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CÉRET

Au musée d’Art moderne de Céret, Max Jacob en cubiste oublié

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Publié le , mis à jour le
Il fut une figure majeure de l’art du XXe siècle, jusqu’à sa mort en déportation. L’exposition éclaire ainsi l’histoire du cubisme et de ces « temps héroïques » qui s’échelonnent de 1901 à 1920, au regard notamment de son séjour à Céret en 1913, qu’il effectue aux côtés de Picasso et dont il tire un ensemble de dessins et de gouaches.
Jean Cocteau, 12 août 1916 (de gauche à droite : Moïse Kisling, Manuel Ortiz de Zarate, Max Jacob, Pâquerette et Pablo Picasso boulevard Montparnasse près du métro Vavin devant le café La Rotonde)
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Jean Cocteau, 12 août 1916 (de gauche à droite : Moïse Kisling, Manuel Ortiz de Zarate, Max Jacob, Pâquerette et Pablo Picasso boulevard Montparnasse près du métro Vavin devant le café La Rotonde), 1989

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Photographie argentique • 28 × 35,5 cm • Coll. privée • © ADAGP, Paris 2024

« Max Jacob est un petit bonhomme chauve et bizarre, il cherche sa voie depuis trente ans. Il a abandonné tous les genres de poésie après avoir marqué tous les genres de son passage […]. Il a beaucoup de succès, mais personne ne le sait que lui-même », lit-on sous sa plume dans l’Anthologie de la nouvelle prose française, éditée en 1925.

On a oublié l’ironie mordante de Max Jacob (1876–1944), sa fantaisie, ses espérances, ses paradoxes aussi. Surtout connu pour son œuvre poétique – « il va s’emparer du cubisme pictural pour le traduire en littérature » –, il fut aussi romancier, critique d’art et peintre.

Un artiste prolifique et inspiré

Jean Boullet, Portrait de Max Jacob à l’Étoile jaune
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Jean Boullet, Portrait de Max Jacob à l’Étoile jaune, 1943

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Dessin à l’encre de Chine sur papier • 30 × 20 cm • Coll. musée des Beaux-Arts de Quimper • © Adagp, Paris, 2024 / Photo mbaq

Quatre-vingts ans après sa mort en déportation, le musée d’Art moderne de Céret dresse le portrait d’un artiste prolifique et inspiré. D’origine juive, converti au catholicisme à 39 ans, Max Jacob fut un pilier de la vie artistique parisienne dans les premières décennies du XXe siècle.

Naviguant de Montmartre à Montparnasse, il fut proche de Picasso, mais aussi de Cocteau, Apollinaire, Modigliani et Marie Laurencin. L’exposition éclaire ainsi d’un œil nouveau l’histoire du cubisme et de ces « temps héroïques » qui s’échelonnent de 1901 à 1920, au regard notamment de son séjour à Céret en 1913, qu’il effectue aux côtés de Picasso et dont il tire un ensemble de dessins et de gouaches.

Une vie singulière

Max Jacob, Paysage de Céret
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Max Jacob, Paysage de Céret, 1910

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Encre et aquarelle sur papier • 21 × 27 cm • Coll. musée d’art moderne de Céret • © Adagp, Paris 2024

Au fil des 120 pièces accrochées, le parcours explore aussi le rapport du poète au monde du spectacle vivant, à l’ésotérisme et à la religion catholique. Une vie singulière qui s’acheva au camp de Drancy le 5 mars 1944, quelques jours seulement après son arrestation par la Gestapo à Saint-Benoît-sur-Loire, où il vivait depuis 1936.

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Max Jacob, le cubisme fantasque

Du 29 juin 2024 au 1 décembre 2024

www.musee-ceret.com

Retrouvez dans l’Encyclo : Cubisme

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