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Les 15 plus belles églises de Paris et d’Île-de-France

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Publié le , mis à jour le
Ce sont des chefs-d’œuvre d’art total. Les églises, basiliques et cathédrales dont regorgent Paris et l’Île-de-France nous racontent une époque, une architecture, un rapport au spirituel et recèlent parfois des trésors insoupçonnés. Elles nous rappellent aussi que le patrimoine se visite à n’importe quel moment de l’année, et bien sûr gratuitement ! En voici quinze, atypiques, contemporaines, célébrissimes ou secrètes.
La Sainte-Chapelle
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La Sainte-Chapelle, 1241-1248

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La Sainte-Chapelle et ses 1 113 images

Édifiée sur l’île de la Cité entre 1241 et 1248, la Sainte-Chapelle est née d’une commande du roi Louis IX pour abriter des reliques de la Passion du Christ – notamment la Sainte Couronne d’épines et un morceau de la Vraie Croix, qui reposent désormais de l’autre côté de la Seine, au sein de Notre-Dame de Paris. Elle est composée d’une chapelle basse et d’une chapelle haute. C’est surtout cette dernière qui enchante le regard, vivement illuminée et colorée grâce à quinze verrières représentant plus de mille scènes de la Bible sur quinze mètres de hauteur. Une châsse de verre à nulle autre pareille.

Photo Derouraix Jean François / Hemis

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Sainte-Chapelle

Façade de l’église Saint-Sulpice et “La lutte  de Jacob avec l’ange” d’Eugène Delacroix
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Façade de l’église Saint-Sulpice et “La lutte de Jacob avec l’ange” d’Eugène Delacroix, 1854–1861

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Voir Delacroix à l’église Saint-Sulpice

Construite au Moyen Âge puis reconstruite à partir du XVIIe siècle avec l’ambition de dépasser Notre-Dame de Paris, l’église Saint-Sulpice actuelle a connu trois siècles de travaux – et deux autres de restauration. C’est la reine Anne d’Autriche qui déposa la première pierre de la nouvelle église le 20 février 1646, puis les architectes s’y succédèrent et l’église fut enfin terminée en 1870, un an avant de voir sa tour nord détruite par des obus prussiens. Quelle histoire ! Mais pavée de grands moments : Victor Hugo y célébra son mariage avec Adèle Foucher en 1822 et Eugène Delacroix y peignit trois chefs-d’œuvre absolus entre 1855 et 1861, dont l’exceptionnel Lutte de Jacob avec l’ange. À regarder sans fin, dans un silence parfait.

Photo Gardel Bertrand et Mattes René / Hemis

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Église Saint-Sulpice

Mario Botta, La cathédrale de la Résurrection
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Mario Botta, La cathédrale de la Résurrection, 1992-1995

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Tourner en rond à la cathédrale de la Résurrection d’Évry

Évidemment, elle a fait scandale. Une cathédrale construite à la fin du XXe siècle, quelle idée ! Et ronde, de surcroît : on n’avait jamais vu ça. L’idée est de l’architecte suisse Mario Botta, à qui l’archevêque d’Évry-Courcouronnes, Monseigneur Guy Herbulot, passe commande en 1988. Fidèle à son amour de la forme simple, Botta imagine un bâtiment cylindrique d’un diamètre de trente-huit mètres ; son toit incliné rejoint le ciel, peuplé d’arbres répartis comme un décor en frise. Et comme souvent chez Botta, les murs sont en brique. La première messe y fut célébrée en 1995.

Photo Sonnet Sylvain / Hemis

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Cathédrale de la Résurrection d’Évry

Chapelle de la Vierge de l’église Saint-Eustache de Paris
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Chapelle de la Vierge de l’église Saint-Eustache de Paris

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Au cœur de Paris, l’église Saint-Eustache

Chaque année en novembre, des cuisiniers en toque y célèbrent la messe du souvenir des charcutiers, qui voit les vitraux et les statues renifler les effluves d’un grand buffet de pâtés et de fromages de tête. Pas de doute, nous sommes bien dans le quartier des Halles, où s’est tenu jusque dans les années 1970 le marché éponyme vieux du XIIe siècle ! L’église Saint-Eustache a ainsi accueilli les confréries des métiers de bouche dès sa construction au XIIIe siècle, et a été rebâtie à partir de 1532, mêlant allègrement des traits de l’architecture gothique et de la Renaissance. Son orgue, composé de 8 000 tuyaux, est le plus grand de France.

