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Des fleurs géantes de Murakami apparues au Jardin d’acclimatation, à Paris

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La sculpture “The Flower parent and the child” de Takashi Murakami en collaboration avec Louis Vuitton au Jardin d’acclimatation, Paris
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La sculpture “The Flower parent and the child” de Takashi Murakami en collaboration avec Louis Vuitton au Jardin d’acclimatation, Paris, décembre 2024

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© BeauxArts.com

De drôles de fleurs dorées ont poussé le week-end dernier sur une pelouse du Jardin d’acclimatation à Paris ! Planté sur une énorme malle monogrammée multicolore de la marque de luxe Louis Vuitton, un personnage ayant en guise de tête une grosse marguerite souriante et portant un bouquet de fleurs tient par la main un enfant, lui aussi doté d’un gros visage rond à pétales.

Intitulée The flower parent and the child, cette sculpture monumentale de 13 mètres de haut est signée Takashi Murakami (né en 1962), pop artiste japonais célèbre pour ses invasions kawaii de smileys floraux multicolores. Créée en 2020 en collaboration avec la marque de luxe Louis Vuitton pour promouvoir cette dernière, l’œuvre avait élu domicile en avril dernier dans le parc du Kyosera Museum of Art de Kyoto dans le cadre de l’exposition « Takashi Murakami – Mononoke Kyoto ». Mais que fait-elle aujourd’hui dans la capitale française ?

Sa toute première collection-capsule en 2003

La sculpture est là pour annoncer un événement artistique et commercial : la réédition d’une collaboration historique entre Murakami et la maison Vuitton, sa toute première collection-capsule réalisée pour la marque en 2003, Monogram Multicolor, qui renaîtra le 1er janvier 2025. Le Japonais, dont l’exposition à la Galerie Perrotin avenue Matignon s’est terminée il y a un mois, avait en effet été sollicité en 2002 par Mark Jacobs, alors directeur artistique de Vuitton, pour « intégrer l’art à la mode d’une manière jamais vue auparavant », inaugurant ainsi l’une des toutes premières collaborations jamais réalisées entre un artiste et une maison de luxe – une idée qui a fait depuis de nombreux émules.

« The Flower parent and the child » de Takashi Murakami à Roppongi, Tokyo
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« The Flower parent and the child » de Takashi Murakami à Roppongi, Tokyo, novembre 2020

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© Miho Takahashi / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun via AFP

Alors qu’il venait tout juste d’inventer ses emblématiques fleurs souriantes inspirées de l’imagerie manga, et s’imposait déjà comme l’un des artistes les plus chers au monde, Murakami signait donc en 2003 une collection joyeuse : sur des sacs à main, des malles ou encore des parapluies, il détournait le logo LV (d’ordinaire doré sur fond marron) dans une palette de trente-trois couleurs vives sur fond blanc ou noir, rajeunissant ainsi l’image bourgeoise et traditionnelle de la marque. Portées par des it-girls comme Paris Hilton et Lindsay Lohan, ces créations avaient connu un succès mondial et avaient été suivies de trois autres collaborations fructueuses avec l’artiste : Cherry Blossom (2003), Panda (2004) et Cerises (2005).

Nostalgie ou manque d’inspiration

20 ans plus tard, la marque a donc décidé de ressusciter ce carton. Si la collection sera sans doute prise d’assaut dès sa sortie, certains s’interrogent cependant sur cette mode des reprises, signes de nostalgie mais aussi, peut-être, d’un manque de créativité et d’inspiration.

Vue de la boutique du MOCA de Los Angeles
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Vue de la boutique du MOCA de Los Angeles, octobre 2007

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© Noel Vasquez / Getty Images North America / Getty Images via AFP

La sculpture, elle aussi, ne manque pas de détracteurs et rappelle la polémique qui avait concerné l’an dernier la statue monumentale de Yayoi Kusama (à l’occasion d’une collaboration très médiatisée avec l’artiste japonaise) installée dans la rue juste en face de la Samaritaine. Accusée d’être une publicité déguisée en œuvre d’art dans l’espace public, la sculpture avait fait l’objet d’une requête auprès du Conseil de Paris, suite à laquelle la marque avait dû retirer le logo LV du sac à main tenu par la Yayoi géante. La maison de luxe ne devrait toutefois pas avoir le même problème avec les fleurs dorées de Murakami, le groupe LVMH (dont Vuitton est la marque phare) étant propriétaire du Jardin d’acclimatation où elles ont été installées, à deux pas de la fondation Louis Vuitton.

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