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PARIS

Zombis et dibbouk viennent hanter les musées parisiens dans deux expos crépusculaires

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Dibbouk yiddish et zombi des Caraïbes : le musée d’Art et d’Histoire du judaïsme et le quai Branly, à Paris, sont partis sur les traces de ces morts intranquilles revenus parmi les vivants pour perturber l’ordre du monde. Deux propositions crépusculaires pour s’interroger sur ce que ces disparus au passé trouble, omniprésents au cinéma, disent de nos maux contemporains.
Michał Waszyński, Le Dibbouk
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Michał Waszyński, Le Dibbouk, 1937

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« Toutes les routes sont barrées pour moi. Je ne sais plus qui je suis. Il n’y a plus que toi pour se souvenir de moi. » Les mots que le dibbouk adresseà sa bien-aimée avant de s’incarner en elle dans le film de Michał Waszyński, sorti en 1937 à Varsovie, résonnent tragiquement avec les événements historiques alors en cours.

Film • 98 min • © Lobster Films Collection

D’un côté il y a le dibbouk, esprit errant en quête d’une enveloppe charnelle à posséder pour vivre ce qui lui a été retiré. De l’autre, le zombi, corps sans âme, physiquement vivant mais sociologiquement mort. Ces deux revenants antinomiques, auxquels le musée d’Art et d’Histoire du judaïsme (mahJ) et le musée du quai Branly – Jacques Chirac consacrent chacun respectivement une exposition, ont en commun de refuser les carcans funéraires dans lesquels les vivants ont voulu les contenir.

Intranquilles, insaisissables, venus réclamer justice ou victimes de sorcellerie, ils sont « des morts qui débordent » la société et la culture, pour reprendre l’expression de l’anthropologue Grégory Delaplace dans son dernier ouvrage, la Voix des fantômes. « Les fantômes court-circuitent les grands partages qu’on voudrait instituer entre ‘eux’ et ‘nous’ ; ils portent sur les humains une voix distinctive, une voix dissonante », « une voix improbable et têtue » venue déranger « les frontières instituées entre les choses et les êtres », explique le chercheur.

L’omniprésence des fantômes

Difficile de considérer que la sortie de son livre, concomitante des deux expositions parisiennes et de la parution d’autres essais sur le sujet, soit seulement le fruit du hasard. « Lorsque l’exil devient le sort commun d’une proportion grandissante de l’humanité, lorsque celui-ci se heurte à des politiques frontalières mortifères, lorsque nos usages du monde intensifient la souffrance pathogène des êtres que nous plaçons sous notre coupe, le fantôme est appelé à devenir le personnage principal de notre monde », poursuit Grégory Delaplace.

Dubréus Lhérisson, Personnage bizango [détail]
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Dubréus Lhérisson, Personnage bizango [détail], Années 2000

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Un effrayant et fascinant personnage bizango, du nom des sociétés secrètes pratiquant la zombification vaudoue. Ces immenses poupées de tissu, parfois couvertes de miroirs et construites autour d’une croix de cimetière en bois, peuvent contenir des ossements humains et porter des lames de rasoir ou de sabre pour couper le fil de la vie.

Tissu rembourré, os (crâne humain), bois, miroirs, métal • 130 × 55 × 30 cm • Coll. musée du quai Branly – Jacques Chirac • © musée du quai Branly / Photo Thierry Ollivier, Michel Urtado

« Alors qu’il n’était nulle part, voilà qu’il s’invite partout, d’autant plus serviable qu’il semble promettre, en tant que métaphore, de lier à peu de frais des réalités incertaines et des mémoires empêchées. » Le dibbouk et le zombi en sont deux figures singulières, éminemment complexes et qui n’ont de sens que par leur polysémie. Avant de venir hanter les scènes de théâtre et les écrans de cinéma, d’obséder les écrivains et les plasticiens, elles trouvent leurs origines dans les croyances populaires et religieuses, les contes et légendes folkloriques, où se mêlent fiction et réalité.

