Vincent van Gogh, Autoportrait, 1889
huile sur toile • Coll. musée d'Orsay, Paris • © Musée d'Orsay. Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt / presse
C’est l’événement de cet automne ! Le musée d’Orsay retrace dans une exposition (du 3 octobre 2023 au 4 février 2024) les soixante derniers jours de la vie de Vincent Van Gogh à Auvers-sur-Oise. Deux mois durant lesquels l’artiste a peint certains de ses plus grands chefs-d’œuvre (L’Église d’Auvers-sur-Oise, vue du chevet ; Champ de blé aux corbeaux ; Autoportrait au chevalet…) avant de se donner la mort, d’une balle dans la poitrine.
À cette occasion Beaux Arts Magazine met en ligne son premier podcast, Van Gogh thérapie, mini-série immersive qui redonne vie à l’artiste néerlandais.
Réalisé par Théo Boulenger (compositeur et auteur du documentaire sonore sur Notre-Dame de Paris « Après le feu ») et écrit par Stéphane Lambert (auteur de livres sur de Staël, Rothko, Monet, Goya, et lauréat du prix Rossel 2022 pour L’Apocalypse heureuse), ce récit lumineux et intime est nourri d’extraits des nombreuses lettres laissées par l’artiste.
« J’ai un besoin terrible… de religion, alors je vais la nuit dehors pour peindre les étoiles. »
Vincent van Gogh
« Van Gogh thérapie », un podcast de Beaux Arts Magazine
© Beaux Arts Magazine
À travers ces 4 épisodes, de 15 minutes chacun, Stéphane Lambert retrace, l’itinéraire d’un homme rongé par l’angoisse et habité par la peinture, pour mieux comprendre ce qui l’a conduit à sa fin tragique à Auvers-sur-Oise. Accompagné d’une musique originale et d’un habillage sonore immersif, ce récit introspectif qui explore les fondements de la création est pour l’auteur une manière d’éclairer son propre cheminement thérapeutique et de faire écho à nos interrogations les plus universelles. L’art peut-il sauver ?
« Dans ses tableaux, Van Gogh met à nu notre humanité. Un art pauvre pour les pauvres. Penser à Vincent éclaire mon horizon. Sa chute n’est pas qu’un échec. La force de sa création agit comme une lumière qui me pousse à avancer. »
Stéphane Lambert
À Auvers-sur-Oise, le fantôme de Van Gogh se devine à chaque coin de rue… Avant de se tirer une balle dans la poitrine le 27 juillet 1890, à l’âge de 37 ans, le peintre a réalisé plus d’un tableau par jour. Pourquoi, malgré cette fièvre créatrice, la mort a-t-elle pris le dessus ? Au départ pourtant, rien ne semblait dysfonctionner. Un frère aimant, des études de théologie, une carrière prometteuse chez son oncle marchand d’art, une jeune femme dont il était épris… Mais comment tisser un lien avec les autres ? Vincent est continuellement travaillé par l’angoisse. À 27 ans, l’art va lui apparaître comme l’unique moyen de survivre.
Entre 1886 et 1888, Vincent se plonge dans le tumulte de Paris et s’enthousiasme pour l’impressionnisme. Mais dans la capitale, le terrain est miné pour une sensibilité à vif comme la sienne. L’effervescence de la ville épuise ses nerfs. Direction Arles ! Là-bas, le peintre est envoûté par la lumière du Midi, la couleur jaune aiguise son élan mystique. Il rêve d’une harmonie nouvelle, de construire une communauté d’artistes avec son ami Paul Gauguin. Hélas, ce projet se solde par une crise : Vincent se coupe l’oreille la veille de Noël 1888. Est-il en train de perdre la raison ?
Mai 1889 : épouvanté par ses crises d’hallucinations, Van Gogh demande lui-même son internement à l’asile Saint-Paul de Mausole à Saint-Rémy-de-Provence. Vincent vacille. Au point de perdre pied. La maladie devient la porte d’entrée d’une vie monacale et l’ardeur au travail, le meilleur contrepoison. L’année 1890 commence malgré tout avec quelques raisons d’espérer : à son neveu, Vincent, qui vient de naître, il dédie un Amandier en fleurs, symbole de renaissance ; au même moment, la revue Le Mercure de France publie un premier article sur sa peinture et, pour la première fois, l’une de ses œuvres est achetée par une collectionneuse, Anna Boch.
En mai 1890, Vincent n’en peut plus de son enfermement à Saint-Rémy. Il se croit atteint d’une maladie du Midi. On lui recommande un certain docteur Gachet qui soignerait le « mal nerveux » dans le village d’Auvers-sur-Oise, non loin de Paris et de son frère Théo. Pendant deux mois, Vincent peint avec une incroyable frénésie : un peu plus de 70 tableaux en 70 jours… Tout vibre d’une ardeur inédite sous l’impulsion de sa gigantesque existence. Fin juillet, journées d’intense soleil, le peintre continue de batailler avec le paysage. Vincent va réaliser ces jours-là certains de ses plus grands chefs-d’œuvre ! Mais à quel prix ?
"Van Gogh thérapie"
Un podcast imaginé par Beaux Arts Magazine
4 x 15 min chaque épisode.
Réalisation : Théo Boulenger
Écriture : Stéphane Lambert
Production : Beaux Arts Magazine
Interprétation : Stéphane Lambert et Alec van der Horst
Enregistrement : Studio 4allmedia
Van Gogh à Auvers-sur-Oise. Les derniers mois
Du 3 octobre 2023 au 4 février 2024
Musée d'Orsay • Esplanade Valéry Giscard d'Estaing • 75007 Paris
www.musee-orsay.fr
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