Lara Zankoul, The Zoo, série “The Unseen”, 2013
© Lara Zankoul / Courtesy Ayyam Gallery, Beyrouth-Dubai
17 heures : c’est l’heure du thé. En compagnie du lapin blanc d’Alice au pays des merveilles qui est « en retard, toujours en retard », comme il aime le répéter. Pas facile de garder la tête hors de l’eau lorsque l’on se sent submergé. Cette même tête qui ne semble pas vraiment appartenir au corps immergé. Comme s’il existait un monde parallèle sous la surface des choses. C’est ce que la photographe libanaise Lara Zankoul exprime dans sa série The Unseen. Réalisées sans aucune retouche numérique, dans un aquarium à taille humaine, ces photographies traitent du vrai et du faux-semblant, de ce qui se situe au-delà des apparences. Pour une artiste qui a l’habitude de travailler autour du thème du conte de fées et du rêve, rien de plus naturel que d’emprunter les codes oniriques du monde de l’enfance. Au spectateur de se jeter à l’eau afin de démêler le vrai du faux.
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