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Patricio Lima Quintana, Fly catcher, 2022
huile sur toile • 73 x 54 cm • sun.works, Zurich • 5499 • Courtesy Patricio Lima Quintana et sun.works, Zurich
Foire nomade dès sa conception, Paris Internationale, pour sa 9e édition, nous embarque de nouveau dans un lieu inédit qui ouvrira ses portes au grand public pour la première fois depuis sa construction : l’ancien central téléphonique Le Cœur, érigé en 1911 à deux pas des Grands Boulevards.
Dans ce bâtiment de 5 000 mètres carrés sur quatre niveaux d’exposition, adapté pour la foire par le cabinet d’architectes suisse Christ & Gantenbein, se déploient 66 galeries venues de 25 pays (10 % de plus que l’an dernier). Fort de son positionnement « libre, audacieux, multi-générationnel, inclusif et collaboratif », comme le martèle sa directrice Silvia Ammon, la foire se veut « une sélection reflétant la richesse et la diversité d’une nouvelle génération de galeries et d’artistes qu’elles soutiennent ». Appréciée comme foire de découvertes, Paris Internationale fait la part belle aux présentations monographiques (28) et aux duo shows (32).
Zoe Williams, Night Drive, 2022
gemme (zircon), encre et crayon sur papier, dans un cadre en bois argenté • 50,8 × 40,64 cm • Galerie Ciaccia Levi, Paris • 3600 • Courtesy Zoe Williams et galerie Ciaccia Levi, Paris
On notera la première participation d’Empty Gallery (Hong Kong) avec le duo show Taro Masushio et Vunkwan Tam. Ce dernier travaille sur le processus de déclin culturel qui affecte une partie de notre environnement social.
Nouvelle venue également, la galerie zurichoise suns.works propose un dialogue entre les peintures de la Suisse Rita Siegfried et les tableaux et installations du Français Patricio Lima Quintana autour de la banalité de l’existence, en mettant en exergue les contradictions contemporaines et historiques avec une approche impassible.
« Tous deux expérimentent les genres de la nature morte et du portrait sans référence particulière à l’histoire de l’art, mais dépassant plutôt les limites de la définition de ces genres. »
Amanda Wilkinson (Londres) réunit les œuvres de l’artiste pluridisciplinaire irlandais Oisín Byrne et du photographe new-yorkais Jimmy DeSana (1949–1990), qui partagent une manière de travailler au sein d’une communauté queer, laquelle informe et infiltre leur pratique. « Tous deux expérimentent les genres de la nature morte et du portrait sans référence particulière à l’histoire de l’art, mais dépassant plutôt les limites de la définition de ces genres », soutient la galerie.
À côté du travail de Sam Lipp, la galerie américaine Derosia montre les pratiques photographiques et sculpturales d’Em Rooney, ancrées dans l’étude du cinéma, de la photo et des indices matériels de ces genres auratiques. Signalons encore les duos Dinos Chapman et Jason Yates chez von ammon co (Washington) ; David Musgrave et Karin Ruggaber chez greengrassi (Londres) ; Phung-Tien Phan et Matthias Groebel chez Schiefe Zähne (Berlin).
Pour les solos, notons Adham Faramawy chez Niru Ratnam (Londres), Raphaela Vogel chez BQ (Berlin) ou encore la Britannique Zoe Williams qui, par ses recherches sur les domaines de la vision et du corps, instaure un dialogue stimulant et intime autour du pouvoir et du sexe, où le spectateur est mis dans la position inconfortable du voyeur, à la galerie Ciaccia Levi (Paris).
Retrouvez dès vendredi sur Beauxarts.com nos coups de cœur et plus belles images de tous les événements de la semaine de l’art contemporain à Paris.
Paris Internationale 2023
Du 18 octobre au 22 octobre inclus
17 Rue du Faubourg Poissonnière • 75009 Paris
parisinternationale.com
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