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FONDATION LOUIS VUITTON

Le choc Basquiat/Warhol

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Fusionnelles, enragées, explosives, les peintures réalisées à quatre mains par le roi du pop art et le jeune prodige new-yorkais (160 tableaux !) se déploient dans toute leur humanité à la fondation Louis Vuitton. Le sublime fracas se poursuit à la Philharmonie où Basquiat se produit, en solo cette fois, dans un parcours révélant ses liens indéfectibles avec la musique.
Michael Halsband, Andy Warhol and Jean-Michel Basquiat #143 New York City, July 10, 1985
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Michael Halsband, Andy Warhol and Jean-Michel Basquiat #143 New York City, July 10, 1985

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© Michael Halsband.

À ma gauche, Andy Warhol (1928–1987), star du pop art (popular art), champion toutes catégories des coups médiatiques, qui a eu l’idée de génie et l’impertinence de bâtir son succès en exploitant les emblèmes de la société consumériste américaine. À ma droite, Jean-Michel Basquiat (1960–1988), étoile montante de la scène new-yorkaise à la carrière fulgurante, prince des nuits underground de la ville qui ne dort jamais et créateur insatiable en quête d’absolu. En 1985, les deux artistes prennent la pose en tenue de boxeurs à l’occasion de l’exposition de leur œuvre commune, une série de toiles réalisées à quatre mains où ils ont fusionné leurs langages plastiques. Le vieux loup du marché de l’art, gueule cabossée, chevelure blanche ébouriffée sur corps meurtri, versus le jeune artiste au regard trouble et à la posture défensive, prêts à se livrer corps et âme dans un combat sur la toile où tous les coups de peinture sont permis : la photo signée Michael Halsband annonce le meilleur.

Jean-Michel Basquiat & Andy Warhol, Paramount
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Jean-Michel Basquiat & Andy Warhol, Paramount, 1984

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Le logo de la Paramount (où travaillait Jon Gould, le compagnon de Warhol), le profil de Ronald Reagan (l’acteur devenu président), une figure noire semblable à un masque africain, des fenêtres de building, une carte de Chine, des mots lâchés comme des cris… Quand les deux artistes font leur cinéma, l’œil se trouve pris dans un déferlement visuel étourdissant.

Acrylique sur toile • 194,3 × 291 cm • Collection particulière / © The estate of Jean-Michel Basquiat / ADAGP, Paris 2023 / © The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / Licensed by ADAGP, Paris 2023.

On imagine les organisateurs se réjouir en coulisses la veille de ce match spectaculaire organisé à la Tony Shafrazi Gallery, à New York, par leur marchand commun, Bruno Bischofberger. Seulement voilà, faute de knock-out, l’opération est un fiasco aussi bien sur le plan critique que commercial. Et si la cote des deux artistes ne cessera de grimper par la suite, en parallèle, battant des records de vente sur le marché, les toiles créées par le duo furent bien vite sorties du ring, considérées comme une expérience superficielle où Warhol en perte de vitesse tentait de redorer son image avec la jeune sensation du moment, dont il aurait fait sa « mascotte », comme le soulignait un article acide plein de mépris signé Vivien Raynor dans The New York Times (20 septembre 1985).

Fureur de vivre et engagements politiques

Jean-Michel Basquiat & Andy Warhol, Untitled (collaboration no.23) / Quality
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Jean-Michel Basquiat & Andy Warhol, Untitled (collaboration no.23) / Quality, 1984–1985

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Un crocodile vorace dévore un steak certifié « de qualité ». Ou comment détourner un slogan publicitaire pour en souligner la violence dans une image coup de poing. « Je crois que ces tableaux que l’on fait ensemble sont plus réussis quand on ne peut pas dire qui a fait quelle partie », disait Warhol de son œuvre avec Basquiat.

Acrylique et bâton d’huile sur toile • 193 × 264,5 cm • Collection particulière / © The estate of Jean-Michel Basquiat / ADAGP, Paris 2023 / © The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / Licensed by ADAGP, Paris 2023 / Photo courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Männedorf-Zurich.

