Maya-Inès Touam, L’Enfance, la mer, 2020
série Replica • Courtesy Maya Inès Touam
C’est un grand damier bleu sur lequel sont disposés ça et là des objets peints en blanc, comme sur un grand échiquier. De part et d’autre du cadre court une frise dont les formes organiques, mi-algue mi-succulente, rappellent les gouaches découpées d’Henri Matisse. Cette filiation, Maya-Inès Touam (née en 1988) ne la cache pas, bien au contraire. À l’image de cette photographie inspirée des grands panneaux La Polynésie (1946), toute sa série Replica, présentée en ce moment aux Rencontres d’Arles dans le cadre du Prix découverte Louis Roederer, puise directement dans l’œuvre du maître du fauvisme. Des compositions, des motifs, mais aussi des couleurs qu’elle « sample » pour évoquer l’Afrique du Nord, d’où sont originaires ses parents et où Matisse a séjourné, notamment en Algérie et au Maroc. Entre hommage et relecture de l’œuvre du peintre, Maya-Inès Touam invente un vocabulaire qui puise autant dans la nature morte que dans le ready-made. Une nouvelle grammaire de formes et de couleurs survitaminées, qui s’émancipe des « monstres sacrés » de la modernité.
Arles 2022 – Les Rencontres de la photographie
Du 4 juillet 2022 au 25 septembre 2022
À travers la ville et en PACA •. Renseignements et billetterie au 34, rue du Docteur Fanton • 04 90 96 76 06.
Arles • 34 Rue du Docteur Fanton • 13200 Arles
www.rencontres-arles.com
Vous aimerez aussi
Carnets d’exposition, hors-série, catalogues, albums, encyclopédies, anthologies, monographies d’artistes, beaux livres...
Visiter la boutiqueÀ lire aussi