Photo Guiziou Franck / Hemis

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Église Saint-Eustache

Anatole de Baudot, Façade de l’église Saint-Jean de Montmartre
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Anatole de Baudot, Façade de l’église Saint-Jean de Montmartre, 1894

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Saint-Jean de Montmartre, une merveille Art nouveau

Édifiée entre 1894 et 1904 dans le quartier des Abbesses, Saint-Jean de Montmartre est remarquable à bien des égards. Pensée pour absorber les flots de croyants d’un quartier de plus en plus habité, elle est la première église à utiliser du ciment armé. Son financement est assuré grâce aux fonds patiemment réunis par son abbé, mais le chantier, débuté sans autorisation, est rapidement interrompu. Le ministre des Cultes de l’époque, furieux, menace de la démolir ! L’abbé se bat et finit par obtenir gain de cause. L’architecte, Anatole de Baudot (1834–1915), s’est inspiré de l’Art nouveau, dont l’expression se remarque notamment sur l’élégante façade de briques rouges, décorées des céramiques d’Alexandre Bigot (1862–1927).

Photo Laurent Davoust / Alamy / Hemis

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Église Saint-Jean de Montmartre

Nef de l’église Saint-Roch
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Nef de l’église Saint-Roch

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Saint-Roch, la paroisse des artistes

Difficile d’imaginer aujourd’hui, alors que dans la rue Saint-Honoré défilent des silhouettes chargées de paquets chics, que l’église Saint-Roch vit un jour, sur ses marches, le général Bonaparte mitrailler des insurgés royalistes – faisant 300 morts en 45 minutes. C’était le 5 octobre 1795 et, jusqu’à sa restauration dans les années 2000, la façade de l’église en conserva la trace. Bâtie entre 1653 et 1722 et dessinée par Jacques Le Mercier (1585?-1654), Saint-Roch est une vaste église baroque, surnommée « paroisse des artistes » car elle accueillait, jusqu’à son saccage durant la Révolution, les tombes du jardinier André Le Nôtre, du dramaturge Pierre Corneille ou encore de la femme de lettres Antoinette Des Houlières.

Photo Gardel Bertrand / Hemis

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Église Saint-Roch

Église Saint-Germain-Des-Prés, chœur des Moines
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Église Saint-Germain-Des-Prés, chœur des Moines

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Sous le ciel étoilé de l’église Saint-Germain-des-Prés

L’abbaye de Saint-Germain-des-Prés a été fondée au VIe siècle par le roi mérovingien Childebert Ier et par l’évêque de Paris saint Germain ; l’église actuelle a quant à elle été construite entre le Xe et le XIIIe siècle. L’œil attentif y observera des traits romans (c’est d’ailleurs l’une des rares églises romanes de Paris !) mais aussi gothiques primitifs – s’il parvient à se détacher des superbes fresques qui décorent l’intérieur de l’église. Celles-ci datent de la restauration dirigée par l’architecte Victor Baltard, qui confia aux artistes Hippolyte Flandrin (1809–1864) et Alexandre Denuelle (1818–1879) l’intégralité des décors. Quant aux plafonds, ils sont couverts d’étoiles – et pour soutenir financièrement la restauration de l’église, il vous est désormais possible d’en « adopter » une.

© Agence Gatier / Photo Pauline Voisin

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Église Saint-Germain-des-Prés

Nef de l’église Notre-Dame-du-Travail
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Nef de l’église Notre-Dame-du-Travail

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Les ouvriers célébrés à l’église Notre-Dame-du-Travail

Fait rare, cette église du 14e arrondissement de Paris n’est pas dédiée à un saint mais au travail et aux ouvriers, nombreux dans ce quartier populaire de la ville. Ils travaillaient alors sur les chantiers de l’Exposition universelle de 1900, aux édifices immenses et innovants. Bâtie entre 1897 et 1902, l’église témoigne des découvertes architecturales de l’époque puisqu’elle est dotée d’une grande armature métallique et d’une charpente dont les poutrelles sont apparentes. Une façon élégante et moderne de dévoiler les coulisses de la répartition des poids, et de mettre en évidence le travail de l’homme.