Aux racines du dibbouk

Présent dès le XVIe siècle dans les récits légendaires des communautés hassidiques d’Europe centrale, le dibbouk a été propulsé sous le feu des projecteurs en 1920 par la pièce de théâtre de l’écrivain, journaliste et ethnographe russe An-ski (1863–1920). À la tête d’une expédition de la Société ethnographique et historique juive de Saint-Pétersbourg, accompagné d’un petit groupe d’intellectuels comptant le compositeur Joel Engel ou le peintre photographe Solomon Youdovine, An-ski a pour idée de conserver le patrimoine immatériel et matériel de ces communautés qui seront décimées par la Shoah et dont il a déjà l’intuition qu’elles vont disparaître, menacées par un urbanisme grandissant depuis la fin du XIXe siècle et par la multiplication des pogromes. Le voici donc qui, entre 1912 et 1914, arpente les shtetlekh [petites villes] d’Ukraine afin de récolter objets rituels et folkloriques, récits historiques et légendaires, de prendre des photographies et d’enregistrer des musiques, du klezmer aux chants liturgiques.

Ephraim Moses Lilien, Illustration pour Die Bücher der Bibel [Le Livre de la Bible]
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Ephraim Moses Lilien, Illustration pour Die Bücher der Bibel [Le Livre de la Bible]

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Photographe, illustrateur et graveur polonais au style Art nouveau sophistiqué, Ephraim Moses Lilien illustra des poèmes yiddish et plusieurs sujets bibliques, tel ce volume réunissant des textes tirés des Psaumes, des Lamentations et du Cantique des Cantiques.

Coll. musée d’art et d’histoire du judaïsme, Paris • © musée d’art et d’histoire du judaïsme / Photo Christophe Fouin

Objet d’une exposition en 1916, l’ensemble marque en profondeur la culture du judaïsme européen et devient une source d’inspiration première pour les artistes fascinés par celui qui en est la figure clé : le dibbouk. À commencer par An-ski lui-même, qui lui consacre une pièce de théâtre. Écrite en russe, dans une première version perdue, puis en yiddish et traduite en hébreu, le Dibbouk conte les amours tragiques de Léa et Hanan.

L’âme errante de ce dernier, brutalement décédé après que sa bien-aimée a été promise en mariage à un homme plus riche, prend possession de Léa le jour de ses noces. « En magnifiant le folklore hassidique, An-ski pose les bases d’un art juif moderne », soulignent les commissaires de l’exposition du mahJ, Pascale Samuel, conservatrice des collections d’art moderne et contemporain au sein de l’institution, et Samuel Blumenfeld, critique de cinéma.

Un lien entre les morts et les vivants

« Le dibbouk va devenir après la Shoah et le procès Eichmann […], la métaphore de la mémoire d’un monde disparu et l’emblème de la résilience du peuple juif. »

La pièce est jouée pour la première fois à Varsovie en 1920 par la Vilner Trupe, compagnie qui entendait réinventer le théâtre yiddish, puis reprise en 1922 à Moscou par la troupe du théâtre Habima, le premier en langue hébraïque fondé à Moscou, qui s’établira plus tard à Tel-Aviv, dans le futur État d’Israël. Le spectacle, avant-gardiste, allait marquer la postérité : la mise en scène d’Evgueni Vakhtangov, dans la veine du réalisme magique, y fusionnait avec les décors expressionnistes à la perspective vertigineuse et les jeux d’ombres et de lumières signés Nathan Altman qui conféraient à l’ensemble une atmosphère mystérieuse.

Marc Chagall, Les Portes du cimetière
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Marc Chagall, Les Portes du cimetière, 1917

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Proche du théâtre juif de Moscou, Habima, Marc Chagall fut pressenti pour assurer la scénographie de la pièce le Dibbouk qui allait y être jouée. Son départ de Russie en 1922 en décida autrement, et
c’est à Nathan Altman que revint la création des décors et costumes.

Huile sur toile • 87 × 68,5 cm • Coll. Centre Pompidou, en dépôt au musée d’art et d’histoire du judaïsme, Paris. • © Centre Pompidou – MNAM – Cci

Jouée à Paris en 1926, la pièce est adaptée à l’écran par le Polonais Michał Waszyński en 1937. Le film est projeté à Varsovie puis à Broadway un an plus tard (au Continental) et devient le film yiddish le plus populaire sur la scène internationale – les membres de l’équipe du film, eux, périssent pour la plupart dans le ghetto de Varsovie. Le dibbouk va devenir par la suite une œuvre symbolique de la fécondité de la culture juive et de la résilience d’un peuple. « La nature du dibbouk est de faire le lien entre les vivants et les morts, entre le religieux et le séculier, l’hébreu et le yiddish, et il va devenir après la Shoah et le procès Eichmann, qui en 1961– 1962 libère la parole, la métaphore de la mémoire d’un monde disparu et l’emblème de la résilience du peuple juif », analysent les commissaires.

