Ces paysages qui ont inspiré les plus grands peintres

Solaire et mélancolique, la Nouvelle-Angleterre d’Edward Hopper

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Publié le , mis à jour le
Immense artiste de l’american way of life, Edward Hopper a peint comme personne les paisibles paysages de la Nouvelle-Angleterre, en particulier ceux du cap Cod, toujours empreints d’une douce mélancolie. Cet été, Beaux Arts vous emmène à la découverte de ces paysages mythiques qui, des îles Marquises aux falaises d’Étretat, en passant par le Mont Fuji, ont inspiré les plus grands peintres. En route !
Phare de Nantucket au coucher du soleil
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Phare de Nantucket au coucher du soleil

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© Aurora / hémis

Après avoir bien baroudé en Europe, où il s’est imprégné de l’art du Vieux Continent, le jeune Edward Hopper (1882–1967) rentre définitivement à New York et entame une carrière (peu exaltante) de publicitaire. Dès les années 1910, il s’échappe de la ville pour explorer les confins de la Nouvelle-Angleterre. Hopper délaisse alors ses premiers sujets parisiens pour se consacrer aux paysages sereins de cette région de l’Est des États-Unis qui, dès lors, influenceront durablement sa peinture.

Ce territoire immense, qui s’étend des plaines du Massachusetts aux rives de l’Atlantique et regroupe six états, a inspiré avant lui des générations de peintres, à commencer par les grands réalistes américains et les peintres de l’Hudson River School, tels que Thomas Cole. Fasciné par la lumière chaude qui enveloppe les collines verdoyantes du Maine, Hopper se passionne aussi pour l’architecture vernaculaire de cette région, ses petites maisons blanches et ses phares isolées. Il se consacre aussi largement aux paysages côtiers qui invitent à la contemplation solitaire.

Edward Hopper, Lighthouse Hill
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Edward Hopper, Lighthouse Hill, 1928

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Huile sur toile • 73,8 × 109,4 cm • Coll. Dallas Museum of Art • © akg-images / 2025 Heirs of Josephine N. Hopper / ADAGP, Paris

Dans les années 1930, l’artiste vit une partie de l’année au cap Code, où il a fait bâtir une maison dont il a lui-même dessiné les plans et qu’il a peint à plusieurs reprises en mettant en scène la silhouette de sa femme, Jo Hopper. Peintre de talent, cette dernière fut tout autant inspirée par les paysages solaires et l’atmosphère mélancolique de la Nouvelle-Angleterre.

Un territoire d’histoire en Amérique

La Nouvelle-Angleterre doit son nom à l’explorateur et capitaine anglais John Smith, qui en 1614 a cartographié cette région du Nord-Est de l’Amérique. Ce vaste territoire est indissociable de l’histoire coloniale des États-Unis : c’est en effet en Nouvelle-Angleterre, au cap Cod, qu’a accosté le Mayflower avec à son bord les Pères pèlerins venus d’Angleterre en quête de liberté religieuse.

Visiter la Nouvelle-Angleterre aujourd’hui

Regroupant pas moins de six états américains, la Nouvelle-Angleterre ne manque pas de points d’intérêts. Pour retrouver l’atmosphère paisible, teintée de mélancolie, des œuvres d’Hopper, on privilégiera la région de cap Cod, vaste péninsule en forme de crochet située dans l’état du Massachussetts. Une destination charmante avec ses villages pittoresques, ses églises et ses phares solitaires, sans oublier ses abris de pêcheurs où l’on se fournit en poissons frais – une spécialité qui a donné son nom à l’endroit (« cod » signifiant « morue »).

Retrouvez dans l’Encyclo : Edward Hopper

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