Pourtant, à bien y regarder – et la fondation Louis Vuitton en fait aujourd’hui la démonstration –, les peintures réalisées par les deux hommes à la Factory, le mythique atelier de Warhol à New York, sont pleines de fougue et de force. Plus qu’un combat entre deux titans, elles apparaissent surtout comme une expérience féconde, sensible, où Warhol reprend goût à la vie et à la peinture, quand Basquiat peut enfin exprimer pleinement sa fureur de vivre et ses engagements politiques en secouant les symboles du capitalisme américain avec ses figures d’écorchés vifs. Mais au milieu des années 1980, personne ne l’entend, ne le voit, de la sorte. Tout au mieux consent-on à reconnaître à Basquiat un certain talent qu’il lui faudra développer loin de l’ombre d’un mentor qui le manipule. Le jeune artiste vit très mal ce mauvais accueil. Blessé, il cesse illico sa collaboration avec Warhol, qui en sera attristé, incapable d’avoir le flegme de, Bruno Bischofberger, grand ordonnateur de ce duo improbable. Marchand à l’œil aiguisé, à la peau dure et au flair affûté, voire visionnaire, celui-ci est habitué à provoquer des cris d’orfraie chez ses contemporains du milieu de l’art, ce qui ne l’empêche pas de suivre son instinct sans jamais lâcher prise. Et ce, depuis ses débuts à l’âge de 23 ans, quand il ouvre sa galerie à Zurich.

Warhol trouve Basquiat trop sûr de lui, trop pressant depuis que celui-ci a cherché à l’approcher en lui proposant l’une de ses petites cartes postales qu’il vend dans la rue et dans les restaurants.

Le troisième homme de la grande aventure Basquiat/Warhol, c’est lui. Lui déjà qui avait obtenu de représenter Warhol alors au sommet de sa gloire en arrachant à l’artiste le « premier droit d’achat » sur ses œuvres et avait assuré leurs fortunes respectives en lui suggérant de se lancer dans des portraits mondains. Lui ensuite qui avait repéré le potentiel incroyable du jeune poète urbain Basquiat qui, armé d’une bombe de peinture, couvrait de graffitis les murs de la ville avec son ami Al Diaz sous le pseudonyme SAMO. Lui enfin qui aura la judicieuse idée de les faire travailler ensemble et, au préalable, de les présenter, même si Warhol était au départ réticent. Ce dernier trouve Basquiat trop sûr de lui, trop pressant depuis qu’il a cherché à l’approcher en lui proposant l’une de ses petites cartes postales qu’il vendait dans la rue et dans les restaurants. Mais il se laisse finalement convaincre.

Andy Warhol et Jean-Michel Basquiat à New York
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Andy Warhol et Jean-Michel Basquiat à New York, 1984

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© Ben Buchanan / Bridgeman Images

La rencontre est entrée dans les annales de l’histoire de l’art contemporain : en octobre 1982, Bruno demande à Andy s’il peut venir à la Factory avec Jean-Michel pour le photographier afin de faire son portrait sur toile, en échange d’une œuvre du jeune artiste. La séance se déroule bien et, celle-ci à peine finie, au lieu d’assister au traditionnel buffet froid qui suit les prises de vues, Basquiat disparaît. Direction son atelier, d’où il fait porter à Warhol deux heures plus tard un portrait plein d’humour les représentant tous les deux sur une toile encore fraîche intitulée Dos Cabezas… L’union sacrée est scellée.

Sur le modèle du cadavre exquis surréaliste

L’idée d’une œuvre commune entre les deux artistes germe peu à peu dans l’esprit de Bischofberger, ce qui n’a rien de surprenant à une époque, fin 1970-début 1980, où travailler à plusieurs va de soi dans le milieu artistique new-yorkais de ces années-là et où beaucoup d’artistes jonglent eux-mêmes entre plusieurs disciplines, peinture, performance, musique ou cinéma. Toujours aussi pugnace aujourd’hui, à 83 ans, Bischofberger se souvient : « Basquiat venait souvent passer du temps avec moi et ma famille dans notre maison à Zurich. Un jour où nous discutions autour du concept d’œuvre collective, l’idée de réunir un trio d’artistes a pris forme dans mon esprit. J’en ai parlé à Basquiat qui était enthousiaste à l’idée de travailler avec Warhol mais pas avec Julian Schnabel, à qui j’avais pensé et qu’il jugeait trop critique. Il lui a préféré la personnalité de Francesco Clemente que je représentais aussi. »

Jean-Michel Basquiat & Andy Warhol, Collaboration (Plug Pulled on Coma Mom)
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Jean-Michel Basquiat & Andy Warhol, Collaboration (Plug Pulled on Coma Mom), 1984–1985

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« Ils pratiquaient ensemble, mangeaient ensemble et riaient ensemble, disait d’eux leur ami Keith Haring. Ils travaillaient sur plusieurs toiles en même temps, chaque idée inspirant la suivante. Des couches et des couches d’images et d’idées s’accumulaient jusqu’à se condenser en un point culminant. »

Acrylique et bâton d’huile sur toile • 193 × 264,5 cm • Coll. The Andy Warhol Museum, Pittsburgh / © The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / Licensed by ADAGP, 2023 / © The estate of Jean-Michel Basquiat / ADAGP, Paris 2023.

