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Ornement de turban (jigha), Inde du Nord, 1675-1750
Or, spinelles, diamants, rubis et émeraude. Tige et revers émaillés. • 22,5 × 5,4 cm • Coll. Al Thani • © The Al Thani Collection 2013/Tous droits réservés/Photo Prudence Cuming Associates Ltd.
Ornement de turban (sarpech), Inde, vers 1900 - Clip Cartier, Paris, 2012
Turbans & ornements
Avec le temps, le sarpech passe de simple panache à une forme stylisée, sertie de gemmes jusqu’à quasiment recouvrir le turban de façon très sophistiquée, à la fin du XIXe siècle. Sous le Raj britannique, il était interdit aux maharajahs de se coiffer d’une couronne européenne, que les Britanniques tenaient pour un emblème de royauté. Pour contourner cette interdiction, plusieurs princes eurent l’idée de ceindre leur turban d’un diadème créant un effet de trompe-l’œil.
Or, argent, émeraude, diamants et perle • 11,7 × 12,8 cm • Coll. Al Thani • © The Al Thani Collection 2013/Tous droits réservés/Photo Prudence Cuming Associates Ltd.
Couronne (sirpech), Népal, vers 1900
Turbans & ornements
Brodée de perles fines et de pierreries, surmontée d’un luxuriant panache, cette couronne a appartenu à la dynastie Rana, dont les Premiers ministres dirigèrent héréditairement le Népal (1846–1951). Au devant, un large sarpech endiamanté s’alourdit de six pendeloques d’émeraudes.
Toile, perles, verre coloré, diamants, émeraudes et rubis ; argent (insigne) et plumes d'oiseau de paradis. Inscriptions en népali sur l'insigne : « Le Noble Gouvernement du Népal » et « Mère et Patrie surpassent le Paradis » • 41 × 21 × 28 cm • Coll. Al Thani • © The Al Thani Collection 2013/Tous droits réservés/Photo Prudence Cuming Associates Ltd.
Épée d’apparat du nizam de Hyderabad, Hyderabad, 1880-1900
Dagues & épées : symboles guerriers et d’apparat
Emblèmes du pouvoir à forte symbolique dynastique, les épées royales se sont transmises de souverain en souverain moghol. Dagues et épées étaient aussi typiquement des présents offerts par les empereurs à ceux qu’ils voulaient honorer. Au cœur de la production d’objets moghols, les armes attestent du degré d’extrême virtuosité atteint par les artisans des ateliers royaux, tant dans les techniques de fabrication que dans le choix des matériaux, et enfin à travers le raffinement et la variété des ornementations. Les armes de cérémonie faisaient partie, dès l’époque moghole, de l’imagerie royale, figurant en bonne place dans les portraits officiels. Sous le Raj britannique, les maharajahs n’ont plus besoin de guerroyer mais aiment à poser avec leurs médailles militaires et, bien entendu, avec leur épée d’apparat.
Acier, or, argent, diamants, rubis et émeraudes. • L : 98 cm (longueur totale) ; 23,5 cm (poignée) • Coll. Al Thani • © The Al Thani Collection 2013/Tous droits réservés/Photo Prudence Cuming Associates Ltd.
Brassard, Hyderabad, 1775-1825
Des bijoux de la tête aux pieds
Les joyaux de la collection Al Thani montrent bien que des Moghols aux maharajahs, les plus importantes pièces de joaillerie étaient réservées aux hommes. Quoique plus délicate et discrète, la richesse de la parure féminine est caractéristique de la culture indienne. Comme les hommes, les femmes se parent de bracelets (bas-de-bras, haut-de-bras appelés bazuband, chevilles), de pendants d’oreilles, de bagues, de colliers ou de ceintures. Quelques bijoux leur sont même spécifiquement réservés comme les bagues de pied et les ornements de nez – des anneaux appelés nath dont certains étaient suffisamment lourds pour qu’on doive les rattacher aux cheveux, afin d’en atténuer le poids. Dans leur chevelure, les femmes glissaient des bijoux de forme circulaire évoquant le disque solaire.
Or, argent, diamants, émaux sur le revers • 7,6 × 19,6 cm • Coll. Al Thani • © The Al Thani Collection 2013/Tous droits réservés/Photo Prudence Cuming Associates Ltd.
Dais de perles de Baroda, Inde, vers 1865-1870
Un chef-d’œuvre de perles et de pierres précieuses
Khande Rao Gaekwar, maharajah de Baroda, a régné jusqu’en 1870 sur l’un des plus riches États du sous-continent. Entre 1860 et 1865, le maharajah de Baroda fit réaliser quatre tapis rectangulaires, auxquels s’ajoutait un dais. Composés de millions de petites perles et de pierres précieuses, ces chefs-d’œuvre de l’artisanat indien furent commandés pour la tombe du Prophète à Médine. Le destin en décida autrement. En 1946, un de ces tapis et le dais figuraient parmi les pièces que la maharani Sita Devi (1917–1989), épouse du maharajah de Gaekwad Pratap Singh Rao, emporta avec elle lorsqu’elle s’installa à Monaco. Après son divorce, elle conserva deux tapis, l’un suspendu dans le salon de son appartement de Neuilly, le second au-dessus de son lit. Le tapis rond a rejoint la collection Al Thani en 2011. La version rectangulaire est conservée au musée d’Art islamique de Doha, au Qatar.
Perles, rubis, émeraudes, saphir et or • 116 cm de diamètre • Coll. Al Thani • © The Al Thani Collection 2013/Tous droits réservés/Photo Prudence Cuming Associates Ltd.
Des Grands Moghols aux Maharajahs : joyaux de la collection Al Thani
Du 29 mars 2017 au 5 juin 2017
Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10 h à 20 h
Nocturne le mercredi jusqu’à 22 h
Grand Palais • 7 Avenue Winston Churchill • 75008 Paris
www.grandpalais.fr
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Turbans & ornements
En Inde, le souverain, qu’il soit hindou ou musulman, se doit de porter un couvre-chef. Très emblématique, le turban est constitué d’une longue écharpe enroulée autour du crâne. Symbole du pouvoir, le sarpech, ou aigrette indienne, désigne un ornement de turban en hauteur. Apparu à la cour moghole, cet ornement a probablement été importé de Perse où il était connu sous le nom de jigha.