PÉPITE D’ARCHIVE

Archive vidéo : David Hockney, peintre solaire dans une interview de 1982

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Cette archive vidéo a beau dater de plus de 40 ans, impossible de ne pas reconnaître au premier coup d’œil la silhouette de David Hockney (né en 1937) peintre britannique à la mythique chevelure blonde, comme décolorée par les rayons du soleil de Californie, où il s’est établi en 1964 après avoir suivi des études d’art dans le prestigieux Royal College of Art de Londres.

Lunettes vissées sur le nez, chemisette et cravate à carreaux jaune flashy, l’artiste au style inimitable répond ici aux questions de l’historienne, conservatrice et productrice de télévision Barbaralee Diamonstein-Spielvogel pour l’émission « Inside New York’s Art World ». Voilà donc près de 20 ans qu’Hockney a quitté les plaines verdoyantes du Yorkshire qui l’ont vu grandir, pour la flamboyante et tapageuse Cité des anges, où il s’est imposé comme l’un des peintres les plus importants de sa génération.

Peintre avant tout

« Picasso nous fait nous sentir tout petit. »

Notamment connu pour ses « Pool Paintings », visions hédonistes de l’éternel été californien, David Hockney revient pendant près d’1h30 sur la naissance de sa vocation de peintre et sur ses premières années de carrière l’ayant mené au succès qu’il connaît alors. Entrecoupée de traits d’humour so british, l’interview réalisée en public est aussi l’occasion pour le peintre d’aborder la question des voyages qui ont forgé son regard, que ce soit à l’arrière d’un van en Suisse ou en Chine.

Bien que féru de nouvelles technologies, David Hockney défend la supériorité de la peinture et du dessin sur un médium comme la photographie, beaucoup trop « facile » : « Tout ce dont vous avez besoin c’est d’un œil, et beaucoup de personnes sont plutôt douées. En dessin, il faut un peu plus : le coup de main et des sentiments », analyse-t-il entre deux bouffées de cigarette. Ses maîtres absolus ? Rembrandt et, bien sûr, Pablo Picasso : « Picasso nous fait nous sentir tout petit ».

Une exposition à la fondation Louis Vuitton

David Hockney aborde aussi un pan relativement méconnu de sa carrière : son amour de la musique – il cite Parade d’Erik Satie, ou encore L’Enfant et les Sortilèges de Maurice Ravel, « l’une des plus belles pièces de musique jamais composées » –, qui l’a mené à imaginer des décors d’opéras à partir du milieu des années 1970. De quoi patienter en attendant la grande rétrospective que lui consacrera à partir du 10 avril prochain la fondation Louis Vuitton, réunissant plus de 400 œuvres de 1955 à nos jours. Du haut de ses 87 printemps, David Hockney n’a pas fini de nous éblouir !

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David Hockney 25

Du 9 avril 2025 au 31 août 2025

www.fondationlouisvuitton.fr

Retrouvez dans l’Encyclo : David Hockney

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