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5 expositions gratuites à voir pour réchauffer le mois de novembre

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Pas de sou ? Pas de souci ! Comme chaque mois, Beaux Arts est parti à la pêche aux expositions gratuites, et en a déniché cinq, de Paris à Clermont-Ferrand en passant par Montreuil, mettant à l’honneur des artistes français et internationaux. Suivez le guide !

Une immersion dans l’adolescence à Montreuil, un focus sur la photographie au féminin dans un espace d’art parisien, un portrait de Tania Mouraud dans une galerie de Clermont-Ferrand, la jeunesse de Robert Combas dans la salle des fêtes d’une mairie…

Comme chaque mois, les expositions gratuites nous offrent de savoureuses échappées vers l’art d’hier et d’aujourd’hui ; dans toute la France, et sans réservation. Alors, on sort ?

À la Maison de l’Amérique latine, 17 artistes textiles

Sandra Monterroso, Expoliada No.6
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Sandra Monterroso, Expoliada No.6, 2023

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Installation, laine teintée au chineal • 217 × 75 × 30 cm • © Roberto Ruiz Courtesy Of Zielinsky

Vous avez aimé découvrir la Colombienne Olga de Amaral à la fondation Cartier ? Non loin de là, sur le boulevard Saint-Germain, la Maison de l’Amérique latine propose un zoom arrière avec son exposition « Une brève histoire de fils », réunion d’une petite vingtaine d’artistes latino-américains travaillant la matière textile, dont les œuvres sont datées des années 1960 à nos jours (avec Olga de Amaral donc, mais aussi Martha Le Parc, Sandra Monterroso, Natalia Villanueva Linares…). La sélection surprend par sa variété – allant du petit format au monumental et de la sculpture à la vidéo – et séduit par la beauté de sa sélection. Coup de cœur : les mobiles cinétiques du Vénézuélien Elias Crespin (rare homme parmi les femmes !), à la grâce de parenthèses dansantes.

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Une brève histoire de fils

Du 10 octobre 2024 au 16 janvier 2025

www.mal217.org

À Clermont-Ferrand, Tania Mouraud face au monde

Tania Mouraud, vue de l’exposition « Pourquoi les collines pleurent-elles ? »
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Tania Mouraud, vue de l’exposition « Pourquoi les collines pleurent-elles ? », 2024

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Courtesy Tania Mouraud et Galerie Claire Gastaud, Clermont Ferrand / © Ludovic Combe

Tania Mouraud (née en 1942) est une artiste de l’écriture, notamment connue pour ses fresques monumentales où de hautes lettres noires s’étirent jusqu’à l’illisibilité. À 82 ans, elle poursuit ses explorations et en expose le résultat à Clermont-Ferrand, entre les murs de la galerie Claire Gastaud. La série « Pasik » (2024) entremêle des lignes dansantes, pas si gaies cependant, souffle la critique Cécile Renoult dans le texte de l’exposition : « Le poème, de source yiddish, se brouille comme un regard embué de larmes. » La série « Gaufrages » (2023–2024) joue, quant à elle, de vides et de reliefs, menant le regard à se concentrer sur les volumes du papier japonais resté impeccablement blanc. Plus anciens, les ballots de paille plastifiés de « Borderland » (2007–2010) troublent le reflet des champs qui les entourent, offrant un zoom fascinant sur l’industrialisation de l’agriculture. Un ensemble riche, dont l’abstraction apparente s’associe à une réflexion sur le monde actuel.

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Tania Mouraud. Pourquoi les collines pleurent-elles ?

Du 3 octobre 2024 au 23 novembre 2024

www.claire-gastaud.com

À Paris, la figuration libre par le peintre Robert Combas

Vue de l’exposition « Robert Combas, début des années 80 : intimité, humour – face au grotesque du monde » à la mairie du 5e arrondissement de Paris
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Vue de l’exposition « Robert Combas, début des années 80 : intimité, humour – face au grotesque du monde » à la mairie du 5e arrondissement de Paris

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© Mairie du 5e arrondissement

Il le suit depuis de nombreuses années, au point d’associer son nom au sien : fou de figuration libre, le collectionneur Didier Moiselet a acquis depuis ses jeunes années de très nombreuses œuvres de Robert Combas (né en 1957) – qui est, avec son acolyte Hervé Di Rosa, le cofondateur de ce mouvement. Cet automne, l’homme a choisi d’en prêter une partie à la mairie du 5e arrondissement de Paris. Toutes ont été réalisées au début des années 1980, alors que l’artiste était encore un jeune trublion sans moyen. Sur les cimaises élevées dans la grandiose salle des fêtes, sont présentés des toiles libres, sans châssis, des draps, des cartons d’emballages, couverts de personnages outrés, d’animaux dingos et de figures de la culture populaire malmenées. Un défilé savoureux, plein de sève, gorgé de jeunesse.

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Robert Combas. Débuts des années 80

Du 17 octobre 2024 au 21 novembre 2024

mairie05.paris.fr

À l’Espace Art Absolument, la photographie au féminin

Nhu Xuan Hua, Chen (Portrait Au Miroir)
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Nhu Xuan Hua, Chen (Portrait Au Miroir), 2024

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Impression jet d’encre sur papier titanium • 140× 105 cm • Courtesy Nhu Xuan Hua et Galerie Anne Laure Buffard, Paris

Inauguré en 2017, l’Espace Art Absolument a récemment ouvert un nouveau chapitre de son histoire en déménageant de la rue Louise Weiss dans le 13e arrondissement de Paris à la rue Monsieur le Prince dans le 6e. Son exposition « Elles d’abord ! Elles encore ! » profite de l’ouverture du mois de la photographie – avec la foire Paris Photo, le festival Photo Days… Se tournant ainsi vers les plus importantes représentantes actuelles de ce médium, elle expose les dernières productions d’artistes internationalement renommées telles que l’Américaine Nan Goldin, la Française Bettina Rheims, la Sud-Africaine Zanele Muholi, ou encore la Franco-Malgache Malala Andrialavidrazana (dont le travail est aussi visible au Palais de Tokyo). Une belle sélection.

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Elles d’abord, elles encore !

Du 6 novembre 2024 au 15 décembre 2024

www.artabsolument.com

À Montreuil, dans l’intimité de l’adolescence

Juliette Mas, Portrait de Betty
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Juliette Mas, Portrait de Betty

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© Juliette Mas

Elles ont passé des portes que personne, jusqu’ici, n’avait osé franchir. Pour faire le portrait de l’adolescence aujourd’hui (sujet ô combien complexe), l’autrice Jo Witek et la photographe Juliette Mas ont rencontré 21 jeunes Français… dans leur chambre, autrement dit dans leur intimité la plus secrète. Ensemble, elles en ont fait un livre – publié par les éditions de La Martinière Jeunesse. Sa publication est accompagnée d’une exposition au centre Tignous d’art contemporain de Montreuil, dont les deux femmes se déclarent à la fois artistes et commissaires. L’immersion, résultat de quatre années de travail en duo, offre une percée sensible dans un âge où jeunes hommes et femmes muent et se construisent. Une approche délicate et intéressante.

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Chambres adolescentes

Du 16 novembre 2024 au 4 janvier 2025

centretignousdartcontemporain.fr

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