Valence

À Valence, une immersion contemporaine dans le patrimoine culturel de l’Arménie

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Façade du Centre du patrimoine arménien de Valence
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Façade du Centre du patrimoine arménien de Valence

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© J. Delmarty

Les entrelacs de sa façade contemporaine évoquent les motifs gravés sur les khatchkars, ces stèles funéraires emblématiques du patrimoine arménien. Inauguré en 2005, Le Cpa – Centre du patrimoine arménien (labellisé Etnhopôle « Frontières, mémoires et migrations » par le ministère de la Culture) s’est installé dans l’ancienne faculté de droit de Valence (Drôme). Soit à deux pas du quartier où de nombreux Arméniens ont trouvé refuge après le génocide de 1915, surnommé depuis « la petite Arménie ».

Agrandi et rénové par Y.Architectes en 2018, le centre présente plus de 2 000 documents d’archives, objets de l’exil et témoignages, qui racontent de façon sensible le génocide et l’exil des Arméniens. Ce parcours, complété par différents dispositifs multimédias, entend faire découvrir au public un pan capital de l’histoire des Valentinois d’origine arménienne, mais aussi s’ouvrir aux différentes cultures et peuples, lutter contre les discriminations et sensibiliser au vivre-ensemble.

Une exposition pour les 20 ans du CPA

Vue de l’exposition temporaire
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Vue de l’exposition temporaire

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© Fondation Boghossian Iconem

Du 14 juin 2025 au 1er février 2026, Le Cpa présente, en plus de ce parcours permanent, une exposition temporaire, créée à partir du concept original de La Fondation Boghossian, en collaboration avec le Musée aménien de France, pour le vingtième anniversaire du centre. Intitulée « L’Arménie du sacré à l’épreuve du temps », celle-ci invite au voyage dans les terres historiques d’une Arménie millénaire à partir d’un riche ensemble d’objets anciens, mis en dialogue avec des œuvres et photographies contemporaines.

Présentée sous sa forme initiale à la Villa Empain de Bruxelles, l’exposition se réinvente à Valence et réunit ainsi des manuscrits, des miniatures, des trésors liturgiques et des objets du quotidien, pour raconter l’histoire des Arméniens avant le génocide. Un récit qui s’étend jusqu’aux monuments les plus emblématiques du pays, Iconem proposant un voyage virtuel pour découvrir, comme si on y était, les sites patrimoniaux de différents monastères (Geghard, Haghpat, Hayravank, Kirants et Arakelots).

En dialogue avec des artistes d’aujourd’hui

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© Pascal Convert, Fondation Boghossian Arménie

Cinq artistes contemporains ont également été invités à présenter des œuvres pour l’occasion. On retrouve les motifs des khatchkars chez le plasticien Pascal Convert, qui est allé sur place pour réaliser de saisissantes empreintes. Antoine Agoudjian, photographe contemporain multi-primé, nous livre un travail artistique unique  avec des photographies humanistes qui perpétuent la mémoire arménienne. De son côté, la photographe Lydia Kasparian s’est elle aussi rendue en Arménie pour photographier ses paysages et ses plus beaux sites, un travail tout en contrastes et lumineux.

Puis, Jean Boghossian entre ensuite en dialogue avec les manuscrits et enluminures à travers une œuvre de sa série « Phoenix ». L’exposition se termine avec deux œuvres de Laura Ben Hayoun Stepanian : l’artiste suit les trames ambiguës tissées entre diaspora et Arménie indépendante. Preuve que, d’hier à aujourd’hui, l’Arménie ne cesse d’inspirer les artistes.

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L’Arménie du sacré à l’épreuve du temps

Du 14 juin 2025 au 1 février 2026

www.le-cpa.com

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