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D’immenses cités perdues découvertes en Amazonie par un archéologue français

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Publié le , mis à jour le
Image Lidar du site de Copueno dans la vallée d’Upano. Une rue principale creusée traverse la zone urbaine, créant un axe le long duquel des complexes de plateformes rectangulaires sont disposés autour de places basses.
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Image Lidar du site de Copueno dans la vallée d’Upano. Une rue principale creusée traverse la zone urbaine, créant un axe le long duquel des complexes de plateformes rectangulaires sont disposés autour de places basses.

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© Antoine Dorison, Stephen Rostain

Le 11 janvier, une incroyable découverte a été révélée dans la revue américaine Science : au pied de la cordillère des Andes, en pleine forêt amazonienne, des scientifiques ont mis au jour les vestiges d’un vaste réseau de cités vieilles de 2 500 ans, où vivait une civilisation agraire jusqu’ici inconnue qui aurait prospéré à l’époque romaine, entre l’an 500 avant notre ère et l’an 600 après J.-C. !

Couvrant plus de 1 000 km² dans la vallée de l’Upano (Équateur), ce site spectaculaire comprend une vingtaine d’agglomérations, jadis densément peuplées (entre 15 000 et 30 000 habitants à leur apogée, selon l’étude), entourées de champs et reliées entre elles par de grandes routes creusées à angle droit. Un réseau urbain « à la new-yorkaise », d’une taille et d’une complexité encore jamais-vu en Amazonie !

La vallée de l’Upano, en Équateur
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La vallée de l’Upano, en Équateur

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Photo Stephen Rostain

C’est un archéologue français, Stéphen Rostain, directeur de recherche au CNRS, qui en a détecté les premiers vestiges il y a vingt-cinq ans. Après avoir repéré des centaines de monticules de terre façonnés par l’homme, ce spécialiste des Amérindiens et de l’Amazonie avait mis au jour, lors de fouilles, de nombreux outils et objets, comme des pierres à moudre et des jarres en céramique qui avait été utilisées pour boire de la bière de maïs.

Fouilles archéologiques à grande échelle du site de Kilamope, vallée d’Upano
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Fouilles archéologiques à grande échelle du site de Kilamope, vallée d’Upano

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Photo Stephen Rostain

En 2015, le survol de la zone avec un avion équipé d’un Lidar, petite machine de télédétection [ill. en Une] par laser permettant de lire, à travers la végétation, le modelé exact du sol, avait dépassé toutes les attentes en révélant plus de 6 000 monticules. Ces plateformes en terre rectangulaires, hautes de dix mètres pour les plus imposantes, servaient de soubassement à des habitations de dix mètres sur trente et à des bâtiments rituels, afin de protéger ces derniers du sol gorgé d’eau. Reste maintenant à percer le mystère de la disparition de ce peuple si avancé…

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