Expos gratuites

5 expos gratuites qui ensoleillent le mois de juin

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Les vacances d’été approchent et, avec elles, le besoin urgent d’économiser avant de partir au soleil ? Pas de quoi empêcher nos sorties culturelles ! La preuve en cinq expositions gratuites à voir du nord au sud de la France, à Paris, Montreuil, L’Isle-sur-la-Sorgue et Villeneuve-d’Ascq.

Redécouvrir le frère oublié de Jackson Pollock, emmener les enfants voir une belle exposition autour du langage des artistes, s’émerveiller de l’engagement d’artistes femmes, interroger notre rapport à l’avenir…

De centres d’art en fondations, cette nouvelle sélection d’expos gratuites multiplie les grands écarts pour un mois de juin éclectique. Plus que jamais placée sous le signe de la découverte, elle vous permettra, en outre, de ne pas dépenser un sou !

À Montreuil, le travail dans l’œil de Charles Pollock

Charles Pollock, vue de l’exposition « Quel travail ? » au centre Tignous d’Art Contemporain de Montreuil
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Charles Pollock, vue de l’exposition « Quel travail ? » au centre Tignous d’Art Contemporain de Montreuil, 2025

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© Atelier Find Art, CentreTignous

Connaissez-vous Charles Pollock (1902–1998) ? Frère aîné de la superstar de l’expressionnisme abstrait Jackson Pollock, l’homme a passé sa vie dans l’ombre ; peu regardé, peu collectionné, il est ces jours-ci réhabilité par le centre Tignous d’art contemporain à Montreuil, qui met en dialogue quelques-uns de ses très beaux et sensibles portraits de travailleurs, réalisés dans les années 1930, avec quatre artistes contemporains. Dont le photographe Jean-Louis Schoellkopf, sensible aux petites mains invisibles des usines de Mulhouse, mais aussi la cinéaste Isabelle Rèbre, grande connaisseuse de Charles Pollock, qui lui rend hommage avec un saisissant plan-séquence sur les traces d’un ramasseur de canettes dans les rues de New York.

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Quel travail ?

Du 2 mai 2025 au 19 juillet 2025

centretignousdartcontemporain.fr

À deux pas du LaM, une expo-atelier pour comprendre le langage des artistes

Vue de l’exposition « Fais-moi signe. Le langage secret des artistes » à la Ferme d’en Haut
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Vue de l’exposition « Fais-moi signe. Le langage secret des artistes » à la Ferme d’en Haut

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© N.Dewitte / LaM

Fermé pour travaux depuis l’automne 2024, le LaM de Villeneuve-d’Ascq multiplie cette année les projets hors-les-murs. Avec, notamment, une sympathique exposition destinée aux enfants qui se tient à la Ferme d’en Haut, centre culturel situé à cinq minutes en voiture du musée. Dessins, peintures et photographies, signés Annette Messager, Etel Adnan, Jean Dubuffet, Giorgio Griffa ou François Morellet, concentrent un bel aperçu des collections du LaM. Ils s’accompagnent d’une médiation interactive destinée aux plus jeunes, invités à manier les outils et matériaux des artistes pour apprendre à parler le même langage qu’eux, à partir de couleurs, de signes et d’écritures. Une sympathique proposition entre exposition et atelier, imaginée à quatre mains par Anne-Gaëlle Le Flohic, responsable de la médiation au musée, et Marie-Amélie Senot, responsable du fonds d’art contemporain.

