Vue de l’édition 2023 de la Nuit blanche à Paris. À l’arrière plan, on aperçoit l’œuvre “Résonance géométrique” de Javier Riera située temporairement au square du Vert galant
Ville de Paris / Photo Joséphine Brueder
Paris, une île parmi les îles ? Prévue le samedi 1er juin prochain, la Nuit Blanche diffusera dans toute la ville un parfum d’outre-mer, grâce à la direction artistique de la curatrice d’origine guadeloupéenne Claire Tancons et à sa programmation faisant la lumière sur les artistes et imaginaires liés aux territoires ultra-marins : cette 23e édition fera, promet-elle, « le pari de proposer de nouvelles images de la France au monde », réunissant des plasticiens ancrés « dans la complexité d’un monde contemporain créolisé où la diversité l’emporte sur l’universalité ».
Parmi la quinzaine de propositions d’ores et déjà dévoilées, on s’enthousiasme notamment pour la déambulation collective concoctée par le Guadeloupéen Kenny Dunkan, dont les participants relieront l’Hôtel de Ville à la place de la République en circulant sur des skateboards des plus singuliers. Sonorisés, ceux-ci diffuseront la bande-son d’une nuit tropicale… Une parade à ne pas manquer !
À deux pas de la République, rendez-vous au Carreau du Temple pour découvrir une prometteuse création entre danse contemporaine, musique baroque et escrime, cosignée par le violoniste guadeloupéen Romuald Grimbert-Barré et la chorégraphe guyanaise Johana Malédon. Un peu plus au nord (à trois arrêts de ligne 11), le parc de Belleville hébergera, quant à lui, des projections du film Koropa – tourné à Mayotte par la plasticienne Laura Henno, ce très beau court-métrage retrace l’apprentissage d’un jeune orphelin pour devenir « commandant », autrement dit passeur pour clandestins.
Karim Sebbar, Pôle K, 2024
Spectacle acrobatique de breakdance, plongeon et tranmpoline • Berges de Seine, Nanterre • Ville de Paris © Karim Sebbar
Du côté de la butte Montmartre, la Polynésienne Orama Nigou incarnera lors d’une performance l’entité divine Rūmia dans l’enceinte du parc Marcel-Bleustein-Blanchet, alors qu’Edgar Arceneaux interagira avec une installation de miroirs brisés dans les arènes de Montmartre pour conter l’histoire de sa famille et de ses migrations. Enfin, citons la Guyanaise Tabita Rezaire et son projet entre installation textile et vidéo intitulé L’Art de naître (2024), destiné à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans le 13e arrondissement.
Julie Coulon, Ring of my dreams, 2024
Installation vidéo, photo et performance • Halle des Blancs Manteaux, Paris • Ville de Paris / © Julie Coulon
Voilà pour le programme officiel, auquel s’ajoutent comme chaque année différentes propositions satellites, dans toute la ville et l’Île-de-France. À voir, en vrac : une installation et performance de Julie Coulon inspirée de l’univers de la boxe à la halle des Blancs-Manteaux, une croisière artistique sur la Seine pensée par Violaine Lochu avec performances et vidéos d’artistes, ou encore un spectacle de danse de Karim Sebbar visible depuis les berges de la Seine à Nanterre, pour rêver au bord de l’eau.
Reste à espérer que la météo sera clémente… pour une Nuit Blanche aussi excitante qu’annoncé !
Nuit Blanche 2024
Samedi 1er juin dans tout Paris
Pour en savoir plus sur toute la programmation, rendez-vous sur le site de la mairie de Paris.
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