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Bien connue des plus grands musées français, la galerie Ratton-Ladrière a été créée en 1984 à Paris. Sur ses cimaises ? Des œuvres et des objets datant de l’Antiquité au XVIIIe siècle, notamment acquis par Charles Ratton (1895–1986), collectionneur et galeriste depuis les années 1920. Parmi ses trouvailles, un achat de 1924 a été retrouvé dans leurs réserves, il y a un an, par son collaborateur Guy Ladrière : des fragments de la tenture de l’Apocalypse, chef-d’œuvre du XIVe siècle. Jamais déplacés ou exposés depuis, ceux-ci sont dans un excellent état de conservation. Leurs motifs floraux seront étudiés de près dès leur retour à Angers, où est conservée la tenture et où siège la Direction régionale des affaires culturelles des Pays de la Loire, à qui Guy Ladrière a fait don de cette découverte hors du commun.
Fragment retrouvé de la tenture de l’Apocalypse par la galerie Ratton-Ladrière
© Galerie Charles Ratton et Guy Ladrière
Voilà une œuvre qui n’a jamais quitté la famille à qui elle a été offerte… en 1891 ! Soit l’année de sa création, par Henri de Toulouse-Lautrec (1864–1901). Intitulée Une opération par le Docteur Péan à l’Hôpital International, la peinture compte parmi ses protagonistes le docteur Frédéric Baumgarten, médecin du peintre depuis ses jeunes années. Souffrant de nombreux maux, Toulouse-Lautrec a voulu remercier l’homme qui non seulement le soigne, mais aussi lui permet d’assister à une opération chirurgicale, en lui offrant cette toile. Exposée une seule fois en 1914, elle est aujourd’hui estimée entre 600 000 et 900 000 euros, et sera mise en vente le 29 juin chez Artcurial à Paris.
Henri de Toulouse-Lautrec, Une opération par le docteur Péan à l’Hôpital International, 1891
Peinture à l’essence sur carton • © Artcurial
Le musée des Offices de Florence avait bien besoin de travaux : non seulement pour mieux accueillir ses visiteurs, mais aussi pour partir à la recherche de ses derniers secrets… Et si l’équipe du musée s’attendait bien à des surprises, elle n’avait pas prévu la découverte de grandes fresques derrière plusieurs couches de plâtre ! Des portraits des grands-ducs de Toscane (un médaillon représentant Ferdinand 1er de Médicis et un portrait en pied de son fils Cosme II) ainsi que des motifs végétaux ont ainsi été mis au jour – en plus de puits, de tombes du XVIIe siècle et d’une cave médiévale apparus durant les travaux. Ceux-ci dureront jusqu’en 2024 mais les fresques, peut-être signées du peintre Bernardino Poccetti (1548–1612), sont visibles dès aujourd’hui, dans une salle où se tient la billetterie du musée.
Vue d’une fresque du grand-duc Cosme II de Toscane, attribuée au cercle du peintre Bernardino Poccetti et datant du XVIe siècle
© Galleria Degli Uffizi
La nouvelle est tombée début avril : le gouvernement espagnol a bloqué in extremis la vente d’un tableau attribué à un peintre inconnu de l’école de José de Ribera, estimé à 1500 euros. En cause ? Le manteau pourpre du Christ représenté sur ce Couronnement d’épines – le même, selon l’historienne Maria Cristina Terzaghi, que celui de la Salomé avec la tête de saint Jean-Baptiste, peinte par Le Caravage vers 1609 et conservée au musée du Prado de Madrid. Stupeur ! L’œuvre inconnue aurait donc pu être réalisée par le maître du clair-obscur durant son séjour à Naples… D’autres discutent âprement cette hypothèse, comme l’expert Éric Turquin qui parle d’« un bon peintre, mais pas Caravage ». Affaire à suivre !
Possible Caravage attribué au cercle de José de Ribera, « Couronnement d’épines », Début XVIIe siècle
Huile sur toile • 111 × 86 cm • © Ansorena
Le titre est, comme toujours chez Pierre Soulages (né en 1919), laconique : Peinture 16 avril 1975. L’huile sur toile, rythmée de grands coups de peinture noire émergeant sur fond bleu, a été achetée dans les années 1970 par un couple de collectionneurs montpelliérains. Elle n’était plus réapparue depuis : estimée entre 500 000 et 800 000 euros, elle passera sous le marteau à l’hôtel des ventes de Montpellier le samedi 8 mai à 14 heures. Pas de sous ? Courrez redécouvrir les nombreux Soulages du musée Fabre, dont le peintre a fait don et qui sont présentés dans un bel espace de 600 mètres carrés !
Pierre Soulages, Peinture 16 avril 1975, 1975
Huile sur toile • 100 × 81 cm • © TENDERO ALAIN – Divergence-images.com
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