En partenariat avec Musée des beaux-arts de Calais

Auguste Rodin, Fugit Amor, Avant 1887
© Musée Rodin (photo Christian Baraja)
Inauguré en 1966 dans un élégant bâtiment moderniste de briques et de pierres conçu par l’architecte Paul Pamart, le musée des Beaux-Arts de Calais a récemment été labellisé « Architecture contemporaine remarquable » par le ministère de la Culture.
Une distinction patrimoniale, qui va de pair avec un renouvellement en profondeur du musée, lequel a entamé en 2018 une phase de travaux qui arrive à l’un de ses tournants, avec le dévoilement d’une nouvelle galerie entièrement dédiée à Auguste Rodin.
Auguste Rodin, 1ère maquette, 1884
© Musée des Beaux-arts de Calais / F. Kleinefenn
On le sait, l’artiste est lié à la ville grâce à l’un de ses plus célèbres chefs-d’œuvre, le Monument aux Bourgeois de Calais, groupe statuaire en bronze installé depuis 1895 devant l’hôtel de ville (à cinq minutes à pied du musée). Aujourd’hui, le sculpteur jouit donc également d’un espace d’exposition de 265 m2, riche d’un dépôt de 21 sculptures du musée Rodin – ce qui porte à 26 le nombre d’œuvres du maître ici réunies.
Divisé en six chapitres, le parcours analyse avec précision le parcours du sculpteur et la condition d’artiste au XIXe siècle, avant de s’attarder sur deux œuvres (les Bourgeois de Calais, bien sûr, mais aussi la Porte de l’Enfer) et de finir sur la postérité de Rodin. Ses œuvres dialoguent avec celles de quelques-uns de ses collègues des XIXe et XXe siècles, notamment Antoine Bourdelle, l’un de ses plus célèbres collaborateurs.
Mais le renouveau du musée ne s’arrête pas là. Il a même débuté dès 2018–2019 avec la transformation de ses espaces d’accueil et de sa boutique, modernisés dans l’idée d’accueillir de nouveaux publics.
Auguste Rodin, Torse D’Adèle, 1882
© Musée Rodin, Photo Adam Rzepka
En 2023, ce sont les salles des collections permanentes qui ont été entièrement repensées, lesquelles vont du XIXe siècle à nos jours, avec des œuvres du sculpteur belge Constantin Meunier, du peintre des années 1930 Henry Lhotellier ou du théoricien de l’art brut Jean Dubuffet, mais aussi de plasticiens contemporains comme Philippe Ramette.
Enfin, on ne manquera pas de faire un détour par la salle des expositions temporaires, qui héberge actuellement l’accrochage collectif « Quels beaux visages ! » (en accès libre comme l’ensemble du parcours). Récemment enrichi de nouvelles œuvres et prolongé jusqu’en novembre prochain, celui-ci réunit une grande diversité d’artistes s’étant attaqués à la représentation du visage, de Jef Aérosol, Man Ray ou Christian Boltanski à Françoise Pétrovitch en passant par les très déjantés Pierre et Gilles.
Vous aimerez aussi
Carnets d’exposition, hors-série, catalogues, albums, encyclopédies, anthologies, monographies d’artistes, beaux livres...
Visiter la boutique