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Festival Lumières nordiques : explorer la photographie scandinave en Normandie

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Conçu comme un vaste parcours photographique à travers la Normandie, le festival Lumières nordiques met à l’honneur des artistes venus de toute la Scandinavie à travers cinq expositions entre avril 2018 et janvier 2019. À l’occasion de l’ouverture de la première étape à l’abbaye de Jumièges, consacrée à l’École d’Helsinki, Beaux Arts vous entraîne à la découverte des talents de la photographie nordique.
Pentti Sammallahti, Sandö
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Pentti Sammallahti, Sandö, 1975

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Pentti Sammallahti, subtile entrée en matières

Première étape de ce voyage au cœur de la photographie scandinave à l’abbaye de Jumièges. Pentti Sammallahti, qui est représenté par la galerie parisienne Camera Obscura et qui a notamment exposé aux Rencontres d’Arles en 2012, est certainement le photographe finlandais le plus connu en France. Il présente ici une sélection de photographies issues de son ouvrage Archipelago, publié en 2004. Une plongée pleine de poésie dans l’immensité des paysages finlandais, dont le photographe retranscrit subtilement les lignes, les formes et les matières… Ces images en noir et blanc révèlent la beauté des terres natales de l’artiste et offrent une magnifique introduction à son œuvre.
(Pentti Sammallahti est né en 1950 à Helsinki. Il vit et travaille en Finlande.)

Courtesy Galerie Camera Obscura, Paris

Timo Kelaranta, Silent Lake
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Timo Kelaranta, Silent Lake, 1980 - 1986

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Timo Kelaranta, pellicules silencieuses

Réalisée entre 1980 et 1986, Silent Lake est la seule série que le photographe finlandais Timo Kelaranta consacre au paysage. On y retrouve le formalisme géométrique qui caractérise son travail, porté vers l’abstraction et par la recherche formelle. Kelaranta livre une série en noir et blanc très dépouillée, où de mystérieuses formes noires se détachent sur l’étendue d’eau d’un lac silencieux. Si ces photos peuvent – à l’instar de cette image – rappeler certains mobiles de Calder, elles sont en réalité le résultat de la dégradation hasardeuse des pellicules orchestrée par Timo Kelaranta grâce à un objet tranchant.
(Timo Kelaranta est né en 1951. Il étudie à l’université Aalto d’Helsinki où il sera lui-même enseignant par la suite.)

Courtesy Taik Persons Gallery, Berlin

Jyrki Parantainen, Earth #4
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Jyrki Parantainen, Earth #4, 1990

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Jyrki Parantainen, inquiétantes présences

Jyriki Parantainen dit concevoir son travail comme une combinaison de la photographie avec d’autres formes d’expressions artistiques. Quelque chose de très sculptural se dégage de cette image incroyablement sombre, extraite de sa série Earth. Réalisée aux quatre coins du territoire finlandais entre 1989 et 1991, elle nous plonge dans une atmosphère inquiétante où d’étranges figures géométriques, évoquant vaguement le monde minéral, émergent en masses noires. Une plongée dans l’obscurité que l’artiste appréhende comme « une étude de la beauté et de l’horreur, d’un moment soudain de l’irréversible catastrophe ».
(Né en 1962, Jyrki Parantainen a été l’élève de Pentti Sammallahti puis a pris la suite de son enseignement à l’université Aalto d’Helsinki.)

Courtesy Taik Persons Gallery, Berlin

Jorma Puranen, Icy Prospects #38
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Jorma Puranen, Icy Prospects #38, 2007

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Jorma Puranen, purs reflets

Fasciné depuis son plus jeune âge par les histoires d’expéditions polaires, le photographe finlandais Jorma Puranen présente une série inspirée par ces explorateurs qui, avant l’invention de la photographie, avaient pour habitude d’observer les paysages à travers des morceaux de verre teinté. Cela atténuait les couleurs et changeait leur expérience. Icy Prospects est composée de paysages reflétés sur une plaque en bois recouverte de peinture brillante. Les paysages glacés de Laponie et des bords de l’océan Arctique sont absents. Seules la lumière et les couleurs priment. Jorma Puranen prolonge la réflexion menée par le réalisateur Jean-Luc Godard, qui considérait la photographie « non pas comme un reflet de la réalité mais comme la réalité d’un reflet ».
(Jorma Puranen est né en 1951. Il a été l’élève de Pentti Sammallahti. Il vit et travaille aujourd’hui à Helsinki.)

