ART n’a pas choisi un nom aux allures internationales pour rien :  Strasbourg héberge le siège officiel du Parlement européen, car la ville est située à la frontière avec l’Allemagne, et est très proche de la Suisse comme du Luxembourg, son visage cosmopolite ne pouvait donc pas être ignoré par la foire. Cette année, pas moins de sept pays différents seront ainsi représentés dans ses allées, avec une vingtaine de galeries venues de toute l’Europe (Angleterre, Belgique, Italie, Pays-Bas…).

Deux parcours en ville et des conférences

Outre la soixantaine d’exposants réunis durant ces trois journées de novembre dans l’écrin conçu de manière écoresponsable par l’architecte star Kengo Kuma, ST-ART a imaginé deux parcours dans la ville permettant de visiter ses musées et lieux d’art, ainsi qu’un agenda de conférences en partenariat avec la SAAMS autour des grands thèmes de l’art d’aujourd’hui, tels que les partenariats avec les entreprises, les NFT ou encore la place des artistes femmes. Le directeur cite également différentes collaborations de la foire, par exemple avec l’Industrie Magnifique, qui dévoilera une sélection d’œuvres, d’installations et de sculptures monumentales, avec le centre d’art Apollonia, qui permet la présence d’une spectaculaire sculpture végétale, cinétique et sonore de Marco Barotti dans le hall du Parc des Expositions, ou encore le projet confié à l’artiste Jean-Pierre Raynaud, qui a réinterprété à sa façon Guernica en réponse à l’appel aux acteurs culturels du Président Volodymyr Zelensky à soutenir l’Ukraine.

Jean-Pierre Raynaud, Sans titre
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Jean-Pierre Raynaud, Sans titre

À vos agendas, donc, pour (re)découvrir cette foire tournée vers la scène locale comme européenne, et multiplier les rencontres, entre un chocolat chaud et une visite du centre d’art Apollonia ou de l’excellent musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg (MAMCS) !

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Foire ST-ART

Du 24 au 26 novembre 2023

Pour en savoir plus sur la foire

Parc des expositions, Hall 2 et 3, avenue Herrenschmidt, Strasbourg

Plein tarif : 12 €
Tarif internet : 10 €
Tarif professionnel/réduit : 9 €
Gratuit pour les enfants de moins de 16 ans

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