Fiac, une forme olympique !
Fiac, une forme olympique !
Grand Palais
Vers de nouveaux mondes
Colombie, Espagne, Portugal, Corée… Les frontières de l’art contemporain se redessinent au fil des différentes Fiac. Géopoétique des galeries nouvelles venues.
Bien sûr, on peut déplorer pour cette édition 2017 la désaffection de quelques mastodontes internationaux, à commencer par la galerie mexicaine Kurimanzutto, qui donnait le la latino de la Fiac. Cependant, de nouveaux arrivants apparaissent comme de belles prises, de David Kordansky (Los Angeles) à Nadja Vilenne (Liège). La sphère hispano-lusophone est mieux représentée que jamais : une excellente galerie de Barcelone, Nogueras Blanchard, a fait le voyage – riche d’œuvres de Leandro Erlich ou de Shimabuku, l’un des artistes les plus remarqués des dernières biennales de Venise et Lyon, elle défend ici les couleurs de Perejaume, enfant du surréalisme catalan. De Madrid est venue Maisterravalbuena, où l’on retrouve avec plaisir la poésie conceptuelle de Maria Loboda.
Navid Nuur, Untitled, 2017
Impression 3D, peinture de camouflage militaire, mine de plomb, moulage de main, polyuréthane, résine, bois, peinture blanche • 130 × 90 cm • Galerie Martin van Zomeren, Amsterdam • Courtesy galerie Martin van Zomeren, © Jhoeko
Du Portugal – où l’avenir du marché de l’art européen se joue actuellement, selon ce qu’il se murmure (l’installation de la foire madrilène Arco n’y est pas pour rien, ni les facilités fiscales octroyées aux ressortissants de l’Union) –, soulignons surtout la grande qualité des galeries historiques. À commencer par Vera Cortês, qui fait également une entrée appréciée au départ de Lisbonne. Grande connaisseuse de la scène française, elle promeut notamment l’exigeant travail de Benoît Maire, Mircea Cantor, Yona Friedman ou Enrique Martínez. Son concitoyen Pedro Cera, qui propose des œuvres de Tobias Rehberger ou de la remuante activiste Marinella Senatore, l’accompagne pour la première fois lui aussi.
Abstractions pur arabica
Kun-yong Lee, The Logic Of Space, 1975
Photo gélatino-argentique • 48 × 59 cm ; 48,5 × 59 cm ; 47,7 × 59 cm ; 48,5 × 59 cm • Galerie Hyundai, Séoul. • Courtsey de l’artiste et de la galerie Hyundai © Kun-yong Lee
Sans doute tout aussi considéré, le débarquement de la coréenne Hyundai. Représentant Ai Weiwei, François Morellet ou Thomas Struth, ce poids lourd asiatique met dans ses mégavalises quelques spécimens de la jeune garde de Séoul, Kunyong Lee, Seungtaek Lee et Park Hyunki, héritier de Nam June Paik. Citons enfin Peter Kilchmann (Zurich), Karma (New York), Sorry We’re Closed (Bruxelles), Martin van Zomeren (Amsterdam) et Truth and Consequences (Genève). Mais nos chouchous viennent de Colombie : l’Instituto de Visión (Bogotá), qui dévoile ici les abstractions aussi politiques qu’alléchantes de Felipe Arturo, à base de café et de sucre.
FIAC 2017
Du 19 octobre 2017 au 22 octobre 2017
Grand Palais • 7 Avenue Winston Churchill • 75008 Paris
www.grandpalais.fr
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