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CULTURE NUMÉRIQUE

Dans le Sud, la Biennale des imaginaires numériques à la recherche du plaisir

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Expositions, spectacles, installations lumineuses, concerts… Le foisonnant programme de ce 4e acte de la  Biennale des imaginaires numériques à Aix-en-Provence, Marseille, Avignon, Istres et Arles s’interroge sur les multiples facettes du plaisir jusqu’au 19 janvier 2025. Morceaux choisis.
EMI d’Ethel Lilienfeld, 2023, dans l’exposition «Like moi», au 21 bis Mirabeau, à Aix-en-Provence
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EMI d’Ethel Lilienfeld, 2023, dans l’exposition «Like moi», au 21 bis Mirabeau, à Aix-en-Provence

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© Ethel Lilienfeld

Après la nuit (sujet de la 3e édition), place au plaisir, nouveau fil rouge de la Biennale des imaginaires numériques ouverte depuis le 7 novembre dans le Sud ! Alléchant, le thème est pourtant moins sucré qu’il n’y paraît…

Car quel plaisir éprouver encore dans un monde d’hyperstimulation, où nos goûts sont en permanence flattés par les algorithmes ? Quelle sensualité possible à l’ère des écrans omniprésents, lorsque l’intimité se trouve surexposée ? Autant de questions fondamentales qui surgissent à travers l’exposition centrale, « PIB – Plaisir intérieur brut », déployée à la Friche la Belle de Mai à Marseille.

Jardin des délices cybernétique

C’est ici que la 4e édition de cette manifestation pluridisciplinaire à la programmation fleuve prend sa source pour irriguer ensuite, en divers lieux, Aix-en-Provence, mais aussi Avignon, Istres et Arles. Parmi les réjouissances high-tech de ces trois mois d’expositions et de spectacles, on retiendra particulièrement, dans l’accrochage intitulé « Derniers délices », la monumentale installation vidéo du trio néerlandais SMACK qui revisite en une débauche cybernétique le très à-propos Jardin des délices de Jérôme Bosch (v. 1500), exposée face à un banquet XXL, façon nature morte flamande luxuriante en putréfaction.

Un programme plaisant

À Aix-en- Provence, le musée des Tapisseries explore nos plaisirs coupables, avec notamment les visages extatiques de jeunes joueurs sur leur console, capturés au ralenti par Robbie Cooper ; l’espace culturel du 21 bis Mirabeau s’intéresse à la tyrannie du « like » ; la bibliothèque et archives Michel-Vovelle raconte l’évolution des rencontres amoureuses, du Minitel rose aux applications de dating ; tandis que la galerie de la Manufacture nous plonge dans de troublants paradis artificiels 3.0.

Voilà un petit échantillon de ce généreux programme auquel s’ajoutent un parcours lumineux dans l’espace public d’Aix, des ateliers, des conférences, des performances et de nombreux concerts. Le tout couronné, du 17 au 19 janvier, par une grande fête de clôture, jouissive évidemment.

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Biennale des imaginaires numériques – Chroniques

Du 7 novembre 2024 au 19 janvier 2025

chroniques.org

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