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TENDANCES

Photographie : 15 talents à suivre, du figuratif à l’abstrait

le 10 novembre 2021 à 16h11

Les grands rendez-vous de la photo auront bien lieu cette année en novembre. De Paris Photo au singulier salon Approche, Beaux Arts a repéré pour vous des artistes de tous âges, qui rivalisent d’imagination dans la réinvention du médium.

Caroline Corbasson, pollinisatrice d’étoiles

Née à Saint-Étienne en 1989. Vit et travaille à Paris. Représentée par la galerie L’Inlassable, Paris.

Portrait de Caroline Corbasson
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Portrait de Caroline Corbasson

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© Andrea Montano

Les planètes, les étoiles, les ondes magnétiques ou encore la botanique. Le champ d’expérimentation de Caroline Corbasson est aussi infiniment grand que petit. En résidence au Laboratoire d’astrophysique de Marseille, la jeune artiste française s’est plongée dans les archives photographiques du lieu, gigantesque « réserve de ciel étoilé » constituée de négatifs noir et blanc des années 1960. De cette immersion naîtra un univers singulier, à la croisée entre art et science, et qu’elle transpose sur divers médiums, sculptures, vidéos, dessins et photographies. Pour ces dernières, réalisées en collaboration avec le photographe Andrea Montano, elle redonne vie et couleur à des instantanés mystérieux de la galaxie, qu’elle associe à une nuée de pollen. Une invitation au voyage entre deux mondes, la tête toujours dans les étoiles.

Caroline Corbasson, Pollen
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Caroline Corbasson, Pollen, 2021

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Photographie • © Caroline Corbasson / courtesy L’Inlassable, Paris.

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À voir à PhotoSaintGermain et au salon Approche

Payram, alchimiste du portrait

Né à Téhéran en 1959. Vit et travaille à Paris. Représenté par la galerie Maubert, Paris.

Autoportrait de Payram
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Autoportrait de Payram

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© Payram

Spécialiste de l’argentique et de sa fragilité, le photographe iranien Payram s’aventure sur les territoires de l’abstraction et expérimente, à la manière d’un alchimiste, la transformation de la matière au contact de la couleur. À partir de tirages noir et blanc des années 1990, il fait jaillir des portraits flous où les formes se dissolvent au contact du pigment, jusqu’à dévorer les chairs. Depuis plus de trente ans, Payram fige dans la lumière la précarité du médium et des visages qu’il dessine pour donner vie à des visions quasi mystiques qui occupent l’esprit et absorbent tout. Un écho photosensible à sa condition d’exilé (il a fui l’Iran en 1983), qu’il matérialise ici comme un cri muet.

Payram, Deux ou trois choses que je sais d’elle
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Payram, Deux ou trois choses que je sais d’elle, 1995–2021

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Photographie • © Payram / Courtesy Maubert, Paris.

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À voir à Paris Photo

Jessica Backhaus, sculptrice des ombres

Née à Cuxhaven en 1970. Vit et travaille à Berlin. Représentée par Robert Morat Galerie, Berlin.

Portrait de Jessica Backhaus
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Portrait de Jessica Backhaus

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© Ilaria Turba.

Figure de proue de la photographie allemande actuelle, Jessica Backhaus part sans cesse à la recherche de nouveaux moyens d’expression. D’abord connue pour ses natures mortes, fragments d’objets du quotidien ou perspectives inhabituelles, elle s’est tournée il y a quelques années vers l’abstraction et le jeu libre des matériaux avec la série A Trilogy (2017). Un chemin qu’elle prolonge aujourd’hui avec ses Cut Outs, rassemblés dans une monographie publiée aux éditions Kehrer (Jessica Backhaus, Cut Outs, 2021). Elle y photographie en plein soleil des morceaux de papier transparent, qui, sous la chaleur, se déforment, se dressent et jettent des ombres. Résultat ? Une série à l’abstraction géométrique hautement colorée, composée de façon sculpturale et à laquelle les jeux d’ombre et de lumière confèrent une dimension spatiale.

Jessica Backhaus, 12 Cut Out 44
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Jessica Backhaus, 12 Cut Out 44, 2021

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Photographie • © Jessica Backhaus / VG Bild-Kunst, Bonn et Kehrer Verlag.

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À voir à Paris Photo

Mina Boromand, guidée par son seul subconscient

Née à Téhéran. Vit et travaille à Londres.

Portrait de Mina Boromand
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Portrait de Mina Boromand

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© Mina Boromand.

Environ 2 % de la population n’aurait pas d’« œil mental » et serait incapable de se représenter le visage d’un proche, ou l’image d’un animal. On parle d’aphantasie – du grec phantasia, imagination. Mina Boromand fait partie de ceux dont l’imagination est aveugle, et les souvenirs sans contours. L’Iranienne, aujourd’hui installée à Londres, est malgré tout parvenue à faire de sa pathologie un atout, et un champ d’expérimentation. En étudiant les effets de la maladie, les relations entre sa mémoire et ses représentations visuelles, elle laisse son subconscient la guider, libérée de toute exigence plastique. Le déracinement et l’exil en toile de fond, elle multiplie les couches à la surface de ses tirages pour enfin donner corps à sa mémoire.

Mina Boromand, I Will Become that which Cannot Come into the Imagination, then I Will Become Non-Existent, Non-Existence (série Aphantasia)
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Mina Boromand, I Will Become that which Cannot Come into the Imagination, then I Will Become Non-Existent, Non-Existence (série Aphantasia), 2019–2021

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Photographie • © Mina Boromand.

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À voir à Paris Photo (lauréate Carte blanche Étudiants 2021)

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