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Une superbe statue khmère rendue à la Thaïlande par le Met de New York

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La statue du “Golden Boy” représentant le dieu Shiva et appartenant jusqu’alors au Metropolitan Museum of Art à New York, exposée durant la cérémonie de restitution
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La statue du “Golden Boy” représentant le dieu Shiva et appartenant jusqu’alors au Metropolitan Museum of Art à New York, exposée durant la cérémonie de restitution

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© AFP / Photo Manan Vatsyayana

Une superbe statue khmère vieille de 900 ans a fait son retour en grande pompe, ce mardi 21 mai, en Thaïlande, où une cérémonie a été tenue en son honneur. Cela faisait 36 ans que cette sculpture en bronze d’1,29 mètre de haut, surnommée « The Golden Boy » (« Le Garçon en or »), était exposée au Metropolitan Museum de New York (Met), où elle avait fait son entrée en 1988. Sauf qu’après avoir été exhumée sur un champ de fouilles près de la frontière cambodgienne il y a une cinquantaine d’années, elle avait été sortie illégalement de Thaïlande par un trafiquant britannique en 1975…

C’est en 2019 que le marchand d’art et collectionneur anglais Douglas Latchford (1931–2020), spécialiste des antiquités cambodgiennes et de l’Empire khmer, a été accusé par les procureurs de New York d’avoir fait passer en contrebande des œuvres cambodgiennes pillées – en particulier entre 1975 et 1979, période de conflits et d’instabilité après l’arrivée au pouvoir des Khmers rouges.

Seize sculptures rendues au Cambodge et à la Thaïlande

« Les efforts en vue de la restitution des objets pillés ne s’arrêtent pas là. Nous avons l’intention de tous les récupérer. »

Phnombootra Chandrachoti

Une fois ce trafic découvert, le Met a entrepris de retirer de sa collection « toutes les œuvres sculpturales angkoriennes dont le musée sait qu’elles sont associées à Latchford ». Soit, en tout, seize sculptures khmères. Quatorze d’entre elles ont été restituées au Cambodge, tandis que les deux restantes, le fameux « Garçon en or » et une femme agenouillée en bronze, les mains jointes au-dessus de sa tête, vieille d’environ 1 000 ans, ont été rendues ensemble à la Thaïlande.

Le discours de la ministre de la Culture Sudawan Wangsuphakijkosol au musée national à Bangkok, lors de la cérémonie de restitution de deux statues ayant fait l’objet d’un trafic illégal
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Le discours de la ministre de la Culture Sudawan Wangsuphakijkosol au musée national à Bangkok, lors de la cérémonie de restitution de deux statues ayant fait l’objet d’un trafic illégal

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© SIPA / AP / Photo Sakchai Lalit

Lors de la cérémonie, le musée national de Bangkok s’est déclaré « honoré d’avoir récupéré ces artefacts, qui sont pour toujours dans leur patrie ». « Toutefois, les efforts en vue de la restitution des objets pillés ne s’arrêtent pas là. Nous avons l’intention de tous les récupérer », a insisté Phnombootra Chandrachoti, directeur général du département des beaux-arts de Thaïlande.

Un vaste mouvement de restitution

La statue en bronze « Femme agenouillée », vieille d’environ 1 000 ans, exposée lors de la cérémonie de restitution
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La statue en bronze « Femme agenouillée », vieille d’environ 1 000 ans, exposée lors de la cérémonie de restitution

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© SIPA / AP / Photo Sakchai Lalit

Cette volonté s’inscrit dans un vaste mouvement, initié il y a quelques années, de restitution des œuvres pillées à leurs pays d’origine, qui les réclament aux musées où elles sont exposées. Souvent concerné, le Met a dû rendre des pièces importantes, comme le cercueil doré de Nedjemankh, volé en Égypte en 2011 par des pillards. Si ces demandes sont de plus en plus suivies d’effet, grâce à la voie diplomatique ou au terme de longues procédures judiciaires, toutes ne sont pas acceptées : ainsi, le British Museum refuse toujours de rendre à la Grèce ses frises du Parthénon, réclamées depuis 1983.

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The Metropolitan Museum of Art

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