Photo Gardel Betrand / Hemis

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Église Notre-Dame-du-Travail

La cathédrale Notre-Dame de Paris sur l’île de la Cité
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La cathédrale Notre-Dame de Paris sur l’île de la Cité

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La grande héroïne dramatique : Notre-Dame de Paris

Construite entre 1163 et le milieu du XIVe siècle, la cathédrale Notre-Dame de Paris doit son salut au romancier Victor Hugo (1802–1885), qui fit d’elle en 1831 un personnage gothique de roman. Fervent défenseur du patrimoine, l’auteur s’était à l’époque beaucoup ému de la destruction progressive des églises, à l’épreuve des hommes et des temps. Le succès immense de son récit raviva dans le cœur des Parisiens l’amour d’une Notre-Dame presque promise à destruction, et l’architecte Viollet-le-Duc (1814–1879) s’occupa de sa restauration. Aujourd’hui, on n’admire que de loin la belle brûlée : l’occasion de réfléchir à nouveau au besoin de restauration du patrimoine. Réouverture en 2024 ?

© Photo Ducept Pascal / Hemis

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Cathédrale Notre-Dame de Paris

Paroisse Saint-Serge-de-Radonège
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Paroisse Saint-Serge-de-Radonège

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Presque un chalet : Saint-Serge-de-Radonège

Un secret bien gardé du 19e arrondissement, à visiter si vous passez dans le quartier du parc des Buttes-Chaumont. Tout au bout d’une petite impasse, qui monte en zigzaguant, se trouve cette étonnante église en bois et en brique, dont la construction date de 1857. C’était, à l’origine, un temple luthérien, racheté en 1924 par le Comité orthodoxe. Avec ses escaliers en bois sculpté, la façade évoque celle d’un chalet. À l’intérieur, des dizaines de fresques signées Dimitri Stelletsky (1875–1947), un décorateur de théâtre russe, achèvent le dépaysement, mais contredisent l’impression première. L’ensemble foisonne ; l’artiste s’est occupé de tout : sculptures, peintures, mobilier… en seulement deux ans.

© Paroisse Saint-Serge-de-Radonège

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Église Saint-Serge-de-Radonège

Auguste et Gustave Perret, Église Notre-Dame du Raincy
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Auguste et Gustave Perret, Église Notre-Dame du Raincy, 1922-1923

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Notre-Dame du Raincy ou la splendeur du béton

Quatorze mois, pas un de plus. Architecte de la reconstruction du Havre, Auguste Perret (1874–1954) avait promis à l’abbé Félix Nègre qu’il irait vite, et pour le budget modique de 300 000 francs. Promesse tenue. Son secret ? Construire, avec ses frères Gustave et Claude, la toute première église en béton armé. Le matériau, emblématique de la modernité, est laissé à l’état brut, et confère aux lignes hautes et droites une sobriété d’une grande force plastique. Et si Le Corbusier grimaçait devant une façade qu’il trouvait trop chargée, on admire la légèreté des colonnes et l’abondance de la lumière à l’intérieur de l’église. Un chef-d’œuvre de l’architecture moderne à visiter en Seine-Saint-Denis.

Béton • Photo Gardel Bertrand / Hemis

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Église Notre-Dame du Raincy

Notre-Dame-de-l’Arche-d’Alliance à Paris
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Notre-Dame-de-l’Arche-d’Alliance à Paris, 1986-2001

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Carré sur carré chez Notre-Dame-de-l’Arche-d’Alliance

Si Mario Botta a tout misé sur la forme ronde, l’agence Architecte-Studio a décliné jusqu’à saturation le carré pour Notre-Dame-de-l’Arche-d’Alliance. L’église est un cube parfait, entouré d’une résille en acier rythmée en quadrillage. Construite entre 1986 et 1998, elle est soutenue par douze piliers qui évoquent aussi bien les douze apôtres que les douze tribus d’Israël, l’église ayant pour vocation de mettre en valeur les liens qui unissent les deux religions. Remarquables, les vitraux sont signés Martial Raysse (né en 1936).