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Fais-moi signe. Le langage secret des artistes

Du 5 avril 2025 au 6 juillet 2025

lafermedenhaut.villeneuvedascq.fr

À L’Isle-sur-la-Sorgue, les artistes femmes lèvent le poing

Prune Nourry, Vénus (Jeanne), Vénus (Louise), Vénus (Gloria)
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Prune Nourry, Vénus (Jeanne), Vénus (Louise), Vénus (Gloria), 2024

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© Bertrand Michau

« Engagées » ! C’est sous ce titre accrocheur – et annonciateur – que la Villa Datris dévoile sa nouvelle exposition dédiée à la sculpture contemporaine, ainsi consacrée aux artistes femmes et à leurs œuvres les plus politiques. Encore, diront peut-être les tristes sires ? Peut-être, mais on ne boude pas notre plaisir d’y (re)voir l’impressionnant travail textile de la Polonaise Magdalena Abakanowicz, les perles savamment maniées de Beya Gille Gacha, la délicatesse toujours bluffante d’Eva Jospin, la férocité plastique d’Anita Molinero… 64 artistes en tout – de l’Espagnole Pilar Albarracín à l’Afghane Kubra Khademi, et de l’Indienne Anita Dube à l’Étasunienne Amy Bravo – dessinent un tour du monde de l’engagement au féminin, qui saisit et émeut. Décidément, on ne se lasse pas !

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Engagées

Du 17 mai 2025 au 2 novembre 2025

fondationvilladatris.fr

À la fondation EDF, le futur en question(s)

Agnieszka Kurant, Lottocracy
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Agnieszka Kurant, Lottocracy, 2025

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© Marc Domage / Fondation groupe ED

Au cœur du 7e arrondissement, entre un magasin de vêtements et un autre, la fondation EDF dénote singulièrement. Nichée au fond d’un passage discret, elle multiplie les expositions collectives autour de sujets de société ; on y a réfléchi à l’écologie, au surtourisme, aux fausses informations… Place désormais à notre rapport à l’avenir. Inquiet, rêveur, incertain, pessimiste : faites vos jeux, en trois chapitres – « Certitude et incertitude », « Magie et science », « Libre arbitre » – et 27 artistes ! Où l’on croise une toupie qui tourne indéfiniment (Tom Barbagli), 69 750 dés agencés en cyclone (Evariste Richer), une vraie-fausse machine de loterie (Agnieszka Kurant) et un enfant qui se demande « Suis-je vraiment libre ? » (Mircea Cantor). Juste de quoi nous plonger dans un abîme de doutes ; mais n’est-ce pas ce qui fait la beauté de l’avenir ? Bon à savoir : ce jeudi 5 juin à 18h30, le sociologue Gérald Bronner, commissaire scientifique, animera une conférence gratuite autour du thème de l’exposition.

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Ce que l'horizon promet

Du 12 mars 2025 au 28 septembre 2025

fondation.edf.com

À l’Institut suédois, une nouveauté qui ne date pas d’hier

Vue de l’exposition « Un monde nouveau. Révolutions artistiques et sociétales au XVIII<sup>e</sup> siècle » à l’Institut Suédois
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Vue de l’exposition « Un monde nouveau. Révolutions artistiques et sociétales au XVIIIe siècle » à l’Institut Suédois

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© (Voyez-Vous) Vinciane Lebrun

Jusqu’ici, on avait l’habitude de fréquenter l’Institut suédois pour ses expositions pointues d’art contemporain et de design, pour son joli café Fika et pour son jardin. Mais une nouveauté, depuis le 17 mai dernier, nous fait approcher un pan méconnu de ses richesses : sa collection permanente. Celle-ci permet de redécouvrir l’histoire des lieux, qui débute en 1965 lorsque l’historien de l’art Gunnar W. Lundberg s’intéresse de près à cet hôtel particulier du centre de Paris ; séduit, l’homme se met en tête de convaincre l’État suédois d’acquérir la ruine, pour pouvoir y exposer sa collection. Celle-ci compte pas moins de 700 peintures et 1 400 dessins, entre autres sculptures et livres anciens. La plupart datent du XVIIIe siècle, et se découvrent en partie ici, en regard d’une petite exposition temporaire (jusqu’au 26 octobre 2025), dédiée à l’artiste, décorateur de théâtre et architecte Louis-Jean Desprez (1743–1804), au centre de nombreux échanges culturels entre la France et la Suède.

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Un monde nouveau. Révolutions artistiques et sociétales au XVIIIe siècle

Du 17 mai 2025 au 16 mars 2028

paris.si.se

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