Nombreux sont les artistes et les écrivains à évoquer à travers lui ces morts qui les hantent. Ainsi de Romain Gary avec son roman la Danse de Gengis Cohn (1967) dont le héros est un dibbouk, ancien comique du cabaret yiddish berlinois qui hante son bourreau, un ex-SS devenu commissaire de police. Pendant ce temps, la pièce d’An-ski continue sa tournée, adaptée en 1960 à la télévision par Sidney Lumet et transposée pour l’opéra en 1974 par Leonard Bernstein et Jerome Robbins pour le New York City Ballet.

Depuis une dizaine d’années, le dibbouk est revenu en force au cinéma et dans les séries, à tel point que Samuel Blumenfeld y voit le signe de l’émergence d’un sousgenre cinématographique, « le surnaturel juif ». Et de citer le début du film A Serious Man (2009) des frères Coen, qui met en scène un dibbouk, scène inexpliquée par les réalisateurs et en décalage total avec la suite du long-métrage.

Le zombi ou l’image d’un vaudou fantasmé

Mais la star incontestée du cinéma d’épouvante, toutes catégories confondues, demeure le zombie (son orthographe cinématographique), dont les films prolifèrent telle une épidémie depuis une vingtaine d’années, des États-Unis à la Corée ou au Japon, de la série de films à succès tirée du jeu vidéo Resident Evil (tournés de 2002 à 2016) au surprenant Ne coupez pas ! (2018) de Shinichirô Ueda, du sidérant Dernier Train pour Busan (2016) de Sang-ho Yeon aux parodiques Shaun of the Dead (2004) d’Edgar Wright et Bienvenue à Zombieland (2009) de Ruben Fleischer, en passant par The Dead Don’t Die (2019) de Jim Jarmusch au casting époustouflant (Tilda Swinton, Steve Buscemi, Iggy Pop, Selena Gomez, Adam Driver, Bill Murray)…

Personnalité emblématique de la troupe du théâtre Habima (en hébreu, ce nom désigne à la fois la tribune de lecture de la Torah à la synagogue et la scène d’un théâtre), la comédienne Hanna Rovina allait devenir mondialement connue pour son rôle de Léa dans le Dibbouk. Elle l’interpréta tout au long de sa longue carrière.
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Personnalité emblématique de la troupe du théâtre Habima (en hébreu, ce nom désigne à la fois la tribune de lecture de la Torah à la synagogue et la scène d’un théâtre), la comédienne Hanna Rovina allait devenir mondialement connue pour son rôle de Léa dans le Dibbouk. Elle l’interpréta tout au long de sa longue carrière.

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© Hillel Kazovsky, Jérusalem

Et puis bien sûr les divers remakes du film culte qui en a façonné le genre : la Nuit des morts vivants (1968) de George A. Romero, premier volet d’une saga de six productions où le zombie devint le symbole d’une mort contagieuse tout en incarnant les dérives de la société de consommation. Romero s’était lui-même inspiré du livre Je suis une légende (1954) de Richard Matheson, qui s’inscrivait dans la déferlante littéraire en matière de zombie après l’ouvrage de l’Américain William Seabrook, l’Île magique, paru en 1929, mélange de fantasme et de documentaire, écrit dans le contexte de l’occupation d’Haïti par les États-Unis (1915–1934).

Une période durant laquelle les écrivains « explorateurs » américains diffusent des clichés exotiques de l’île des Caraïbes et l’image d’un vaudou fantasmé dans des récits, films et séries Z où, répétant inlassablement le même scénario, un groupe humain se retrouve pris au piège, encerclé par des zombies qui peuvent le contaminer, revenants anthropophages défigurés à la gestuelle ralentie. Une vision simpliste bien loin de la complexité et de la richesse de ses origines.

Drogué et enterré vivant

« Le zombi est un mauvais mort, un être de chair qui a commis le mal vivant et à qui on inflige une peine pire encore que la mort avec la privation complète de son libre arbitre. »

Philippe Charlier

Pour comprendre d’où vient le zombie, il faut commencer par lui supprimer son « e » final et lui rendre ses nombreuses références culturelles et religieuses, comme le suggère Philippe Charlier, médecin légiste, archéologue, anthropologue et commissaire de l’exposition du quai Branly. Et remonter le fil d’une histoire qui commence sur le continent africain, dans un territoire à la croisée de la République du Congo, du Gabon et de l’Angola, où le « nzambi » désignait l’esprit ou le fantôme d’un mort, le plus souvent un enfant.