Photo Denis Chevalier / AKG Images / NDAA / © Architecture-Studio

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Église Notre-Dame-de-l’Arche-d’Alliance

Louis-Auguste Boileau et Adrien-Louis Lusson, Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile
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Louis-Auguste Boileau et Adrien-Louis Lusson, Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile, 1854-1855

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Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile, un pastiche pas si toc

Un petit jeu : rendez-vous rue du Conservatoire dans le 9e arrondissement, et tentez de dater la construction de l’église. XIIe, XIIIe siècle ? Faux ! Construite de 1854 à 1856 et commandée par Napoléon III, l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile (du nom d’Eugène de Beauharnais, oncle du commanditaire, et de sainte Cécile, patronne des musiciens – le conservatoire est tout proche) est un pastiche ! L’extérieur a tout volé aux inventions du XIIIe siècle, on s’intéressera donc plutôt à l’intérieur de l’église, qui marie principes gothiques et fabrication XIXe siècle, la structure en arc brisé étant ici en métal… Un « mensonge architectural », selon Eugène Viollet-le-Duc, mais une première pour une église parisienne !

Photo Gardel Bertrand / Hemis

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Église Saint-Eugène Sainte-Cécile

Basilique cathédrale de Saint-Denis avec les tombeaux de Louis XII et Anne de Bretagne
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Basilique cathédrale de Saint-Denis avec les tombeaux de Louis XII et Anne de Bretagne

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La dernière demeure des rois : la basilique de Saint-Denis

On le sait, les travaux d’une cathédrale peuvent durer des siècles. Certains, comme ceux de la basilique Saint-Denis, se poursuivent encore ! Celle-ci a en effet donné le coup d’envoi de la reconstruction de sa flèche nord en… 2020. Édifiée sur la tombe de l’évêque saint Denis et reconstruite sur la volonté de l’abbé Suger à partir du XIIe siècle, l’abbaye royale de Saint-Denis a accueilli les corps de 43 rois, 32 reines et 10 serviteurs de la monarchie dans son vaste transept. On y admire notamment les sculptures de 70 gisants médiévaux.

Photo Gardel Bertrand / Hemis

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Basilique cathédrale de Saint-Denis

Franck Hammoutène, Notre-Dame-de-Pentecôte
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Franck Hammoutène, Notre-Dame-de-Pentecôte, 1998-2001

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Entre les cravates et les talons aiguilles, Notre-Dame-de-Pentecôte

La Défense, quartier d’affaires bourdonnant jusqu’à la folie. Où y trouver le spirituel ? Entre les murs de Notre-Dame-de-Pentecôte, qui n’est pas tout à fait une église mais un lieu d’Église, autrement dit un lieu où les travailleurs peuvent prendre une pause dans leur journée pour prier. Construite entre 1998 et 2001, elle a été dessinée par l’architecte Franck Hammoutène et surplombe les voies rapides de la route nationale 192. Des lignes épurées – un plan cubique, une façade en verre, un gros œuvre en béton et une fine croix rouge pour se signaler aux passants – créent une impression d’intimité et de calme, alors même que le bâtiment est parfaitement visible et vertigineux dans sa structure.

Photo 11H45 pour Paris La Défense

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Église Notre-Dame-de-Pentecôte

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À lire

Vingt ans de restauration du patrimoine cultuel de Paris

Beaux Arts éditions

La Ville de Paris est propriétaire de quatre-vingt-cinq lieux de culte catholiques, neuf temples protestants et deux synagogues, la plupart anciens. Il s’agit d’en prendre soin : ce hors-série revient sur treize chantiers de restauration, de l’église Saint-Sulpice à la synagogue de la Victoire en passant par la Grande Pagode. Riche de nombreux focus ainsi que de détails techniques et historiques, cet ouvrage abondamment illustré nous invite dans les coulisses de la restauration patrimoniale, exposant les problèmes et les solutions choisies.

Ed Beaux Arts • 164 p • 15€

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