Les trois artistes se mettent donc à l’œuvre sur le modèle du cadavre exquis surréaliste, la spontanéité en moins. Car chacun crée séparément de son côté, en démarrant ou complétant la toile sur laquelle les deux autres ont déjà ou vont imprimer leur marque. Réalisées sous le contrôle excessif du marchand, les quinze peintures exposées dans la galerie de Zurich à l’automne 1984 ne rencontrent pas le succès escompté. Non dénués d’intérêt, les tableaux sont une compilation de styles si différents qu’il est aisé de reconnaître chaque artiste. Mais, ce que Bischofberger ignore alors, et qu’il ne va pas tarder à découvrir, c’est que l’expérience à trois couvait un duo bien plus prometteur…

« Une conversation en peinture »

Lorsqu’il croise Bischofberger un jour de 1985, Basquiat lui lance, un brin embarrassé et fier : « Avec Andy, nous avons travaillé sur des millions de toiles. » Des « millions » pour dire leur fièvre créatrice, qui accouchera de quelque 160 œuvres au total, avec une majorité de grands formats. Durant des journées entières, au sein de la sacro-sainte Factory, sans aucune règle préétablie, le binôme réalise plusieurs toiles en même temps. Keith Haring, leur ami, décrit leur collaboration comme « une conversation en peinture plus qu’en mots. sarcastiques, les prises de conscience profondes, le simple bavardage, tout cela se passait avec de la peinture et des pinceaux. Le respect dépassait la simple sphère de l’esthétique. Chacun était fasciné par la carapace impénétrable de l’autre. » Pour Keith Haring, cette union entre Basquiat l’insatiable et un Warhol revivifié par l’énergie de son camarade incarne ce que William S. Burroughs – l’auteur préféré de Basquiat – désigne comme « the third mind » (le troisième esprit).

Jean-Michel Basquiat & Andy Warhol, 6,99
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Jean-Michel Basquiat & Andy Warhol, 6,99, 1984

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C’est l’une des dernières œuvres du duo. Complexe, elle associe trois silhouettes de Warhol (une femme de profil et deux joueurs de football américain courant l’un vers l’autre) à une tête crachant du feu, typique de Basquiat. Une composition couverte de coups de pinceau blancs qui marquent sur les corps effacés des personnages d’imposantes cicatrices… Le « rêve » américain pour la modique somme de « 6.99 » dollars.

Acrylique et bâton d’huile sur toile • 297 x 410 cm • Collection Nicola Erni / © The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / Licensed by ADAGP, Paris 2023 / © The estate of Jean-Michel Basquiat / ADAGP, Paris 2023.

Warhol annonce la couleur ; Basquiat donne le ton.

Instinctivement, une sorte de méthode se met en place, que Dieter Buchhart, le commissaire de l’exposition, détaille ainsi : « Warhol peignait à la main des images, que ce soit des logos d’entreprise ou des motifs comme des prothèses dentaires, des fruits ou des chiens, après quoi Basquiat les accentuait ou les effaçait avec ses propres éléments picturaux, qu’il leur opposait et leur ajoutait tout en laissant perceptible et visible ce qui se trouvait dessous, ainsi qu’il le faisait dans ses propres tableaux. Il parvenait toujours à donner à leurs œuvres communes l’anatomie de ses propres œuvres. » Warhol annonce la couleur ; Basquiat donne le ton. De son trait rageur, il entraîne son aîné vers ses thèmes de prédilection : l’identité de chacun, les violences policières, l’oppression, le racisme, l’histoire de la diaspora africaine, le conformisme de la société capitaliste.