Courtesy : the Artist and Purdy Hicks Gallery

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Paysages. Les maîtres d’une école finlandaise

Du 7 avril 2018 au 10 juin 2018

Rune Guneriussen, Quality of present interaction
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Rune Guneriussen, Quality of present interaction, 2014

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Rune Guneriussen, sur les chemins du Land Art

Pour la troisième étape du festival, direction le Centre d’art contemporain de Saint-Pierre-de-Varengeville où l’artiste norvégien Rune Guneriussen s’empare du parc et présente des œuvres saisissantes, à la croisée du Land Art et de la photographie. À travers des mises en scène millimétrées dans lesquelles des objets de la vie quotidienne (chaises, lampes, etc.) semblent coloniser la nature, l’artiste nous emporte dans d’étranges fictions… Là où aucune trace de présence humaine ne subsiste et où la vie naturelle, enchantée par des objets usuels, semble avoir paisiblement repris son cours.
(Rune Guneriussen est né en 1977 en Norvège. Il étudie au Surrey Institute of Art and Design, en Angleterre. Aujourd’hui, il vit et travaille dans l’est de la Norvège.)

Courtesy Melanie Rio Fluency.

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Rune Guneriussen

Du 30 juin 2018 au 30 septembre 2018

Annica Karlsson Rixon, Memorable Mobility (work in progress)
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Annica Karlsson Rixon, Memorable Mobility (work in progress), 2018

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Annica Karlsson Rixon, carte blanche au musée des Beaux-Arts de Rouen

Connue pour ses photographies inspirées de toiles de peintres scandinaves du XIXe siècle dont l’œuvre est proche du mouvement impressionniste, la Suédoise Annica Karlsson Rixon explore, pour le quatrième volet du festival, les collections du musée des Beaux-Arts de Rouen. L’objectif ? Transposer certaines œuvres dans le monde contemporain en les recomposant grâce à la photo. Une manière d’insuffler une force nouvelle à des œuvres classiques dont le sens ne peut, selon l’artiste, se dégager qu’à la lumière de l’époque où vit le spectateur.
(Annica Karlsson Rixon est née en Suède en 1962. Elle vit et travaille dans la région de Göteborg.)

© Annica Karlsson Rixon

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Annica Karlsson Rixon

Du 14 septembre 2018 au 6 janvier 2019

Trine Søndergaard, Interior #4
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Trine Søndergaard, Interior #4, 2010

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Trine Søndergaard, l’expérience du vide

Après avoir récemment acquis une pièce de Trine Søndergaard, le musée d’art moderne du Havre invite l’artiste danoise à clore le festival en nouant un dialogue entre une peinture de Vilhelm Hammershøi (prêtée pour l’occasion par le musée d’Orsay) et ses propres photographies. Les liens déjà évidents avec les toiles du peintre danois du XIXe siècle seront ainsi dévoilés au public, donnant plus de profondeur encore aux intérieurs de manoirs vides qu’elle photographie en s’inspirant des perspectives et des lumières si singulières qui font la signature de l’artiste.
(Trine Søndergaard est née en 1972 au Danemark. Elle vit et travaille à Copenhague.)

Courtesy Martin Asbaek Gallery, Copenhague, MuMa, Le Havre

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Trine Søndergaard

Du 13 octobre 2018 au 27 janvier 2019

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Festival Lumières nordiques

Du 7 avril 2018 au 27 janvier 2019

https://www.lumieresnordiques.com/

 

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