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42 000 ans : le plus vieux pénis jamais représenté découvert en Mongolie

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La représentation d’un pénis sculpté vieux de 42 000 ans découvert en Mongolie
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La représentation d’un pénis sculpté vieux de 42 000 ans découvert en Mongolie

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Ce n’est pas pour sa taille mais pour son âge que ce pénis entre dans les annales : vieux de 39 500 à 42 000 ans, l’objet sculpté vient d’être identifié comme la plus ancienne représentation connue d’un phallus ! Long de 4,3 centimètres, et strié d’une rainure horizontale qui souligne la base d’un gland, ce pendentif en graphite a été fabriqué durant le Paléolithique supérieur. Ère qui a débuté il y a 45 000 ans, avec l’arrivée d’Homo sapiens en Europe, et s’est achevée il y a 12 000 ans, avec la fin de la dernière période glaciaire.

L’artefact avait été exhumé en 2016 par une équipe scientifique internationale sur un champ de fouilles en Mongolie, dans une strate géologique vieille de plusieurs dizaines de milliers d’années. Mais ce n’est que sept ans plus tard que les archéologues ont découvert son caractère exceptionnel à l’occasion d’un dépoussiérage…

Les analyses de deux chercheurs au CNRS de Bordeaux

Contactés par l’équipe travaillant en Mongolie, deux chercheurs au CNRS de Bordeaux, Solange Rigaud, spécialiste des objets et parures de la Préhistoire, et Alain Queffelec, ont effectué plusieurs analyses dans leur laboratoire (le seul au monde à regrouper les équipements et les professionnels nécessaires), et dévoilé leurs conclusions au public en juin 2023.

Après étude des roches situées dans le lit des rivières locales, Solange Rigaud a constaté qu’aucun gisement de graphite n’était présent dans les environs, et que le plus proche était situé à plusieurs centaines de kilomètres. Ce qui implique que ce pénis, ou du moins le morceau de pierre qui a servi à sa fabrication, a été probablement acquis par son propriétaire à d’autres chasseurs par le biais d’intermédiaires, dans le cadre d’un réseau d’échanges.

La représentation intentionnelle d’un sexe masculin !

Enfin, la scientifique confirme que deux incisions ont été réalisées à l’aide d’outils tranchants en silex : « L’une, courte, représente le méat urétral externe. L’autre, le sillon balano-préputial ». Pour elle, aucun doute : il s’agit bien de la représentation intentionnelle, certes très simplifiée, d’un sexe masculin !

Le vénérable phallus, qui était attaché par un cordon au cou de son porteur, comme l’attestent les marques d’usure, rejoint ainsi d’autres artefacts similaires, trouvés en Europe sur des sites plus récents de 10 000 ans. Pour la chercheuse, l’apparition de ce symbole chez Homo sapiens serait sans doute liée à sa rencontre avec d’autres espèces proches de lui, les Néandertaliens et les Dénisoviens : il pourrait être le signe du début d’un sentiment d’appartenance au genre Homo. Mais il ne s’agit que d’une hypothèse qui n’élucide pas tous les mystères de cet étrange bijou…

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