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À Rome, une reconstitution spectaculaire du colosse de Constantin inaugurée

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La statue colossale de l’empereur Constantin reconstituée à Rome
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La statue colossale de l’empereur Constantin reconstituée à Rome, 6 février 2024

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© Tiziana Fabi / Afp

Riche en trésors, la ville de Rome vient de se doter d’une nouvelle attraction impressionnante : une reconstitution à échelle réelle de la statue colossale de Constantin le Grand (272–337), premier empereur romain à s’être converti au christianisme. Haute de treize mètres, la sculpture a été inaugurée mardi 6 février dans les jardins luxuriants de la villa Caffarelli, demeure du XVIIe siècle située sur la colline du Capitole, qui offre une vue imprenable sur la capitale italienne.

Réalisée vers 311–315 après J.-C., et autrefois installée dans la basilique de Maxence et Constantin, au sein du Forum romain, cette statue en marbre représente l’empereur sous les traits de Jupiter, assis, partiellement drapé dans un manteau de bronze, et tenant dans ses mains un globe et un sceptre, eux aussi en métal.

Un colosse en mille morceaux

L’œuvre est exceptionnelle à plus d’un titre : elle est non seulement l’une des plus représentatives de la sculpture romaine de l’Antiquité tardive, mais aussi la plus grande statue dont les restes aient été retrouvés à Rome – si l’on exclut le colosse en bronze de Néron (30 mètres de haut), qui avait donné son nom au Colisée (Colosseum), et dont seule la base a survécu !

La statue colossale de l’empereur Constantin reconstituée à Rome
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La statue colossale de l’empereur Constantin reconstituée à Rome, 6 février 2024

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© Tiziana Fabi / Afp

Mais les visiteurs ne pouvaient jusqu’ici qu’imaginer la statue entière à partir des neufs fragments (grandioses) de l’original, dont la tête, un mollet, un pan de torse et deux pieds géants, présentés dans la cour du Palazzo dei Conservatori. Morceaux qui ont été modélisés en 3D en très haute résolution pour servir de base à une recréation numérique de la statue complète, faite dans un mélange de résine, polyuréthane, plâtre, poudre de marbre et feuilles d’or.

Dans les jardins de la villa Caffarelli jusqu’en 2025

Afin de déterminer l’aspect des morceaux manquants du puzzle, les experts italiens en charge de ce projet subventionné par la fondation Prada se sont appuyés sur des œuvres similaires de l’époque, comme la statue gigantesque de Jupiter (Ier siècle après J.-C.) du musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg ou encore la grande copie en plâtre de la statue de l’empereur Claude (lui aussi sous les traits de Jupiter) du musée de l’Ara Pacis à Rome.

Sa structure interne, vraisemblablement composée à l’origine de bois et de métal par souci d’économie, a, quant à elle, été réalisée en aluminium. « L’impression que l’on a devant cette statue de l’empereur reproduit la sensation de ses sujets face à une image impériale », s’est réjoui Claudio Parisi Presicce, conservateur en charge des monuments de Rome, qui a présenté l’œuvre dans les jardins de la villa Caffarelli où elle restera jusqu’en 2025, en attendant que soit choisi son emplacement définitif.

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