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CULTURE NUMÉRIQUE

Au Louvre, Snapchat redonne vie aux Antiquités égyptiennes

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Grâce à la réalité augmentée de l’application Snapchat, trois œuvres du département des Antiquités égyptiennes retrouvent les couleurs et décors disparus avec le temps, tandis qu’un filtre permet de se parer de masques funéraires reconstitués en 3D et même de faire resurgir l’obélisque de la Concorde à son emplacement prévu à l’origine ! Beaux Arts a testé : verdict.
Le Naos d’Amasis vu à travers le filtre Snapachat développé pour le Louvre
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Le Naos d’Amasis vu à travers le filtre Snapachat développé pour le Louvre, 2023

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© Snapchat / musée du Louvre

« Pour élargir et renouveler les publics des lieux culturels, la stratégie numérique, la stratégie digitale sont aujourd’hui un enjeu absolument central. Il faut aller chercher le public de demain là où il est aujourd’hui, c’est-à-dire en ligne », martelait la ministre de la Culture Rima Abdul-Malak le 5 septembre dernier lors de la clôture de la 8e édition de « Think Culture », organisée par News Tank Culture au Centre Pompidou.

Recommandation que le Louvre semble avoir suivie à la lettre si l’on en croit le partenariat noué avec Snapchat. Plus précisément avec AR Studio, laboratoire créatif dédié à la réalité augmentée et inauguré à Paris il y a un an par le réseau social.

Retrouver les pigments d’origine des monuments

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© Snapchat

Après avoir transformé le Centre Pompidou en instrument de musique XXL avec Christian Marclay (« Playing Pompidou »), l’application redonne des couleurs à des fleurons (pas toujours connus) du département des Antiquités égyptiennes du Louvre. « L’Égypte augmentée » invite le visiteur ultra-connecté (smartphone récent en main, application Snapchat téléchargée, wifi branché, QR code scanné…) à découvrir le naos d’Amasis, la chambre des Ancêtres et le zodiaque de Dendéra avec leurs pigments d’origine ou dans leur fonction première.

L’obélisque de Louxor à son emplacement initial

À travers l’écran, une quatrième œuvre surgit en plein milieu de la cour Carrée envahie de sable virtuel : l’obélisque de Louxor, à l’emplacement même où Jean-François Champollion avait d’abord imaginé le faire installer avant qu’il ne soit finalement érigé place de la Concorde. Pour pallier l’effet gadget de ces filtres élaborés avec les conservateurs (un cinquième propose à tous les utilisateurs de l’application à travers le monde de revêtir des masques funéraires du Louvre), de petites fenêtres à activer offrent des explications succinctes sur les œuvres.

La présidente-directrice, Laurence des Cars, s’en réjouit : « Cette collaboration réussie souligne à quel point les nouvelles technologies peuvent accompagner le Louvre dans ses missions afin qu’il demeure un lieu où l’on s’étonne, où l’on apprend à voir et où l’on transmet les savoirs différemment. » Mission étonnement accomplie. Mission transmission des savoirs, un peu moins…

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L'Égypte augmentée

musée du Louvre • Département des Antiquités égyptiennes et cour Carrée

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Musée du Louvre

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