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En partenariat avec Musée Arménien de France

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Le Musée Arménien de France, fermé au public, s’ouvre à de nouvelles initiatives

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Publié le , mis à jour le
Edgar Chahine, Portrait d’Aïcha
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Edgar Chahine, Portrait d’Aïcha

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Pastel

« C’est un monument aux vivants, plus qu’un monument aux morts », aime à dire Frédéric Fringhian, président du Musée Arménien de France. D’abord constituée par des survivants (collectionneurs et anonymes arméniens) ayant échappé au génocide, la collection du musée compte aujourd’hui plus de 1 200 numéros – arts décoratifs, pièces archéologiques, manuscrits des XIIe et XVe siècles, peintures du XIXe, objets religieux richement ornés…

La bonne nouvelle ? Un bel aperçu est actuellement visible au Centre du patrimoine arménien (CPA) de Valence, au sein de l’exposition temporaire « L’Arménie du sacré à l’épreuve du temps ». Cela posé, le président nous rappelle que l’institution parisienne est fermée depuis 2006, et ne peut ouvrir au public ses salles à l’Hotel d’Ennery avenue Foch à Paris, en attente de réhabilitation par le musée Guimet, responsable du site.

Une collection visible en ligne

Synaxaire
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Synaxaire, XVIIe siècle

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Manuscrit sur parchemin

Désormais, il s’agit donc d’alerter et d’informer. « Il faut se mobiliser », insiste à juste titre le président, qui veut mettre en lumière les trésors de la collection. Déjà, il le rappelle, toutes les œuvres ont été photographiées et référencées sur le site du musée, et sont donc grâce à cette initiative visibles de tous, en accès libre. Le classement en six catégories distinctes permet de naviguer facilement entre les œuvres d’art populaires, les pièces d’art religieux et profane, les Beaux-Arts ou encore les manuscrits.

Le site est un outil important pour le public, mais aussi pour les musées et pour les municipalités, souhaite le président. Qui rappelle que, depuis sa fermeture, le musée a entamé une grande « itinérance », prêtant bien volontiers ses trésors le temps d’expositions temporaires partout en France, comme actuellement à Valence.

Un musée itinérant aux 1001 idées

Cette itinérance va de pair avec une envie de multiplier les dialogues avec l’art contemporain, comme cela est d’ailleurs fait au CPA : « Cela fait sens de montrer le fossé temporel entre les objets ancestraux et les techniques d’aujourd’hui. » L’heure est donc aux projets : Sonia Notton, la directrice artistique du musée, souhaite par exemple mettre en valeur les collections de céramiques du XVIIe siècle « en les associant à des céramiques contemporaines ».

À gauche : Fragment de plaque votive d’Ourartou, VIIe-VIe s. av. J.-C ; À droite : Boule d’église, XVIIIe siècle
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À gauche : Fragment de plaque votive d’Ourartou, VIIe-VIe s. av. J.-C ; À droite : Boule d’église, XVIIIe siècle

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À gauche : Bronze gravé, martelé ; À droite : Céramique

Avis aux amateurs – ou, plus exactement, aux professionnels : le patrimoine arménien a besoin d’initiatives pour rester vivant. Sans murs, la collection du musée doit pouvoir rester accessible à tous, et vivre au contact de l’air du temps. À vos idées !

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L’Arménie du sacré à l’épreuve du temps

Du 14 juin 2025 au 1 février 2026

www.le-cpa.com

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Musée Arménien de France et la Fondation Nourhan Fringhian

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