« La rage de Basquiat, cette détermination et la conscience qu’il a eue dès le départ d’avoir une mission, celle de faire l’homme invisible, ne l’a jamais quittée », ajoute la conservatrice Suzanne Pagé, à la tête de la fondation Louis Vuitton. Dans un essai passionnant publié dans le catalogue de l’exposition, la curatrice Jessica Beck rapproche les deux artistes, là où la plupart des critiques n’ont cessé d’origine. Elle évoque le traumatisme des accidents qui faillirent leur coûter la vie à chacun à quelques semaines d’écart : Warhol, blessé en 1968 par Valerie Solanas qui lui tire dessus, ce qui lui vaut une longue convalescence et des cicatrices sur tout le torse, tandis qu’un mois plus tôt le petit Jean-Michel, alors âgé de 7 ans, frôle la mort, renversé par une voiture pour finir à l’hôpital où il se fait retirer la rate.

Les plaies du sida sur le visage du Christ

Le corps meurtri, les cicatrices, les agressions vécues se trouvent au cœur de leur œuvre dont la synergie culmine avec l’installation Ten Punching Bags (Last Supper). Sur dix sacs de boxe alignés, ils ont peint la figure du Christ et inscrit le mot « judge », référence au climat de l’époque marquée par l’épidémie de sida (dont les plaies liées à l’infection couvrent le visage de Jésus), aux violences sociales que connaissent les États-Unis et à un épisode qui a bouleversé Basquiat, l’assassinat du jeune artiste graffeur Michael Stewart, passé à tabac – comme on cogne sur un punchingball – par des policiers en 1983 pour avoir tagué un mur. L’œuvre est achevée deux ans après le drame, quand les six policiers blancs sont acquittés.

Jean-Michel Basquiat & Andy Warhol, Win $1,000,000
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Jean-Michel Basquiat & Andy Warhol, Win $1,000,000, 1984

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« [Andy] commençait la plupart des peintures. Il mettait quelque chose de très concret ou de très reconnaissable, comme une manchette de journal ou un logo de produit, et puis je le défigurais, en quelque sorte, j’essayais de le faire retravailler dessus un peu, puis je retravaillais dessus davantage », raconte Basquiat dans un entretien filmé par son amie réalisatrice, Tamra Davis, en 1986.

Acrylique sur toile • 173 × 290 cm • Collection Bischofberger, Männedorf-Zurich, © The estate of Jean-Michel Basquiat / ADAGP, Paris 2023 / © The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / Licensed by ADAGP, Paris 2023 / Photo courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Männedorf-Zurich.

« Les œuvres qui naissent de leur collaboration sont moins des « blagues » que de puissants commentaires sur la situation de la jeunesse noire et cible au début des années 1980 par la société blanche et hétéro normative américaine », analyse Jessica Beck. Pour elle, pas de doute, Basquiat était « le professeur », celui qui encourageait Warhol à revisiter la peinture de ses débuts et à puiser dans son histoire personnelle pour aborder la souffrance, la perte et l’injustice. L’œuvre collective de ces deux artistes, plébiscités par un marché vorace qui ferait presque oublier leur sensibilité, se révèle ici dans toute son humanité. Elle résonne avec notre monde contemporain, ses drames et violences, la vacuité d’un système de surconsommation arrivé à bout de souffle, pour un KO en bonne et due forme.

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Pour en savoir plus

Deux expositions percutantes

En art comme en amitié, un plus un est égal à trois. Jean-Michel Basquiat (1960-1988) et Andy Warhol (1928-1987) en ont fait la démonstration entre 1984 et 1985 lorsqu’ils peignent ensemble une œuvre singulière dont la fondation Louis Vuitton nous fait partager l’énergie communicative. Parmi les quelque 160 toiles réalisées à quatre mains, essentiellement des grands formats, 70 d’entre elles sont réunies, ainsi que de nombreuses archives du New York underground de l’époque et leur installation coup de poing de Ten Punching Bags (Last Supper).

À la Philharmonie, Basquiat donne le la dans un parcours conçu comme la bande-son de son œuvre fulgurante et de ses liens intrinsèques avec la musique, particulièrement le free-jazz. Une expérience immersive à voir autant qu’à écouter.

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Basquiat x Warhol. À quatre mains

Du 5 avril 2023 au 28 août 2023

www.fondationlouisvuitton.fr

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Basquiat Soundtracks

Du 6 avril 2023 au 30 juillet 2023

philharmoniedeparis.fr

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À lire

Hors-série Basquiat x Warhol • Beaux Arts Éditions • 84 p. • 14 €

Hors-série Basquiat Soundtracks • Beaux Arts Éditions • 68 p. • 13 €

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