Le Palais Bulles d’Antti Lovag à Théoule-sur-Mer
© Pierre Cardin Evolution
Vue intérieure de la maison Picassiette à Chartres
La maison Picassiette à Chartres
Drôle de nom pour une drôle de maison ! Son histoire débute à l’aube des années 1930 lorsqu’un certain Raymond Isidore fait l’achat d’un terrain à Chartres. Non content d’y avoir bâti sa maison, il décide aussi de la décorer… Ce simple employé de mairie fait alors preuve d’une imagination sans limite ! Lors de ses promenades, il glane des morceaux de vaisselle avec lesquels il crée de surprenantes mosaïques colorées. Celles-ci recouvrent sa maison du sol au plafond, de la chambre à coucher aux cabinets, et s’invitent même dans son jardin où se dresse une époustouflante chapelle bariolée. Cette œuvre extraordinaire a valu à Raymond Isidore le surnom affectueux de « Picassiette ».
© Alan Gorgiski / Hemis
La maison Picassiette
Renseignements par téléphone au 02 37 18 26 23
22 Rue du Repos • 28000 Chartres
La maison Butscher de Christian Chambon et Jean-Noël Touche à Visan
La maison Butscher à Visan
Voilà un autre exemple de maison bulle, cette fois-ci situé dans le Vaucluse. Niché dans un écrin de verdure, cet étonnant édifice fut construit entre 1978 et 1984 par Christian Chambon et Jean-Noël Touche, deux disciples d’Antti Lovag, qui ont ici appliqué le principe du nombre d’or. Nommée maison Butscher en hommage à son commanditaire, elle semble tout droit sortie d’un film de science-fiction. Dans cette architecture singulière et organique de forme ovoïde, l’angle droit est tout bonnement banni. Ce qui lui confère, comme son illustre voisine de la Côte d’Azur, des allures de vaisseau spatial…
Photo Le DL
L’Héliodome à Cosswiller
L’Héliodome à Cosswiller
Bienvenue dans la maison du futur ! C’est en Alsace, à Cosswiller, que se dresse cette habitation insolite répondant au nom d’Héliodome. À l’origine de cette construction : Éric Wasser, ancien ébéniste spécialisé dans le design qui, un jour, eut l’idée de construire une maison dont l’architecture s’adapterait au rythme du soleil au fil des saisons. Récompensé au concours Lépine en 2003, l’Héliodome sort finalement de terre en 2011. L’été, l’inclinaison de la façade permet de bloquer les rayons du soleil, tandis que l’hiver, ceux-ci pénètrent dans toute la maison grâce à de larges baies vitrées. Une idée ingénieuse aujourd’hui protégée par des brevets internationaux, qui a depuis fait des petits partout en France et à l’étranger.
© Heliodome
La Maison de verre de Pierre Chareau (ou maison Dalsace) à Paris
La Maison de verre à Paris
Nichée à l’abri des regards, dans une cour privée de la rue Saint-Guillaume, la Maison de verre est l’un des joyaux cachés de la capitale. Ce projet de l’architecte-décorateur Pierre Chareau, construit pour le docteur Jean Dalsace entre 1928 et 1931, s’est imposé comme l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture du XXe siècle. L’idée initiale : bâtir une maison et un cabinet médical là où se dressait un vieil hôtel particulier datant du XVIIIe siècle. Problème : la locataire d’un appartement situé au dernier étage refuse de partir ! Chareau détourne cette contrainte en imaginant cette structure métallique dressée sur pilotis, à la façade recouverte de briques de verre lui donnant des allures de boîte lumineuse. L’endroit devient, dans les années 1930, un haut lieu de la vie culturelle parisienne, accueillant entre ses murs Walter Benjamin, André Breton, Paul Éluard…
© Francois Halard
Mastaba 1 de Jean Pierre Raynaud et Jean Dedieu à La Garenne-Colombes
Mastaba 1 à La Garenne-Colombes
Plasticien français proche des Nouveaux Réalistes, Jean-Pierre Raynaud fait bâtir en 1986 à La Garenne-Colombes, en région parisienne, une drôle de maison. Et pour cause : elle est aux trois quarts enterrée ! Inspirée des mastabas, monuments funéraires de l’Égypte antique, elle est éclairée grâce à un immense puits de lumière. Autre détail étonnant : l’édifice est couvert de carreaux blanc en céramique, récurrents dans le travail de l’artiste. À l’entrée, trône un monumental pot rouge : avant d’embrasser la carrière d’artiste, Jean-Pierre Raynaud a fait des études d’horticulture. Le lieu, racheté par la Ville, est aujourd’hui consacré à la diffusion de l’œuvre de l’artiste âgé de 85 ans auprès du public.
© Ville de la Garenne-Colombe
La Maison sous terre d’Étienne Fromanger à Jouars-Pontchartrain
La Maison sous terre d’Étienne Fromanger
Prendre ses distances avec le monde : c’est cette volonté de solitude qui a poussé l’architecte Étienne Fromanger à se retrancher dans une forêt au beau milieu des Yvelines dans les années 1970. Il y fait alors construire une maison aux allures de tanière ou de terrier. Parfaitement fondue dans la nature, cette habitation est entièrement enterrée et ne laisse entrer la lumière que par de discrètes ouvertures dans le paysage. Un véritable cocon !
© Alexis Narodetzky
Maison sous terre Étienne Fromanger
Jouars-Pontchartrain
La maison Bordeaux-Le Pecq de Claude Parent à Bois-le-Roi
La maison Bordeaux-Le Pecq de Claude Parent à Bois-le-Roi
Figure incontournable de l’architecture du XXe siècle en France, Claude Parent réalise entre 1963 et 1965 cette maison pour l’artiste Andrée Bordeaux-Le Pecq. Situé au cœur d’un jardin arboré à Bois-le-Roi, en Normandie, l’édifice se distingue par son toit courbé qui s’élève dans le ciel telle une vague. Comme toujours chez Parent, le béton est omniprésent, de la façade à l’intérieur de la demeure. Un manifeste du brutalisme qui se déploie sur 400 m2.
© Laurent Kronental
Maison Bordeaux-Le Pecq
7 Rue de la Mare Rouge • 27220 Bois-le-Roi
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Le Palais Bulles d’Antti Lovag à Théoule-sur-Mer
C’est un improbable vaisseau perché sur les hauteurs du massif de l’Esterel. Surplombant la Méditerranée, le Palais Bulles d’Antti Lovag est l’un des emblèmes de la tendance des « maisons bulles » apparue dans les années 1960. Conçu en 1979 par le célèbre architecte hongrois pour un riche industriel, il est aussi connu pour avoir appartenu à Pierre Cardin, tombé sous le charme de son architecture tout en courbes. Percées de mille hublots, ses bulles de béton, dont la couleur évoque la roche ocre du paysage, lui confèrent des allures de grotte ou de sous-marin… Un véritable ovni architectural qui a régulièrement accueilli des tournages ou des fêtes endiablées.