Il se transforme sur les routes de l’esclavage en traversant l’Atlantique lors de la traite négrière. Façonné sur l’île d’Haïti où il va se déployer dans toute sa puissance, le zombi résulte d’un syncrétisme entre des pratiques magico-religieuses africaines et des rites catholiques mêlés aux mythes des peuples autochtones des Caraïbes, les Taïnos, savants connaisseurs de drogues et de poisons, décimés par la colonisation européenne des Amériques. Il va se retrouver au cœur de rituels de sorcellerie créées en marge de la religion vaudoue haïtienne par des sociétés secrètes comme les Bizangos, encore actives aujourd’hui, qui pratiquent la zombification.

Leah Gordon, Trois hommes déguisés en esprits zombis coiffés de cornes de vache, le corps couvert d’huile noire,
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Leah Gordon, Trois hommes déguisés en esprits zombis coiffés de cornes de vache, le corps couvert d’huile noire,

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Depuis sa découverte d’Haïti en 1991, la photographe et vidéaste britannique se passionne pour les rites vaudous. Elle a réalisé une impressionnante série lors du carnaval de Jacmel, fête durant laquelle les hommes se déguisent en créatures hybrides inspirées d’histoires mythologiques.

© Leah Gordon

« Le zombi est un mauvais mort, un être de chair qui a commis le mal vivant et à qui on inflige une peine pire encore que la mort avec la privation complète de son libre arbitre, explique Philippe Charlier. Il peut être une victime, assassiné par un membre de sa famille ou de son groupe, mais le plus souvent il s’agit d’un voleur, violeur, captateur d’héritage ou ayant vendu une terre qui ne lui appartient pas, qui va devoir répondre de ses actes. » Après plusieurs avertissements, il est convoqué devant le tribunal d’une société secrète.

S’il est reconnu coupable, un bokor (ou sorcier) le prive de son âme en le plongeant dans un état cataleptique par administration d’une drogue à base de tétrodotoxine, une puissante neurotoxine. Le coupable est enterré vivant selon des codes précis, avant d’être exhumé. Devenu un individu sous emprise chimique, en état de choc après avoir assisté à son propre enterrement, il est transféré de cimetière en cimetière par la société jusqu’à un point de chute où il est employé à des travaux agricoles ou domestiques. L’emprise peut durer plusieurs dizaines d’années jusqu’à la mort totale, quand d’autres, après avoir purgé leur peine, peuvent être réinsérés dans la société.

« À qui sert-il de bouc émissaire ? »

Pour le poète haïtien René Depestre, prix Renaudot en 1988 grâce à son roman Hadriana dans tous mes rêves – l’histoire d’une jeune Française zombifiée qui s’en sort en sollicitant sa mémoire et ses souvenirs d’enfance –, le sort du zombi « correspondrait, à l’échelle mythique, à celui des Africains déportés aux Amériques pour remplacer dans les champs, les mines et les ateliers la main-d’œuvre indienne décimée. Il y aurait lieu, dans cette étude, de vérifier si la notion de zombi est un des pièges de l’histoire coloniale.

Figurine d’exécration vaudoue du temple des Pythons, Ouidah, Bénin
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Figurine d’exécration vaudoue du temple des Pythons, Ouidah, Bénin, Fin du XXe siècle

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Fabriqué par les bokors (sorciers) et les membres de sociétés secrètes, ce type de figurine était destiné à un sortilège dans le cadre de la sorcellerie liée au vaudou haïtien. Pour l’activer, il fallait littéralement « enfoncer le clou » à l’intérieur.

Bois, métal, bleu de vaisselle • 24 × 8 × 8 cm • Coll. musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris • © musée du quai Branly / Photo Pauline Guyon

Les Haïtiens l’auraient profondément intériorisée et intégrée à des usages domestiques. […] À qui et à quoi sert-il de bouc émissaire ? Dans une société à très faible coefficient de droit et de liberté, l’insécurité absolue du zombi vaut-elle, sur le plan mythique, l’extrême détresse de la condition humaine qui caractérise la vie dans ma moitié d’île ? » Figure multiple insaisissable abolissant les frontières entre la vie et la mort, reflet ténébreux de l’être humain, de ses traumatismes, ses névroses et ses faiblesses, le zombi n’a pas fini de venir hanter notre monde tourmenté.

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Le Dibbouk. Fantôme du monde disparu

Du 26 septembre 2024 au 26 janvier 2025

www.mahj.org

Zombis. La mort n’est pas une fin ?

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Billetterie Beaux Arts présentée par Come to Paris.

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