L’arc de Constantin à Rome endommagé par la foudre mardi 3 septembre, 2024
© Alberto Lingria / Xinhua / Chine Nouvelle / Sipa
Les dieux de l’Olympe ont frappé ! Ce mardi 3 septembre dans l’après-midi, alors que Rome était secouée par une violente tempête, l’arc de Constantin (le plus grand des trois arcs de triomphe antiques encore conservés dans la capitale italienne, un trésor en marbre du IVe siècle situé entre le Colisée et le Palatin, dans le rione du Celio) a été écorné par la foudre. Quelques fragments de l’angle sud-ouest du sommet de l’édifice sont tombés au sol, en présence de touristes stupéfaits qui se sont mis à les ramasser.
« Nos fonctionnaires sont arrivés sur place immédiatement après la foudre. Tous les fragments ont été récupérés et mis en sécurité », a assuré dès le lendemain à l’AFP un porte-parole du parc archéologique du Colisée. « Ils sont dès à présent en cours d’analyse et de restauration », a précisé l’archéologue Alfonsina Russo, directrice du parc, lors de la venue sur place du ministre de la Culture italien, Gennaro Sangiuliano, juste avant la démission de ce dernier ce vendredi 6 septembre pour une affaire d’adultère.
Un agent ramassant les morceaux endommagés de l’Arc de Constantin
© Alberto Lingria / Xinhua / Chine Nouvelle / Sipa
Deux jours avant la tempête, des travaux de restauration avaient justement commencé sur la façade sud de l’arc. Si sa partie inférieure est entièrement en marbre, sa partie supérieure, l’attique, est constituée d’une maçonnerie de briques revêtue d’un placage de marbre – ce qui la rend plus fragile que sa base.
Inspiré par le superbe arc de triomphe de Septime Sévère (203 après J.-C.) situé sur le Forum romain, ce monument de 21 mètres de haut et 25 de large, décoré d’éléments sculptés, avait été érigé en l’an 315 par le Sénat romain afin de célébrer la victoire de l’empereur Constantin contre Maxence lors de la bataille du pont Milvius, en 312.
Lors de cette tempête qui a également entraîné des chutes d’arbres et des inondations, des vents soufflant à plus de 90 km/h étaient accompagnés de tonnerre, d’éclairs et de pluies diluviennes : plus de 80 millimètres d’eau par mètre carré sont en effet tombés sur le centre historique, soit la quantité normalement enregistrée au cours d’un mois d’automne entier.
Vous aimerez aussi
Carnets d’exposition, hors-série, catalogues, albums, encyclopédies, anthologies, monographies d’artistes, beaux livres...
Visiter la boutique