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Une grande “fête nationale” annoncée par le musée d’Orsay pour les 150 ans de l’impressionnisme

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Nef du musée d’Orsay
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Nef du musée d’Orsay

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© UlyssePixel / Alamy / Hemis

Écrin de la plus grande collection impressionniste au monde, le musée d’Orsay a vu les choses en grand pour le 150e anniversaire de la première exposition impressionniste, tenue à Paris en 1874. Afin que cette célébration, dont le programme a été présenté à la presse ce mardi 21 novembre, soit « partagée par le plus grand nombre », l’établissement parisien a décidé de prêter, à partir du printemps 2024, pas moins de 178 chefs-d’œuvre impressionnistes de sa collection à 34 musées partenaires, répartis dans les 13 régions de France !

La Liseuse d’Auguste Renoir tournera ses pages à Albi, La Partie de bateau de Gustave Caillebotte ira voguer à Nantes, La Pie de Claude Monet s’envolera à Clermont-Ferrand, La Petite danseuse de quatorze ans d’Edgar Degas pointera son nez à Roubaix, La Nuit étoilée de Vincent van Gogh illuminera la ville d’Arles… « C’est une véritable fête nationale qui se prépare », se réjouit Christophe Leribault, directeur du musée d’Orsay.

Claude Monet, Impression, soleil levant
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Claude Monet, Impression, soleil levant, 1872

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L’aube de l’impressionnisme

Coup de tonnerre – ou plutôt de soleil – sur la peinture ! Lorsqu’il propose d’accrocher ce tableau au format raisin dans une exposition chez le photographe Nadar en 1874, et qu’on lui demande un titre autre que « Vue du Havre », Claude Monet (1840–1926) répond : « Mettez Impression ». L’impressionnisme est né, sous les railleries et les quolibets. Avec Impression, soleil levant, ce n’est plus tant le soleil en tant que tel que son effet chromatique sur l’environnement et l’eau en particulier qui est le sujet de la peinture. Le contre-jour et l’éblouissement sont matières à peinture, dont la fugacité vient traduire l’insaisissable. Un colosse qui, contrairement à une première « impression » n’a rien d’inachevé !

Huile sur toile • 50 × 65cm • © Musée Marmottan Monet, Paris / Studio Christian Baraja SLB

En plus de ces prêts exceptionnels, une grande exposition sera présentée à Orsay : « Paris 1874. Inventer l’impressionnisme ». Celle-ci réunira « des œuvres de Monet, Renoir, Morisot, Sisley ou Pissarro qui définirent le mouvement par leur touche enlevée et leur palette lumineuse, mais aussi de Degas ou Cézanne, qui exposèrent avec eux tout en restant inclassables« , ainsi que des artistes « que l’histoire a un peu oubliés« , précise le directeur.

Une expérience de VR qui ressuscite l’exposition de 1874

Christophe Leribault, directeur du musée d’Orsay
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Christophe Leribault, directeur du musée d’Orsay

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© Alexandra Lebon

L’exposition s’assortira d’une expérience immersive en réalité virtuelle qui plongera les visiteurs au cœur de la soirée d’inauguration de cette fameuse première exposition du 15 avril 1874. « Coiffé de casques à remonter le temps, le public pourra déambuler boulevard des Capucines, coude-à-coude avec les artistes, et entrer dans les anciens ateliers du photographe Nadar où ils avaient accroché leurs déclarations d’indépendance artistique, détaille Christophe Leribault. On y entendra les sarcasmes […] des agnostiques du renouveau, et l’étonnement admiratif de ceux qui y décelèrent une révolution en marche ».

Un anniversaire mémorable

Ce « mouvement de rupture, incompris à ses débuts, a imposé une nouvelle vision artistique », rappelle la ministre de la Culture Rima Abdul Malak, qui le décrit comme « l’image même d’un art de vivre à la française, l’incarnation d’une nature sensible et frémissante » et « un puissant révélateur de ce qui a construit la modernité ». De quoi mériter un anniversaire mémorable !

Paris 1874 – Inventer l’impressionnisme

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