Détail d’une des fresques, représentant les personnages mythologiques Hélène et Pâris
© AFP Photo / Handout / Bureau presse du Parco Archeologico di Pompei
Pompéi n’a pas fini de nous surprendre ! Le deuxième site le plus visité d’Italie après le Colisée de Rome a révélé hier la découverte de fresques inédites, décorant une ancienne salle de banquet.
Une bonne nouvelle qui rappelle un chiffre étonnant : préservées par les cendres de l’éruption du Vésuve en 79 de notre ère, les ruines de Pompéi s’étendent sur vingt-deux hectares, dont encore tout un tiers reste à découvrir, explorer et étudier ! Comme l’a affirmé le ministre italien de la Culture Gennaro Sangiuliano, le site « ne finit jamais de nous surprendre parce que chaque fois que nous creusons, nous trouvons quelque chose de beau et de significatif ».
Dernier exemple en date, donc, ces fresques illustrant la guerre de Troie, épisode mythologique fondamental pour les cultures grecques et romaines. Sur les murs, l’œil reconnaîtra notamment les figures du prince troyen Pâris et d’Hélène, que Pâris enlève à son époux le roi de Sparte Ménélas, ou encore d’Apollon, dieu qui transmet à Cassandre le don de prédire l’avenir – ce qui lui permet d’avertir les Troyens que le cheval offert par les Grecs est un subterfuge, sans toutefois être écoutée et crue.
Vue de la salle de banquet découverte dans le cadre des fouilles en cours dans le bloc 10 de Regio IX, à Pompéi
© AFP Photo / Handout / Bureau presse du Parco Archeologico di Pompei
« La présence fréquente de figures mythologiques sur les fresques dans les pièces de réception des maisons romaines avait justement la fonction sociale de divertir les invités et convives, en fournissant des sujets de conversation et de réflexion sur le sens de l’existence », précise la direction de Pompéi.
Détail d’une des fresques représentant Léda, mère d’Hélène, retrouvées dans la salle de banquet
© AFP Photo / Handout / Bureau presse du Parco Archeologico di Pompei
Ce décor extrêmement raffiné s’assortit de mosaïques, et rappelle le haut niveau de vie des habitants de Pompéi. Le fond en a été entièrement peint en noir, afin que les flammes des lanternes ne laissent pas de traces disgracieuses sur les murs. Et le directeur de Pompéi, Gabriel Zuchtriegel, d’évoquer : « on se réunissait [ici] pour des banquets après le coucher du soleil, la lumière tremblante des lanternes donnait l’impression que les images peintes s’animaient, surtout après quelques verres de bon vin ».
La pièce, d’une dimension de quinze mètres sur six, est impressionnante et apparaît d’ores et déjà comme l’une des fiertés de Pompéi, site classé depuis 1997 au patrimoine mondial de l’UNESCO et qui reçoit près de quatre millions de visiteurs par an.
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