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Archive vidéo : Pierre et Gilles en 1988, un sacré duo !

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« Ce qui nous intéresse dans le travail, c’est ce qu’on ne comprend pas, c’est ce qui nous échappe. » En 1988, Thierry Ardisson recevait dans son émission culte « Lunettes noires pour nuits blanches » l’un des duos les plus célèbres de la scène artistique contemporaine française : Pierre et Gilles (nés en 1950 et 1953), qui présentaient alors leurs dernières œuvres dans leur galerie parisienne.

En cette fin des années 1980, les artistes, en couple à l’atelier comme à la ville, sont déjà au faîte de la gloire. Voilà plus de dix ans qu’ils travaillent en tandem : « On ne peut travailler qu’ensemble », insiste Gilles qui répond d’abord aux questions de l’animateur. Pierre photographie, Gilles peint ; à deux, ils imaginent des portraits d’anonymes et de stars internationales, mis en scène dans des décors oniriques, délicieusement pop et kitsch.

Pop culture et religion

Leurs sources d’inspiration ? Un grand melting-pot où se croisent les couleurs vibrantes du cinéma de Bollywood, l’innocence de Walt Disney, l’univers de la télévision, les photos des magazines, mais aussi l’iconographie religieuse, qu’ils détournent et « idéalisent ». Le duo travaille alors sur une série consacrée aux saints du catholicisme.

« Faire les choses parce qu’on les aime »

« La foi, c’est croire complètement, sans dérision. Faire les choses parce qu’on les aime », philosophent les artistes qui confessent au passage leur attachement à saint François d’Assise – parce qu’il « murmure aux oiseaux ». Une poésie nimbée de mysticisme qui, plus de 40 ans après, caractérise encore les chatoyantes icônes de Pierre et Gilles.

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