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De superbes fresques du XVIIe siècle découvertes par un électricien dans la villa Farnesina de Rome

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Une partie des fresques du XVII<sup>e</sup> siècle découvertes par un électricien dans la villa Farnesina
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Une partie des fresques du XVIIe siècle découvertes par un électricien dans la villa Farnesina, 2024

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© Filippo Monteforte / Afp

La ville de Rome regorge de tant de merveilles qu’une simple opération de maintenance peut facilement s’y transformer en une magnifique découverte artistique. C’est ce qui s’est produit à la villa Farnesina, où un électricien, en effectuant un simple contrôle technique derrière un faux plafond en bois, a mis au jour trois fresques du XVIIe siècle aux couleurs vibrantes.

Aujourd’hui siège de l’Académie des Lyncéens (la plus ancienne académie scientifique d’Europe), ce palais Renaissance construit entre 1508 et 1511 au bord du Tibre était déjà connu pour ses riches décors qui se visitent sur réservation, parmi lesquels de superbes fresques du maître Raphaël (1483–1520).

Des angelots dans un cadre bucolique

« Je suis allé chercher une lampe-torche et lorsque je l’ai allumée, tout est apparu : c’était une merveille. »

Il y a un an, Davide Renzoni, chargé de la manutention électrique du bâtiment, a escaladé un échafaudage et emprunté deux trappes successives afin d’accéder à une zone inexplorée située au-dessus d’un faux plafond. « Je suis allé chercher une lampe-torche et lorsque je l’ai allumée, tout est apparu : c’était une merveille », raconte-t-il à l’AFP.

Une partie des fresques du XVII<sup>e</sup> siècle découvertes par un électricien dans la villa Farnesina
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Une partie des fresques du XVIIe siècle découvertes par un électricien dans la villa Farnesina, 2024

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© Filippo Monteforte / Afp

L’homme n’en croit pas ses yeux : au milieu de tuyaux et de vieilles briques se révèlent des couleurs chatoyantes. Un paysage bucolique se dessine, dans lequel s’avance un putto brandissant un casque doré à plumes rouges ; un ciel bleu s’anime d’une nuée d’angelots. Plusieurs d’entre eux, dont un doté de belles ailes bleues et d’un corps potelé drapé de jaune, portent dans les airs une couronne de feuilles nouée de rubans rouges. Au cœur de cette dernière se nichent les armoiries en jaune et bleu de la célèbre famille Farnèse.

Une villa déjà ornée d’œuvres de Raphaël

C’est le riche banquier et mécène Agostino Chigi (1466–1520) qui avait confié au début du XVIe siècle la construction de la villa à l’architecte Baldassarre Peruzzi (1481–1536). Ce dernier l’avait fait décorer de fresques par plusieurs artistes, dont Raphaël, qui y a peint seul Le Triomphe de Galatée (1513), ainsi que les plafonds (aidé de ses élèves) de la Loggia de Psyché.

La villa Farnesina à Rome
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La villa Farnesina à Rome

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© André Ph. / Alamy / Hemis

Abandonnée après la mort de Chigi, puis vandalisée lors du sac de Rome en 1527, la villa avait été acquise en 1579 par le cardinal Alexandre Farnèse (1520–1589), qui avait l’ambition (jamais réalisée) de la relier par un passage couvert au palais Farnèse (actuel siège de l’ambassade de France en Italie) situé de l’autre côté du Tibre. Au vu des armoiries peintes, ce serait donc ce célèbre diplomate, collectionneur et mécène, ou l’un de ses descendants, qui aurait commandé ces fresques réalisées au XVIIe siècle.

Depuis quand ces fresques étaient-elles dissimulées ?

Serait-ce l’État italien, acquéreur de la villa en 1927, qui les aurait recouvertes sans ménagement ? Entre 1929 et 1942, le chef du gouvernement, Benito Mussolini, qui y avait installé le siège de l’Académie d’Italie, y avait mené des travaux conséquents. « Ils ont certainement vu les fresques lorsqu’ils ont construit la cabine de l’ascenseur », avance à l’AFP Virginia Lapenta, conservatrice à la villa Farnesina. Au XIXe siècle, la villa avait déjà subi d’importantes destructions et modifications après que l’ambassadeur d’Espagne de l’époque, Bermúdez de Castro, en était devenu propriétaire en 1861.

La redécouverte de ces fresques a entraîné l’organisation d’une exposition (visible au sein de la villa Farnesina jusqu’au 12 janvier 2025) consacrée à l’influence du style de Raphaël à Rome au XVIIe siècle. Encore dissimulées par le faux plafond, les « nouvelles » fresques peuvent être admirées à cette occasion grâce à des photographies et des caméras, en attendant leur future renaissance…

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Il Seicento à la villa Farnesina

Du 6 novembre 2024 au 12 janvier 2025

www.villafarnesina.it

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