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Sélection

6 expos mode taillées pour l’été

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Publié le , mis à jour le
De la genèse de la robe Mondrian d’Yves Saint Laurent à l’aventure couture de Jacques Henri Lartigue en passant par un défilé de costumes d’opéra à Moulins, cet été les expositions explorent la mode sous toutes ses coutures. Beaux Arts vous a concocté une sélection sur-mesure !

1. Et Mondrian se fit couture !

Pour la nouvelle présentation de ses collections, le musée Yves Saint Laurent à Paris a choisi – au-delà des grands thèmes qui font l’essence de la maison – de mettre l’accent sur deux créations majeures du couturier, bouleversant à jamais les liens entre art et mode. Avec son esthétique épurée, ses lignes géométriques et ses couleurs primaires, la robe Mondrian, droite, courte et caractéristique des sixties, a contribué à populariser l’artiste néo-plasticien en France. Et non l’inverse ! Yves Saint Laurent transforme ainsi l’héritage d’un artiste en une interprétation textile. Une révolution qu’il perpétue en collaborant en 1969 avec l’artiste Claude Lalanne. Cette dernière réalise des moulages du corps du mannequin Veruschka, qui viendront orner deux robes de mousseline vaporeuse, bleue et noire. Un mélange de sculpture et de parure unique en son genre.

Yves Saint Laurent, Trois robes de cocktail, « hommage à Piet Mondrian », portées par des mannequins devant « Composition avec rouge, jaune, bleu et noir » (1921) lors d’une rétrospective du peintre Piet Mondrian, Musée municipal de la Haye, 12 janvier 1966.
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Yves Saint Laurent, Trois robes de cocktail, « hommage à Piet Mondrian », portées par des mannequins devant « Composition avec rouge, jaune, bleu et noir » (1921) lors d’une rétrospective du peintre Piet Mondrian, Musée municipal de la Haye, 12 janvier 1966.

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© Yves Saint Laurent / Photo Eric Koch / Nationaal Archief

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La révolution Mondrian

Du 2 février 2019 au 31 décembre 2019

2. La mode vue de dos

Pour sa prochaine exposition hors les murs présentée au musée Bourdelle, le Palais Galliera a choisi une thématique originale : la mode côté dos. Dans une société obsédée par l’apparence, et en particulier par le visage, s’intéresser à cette partie du corps souvent oubliée s’avère un choix audacieux. Présentée en début d’année au musée Mode & Dentelle de Bruxelles, « Back Side. Dos à la mode » dévoile une centaine de silhouettes du XVIIIe siècle à nos jours, complétées par des extraits de films et des photographies. Nu, sublimé de dentelle, bouffant ou déformé, le dos révèle tout son pouvoir de fascination sur les couturiers, qui aiment le sublimer et jouer de ses effets de surprise. Les créations iconiques de Guy Laroche, d’Yves Saint Laurent, de Cristóbal Balenciaga ou de Rei Kawakubo dialoguent ainsi sans retenue avec les élégantes sculptures helléniques d’Antoine Bourdelle.

Balenciaga, robe du soir, Automne-Hiver 1961-1962 (à gauche), Jean-Paul Gaultier, « Arabesque », robe-trench, Haute couture, Automne-Hiver 2011-2012 (au centre), Schiaparelli, robe du soir portée par Carina Lau, Haute couture, Printemps-Été 2015 (à droite)
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Balenciaga, robe du soir, Automne-Hiver 1961-1962 (à gauche), Jean-Paul Gaultier, « Arabesque », robe-trench, Haute couture, Automne-Hiver 2011-2012 (au centre), Schiaparelli, robe du soir portée par Carina Lau, Haute couture, Printemps-Été 2015 (à droite)

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© Aurélie Dupuis/ Balenciaga Archives Paris/ Azentis. © Françoise Cochennec / Galliera / Roger-Viollet

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Back Side. Dos à la mode

Du 5 juillet 2019 au 17 novembre 2019

3. Carte blanche au romantisme noir d’Olivier Theyskens

Pour les dix ans de la Cité de la dentelle et de la mode de Calais, un savoir-faire cher à la région, le créateur belge Olivier Theyskens invite à la rêverie par un habile jeu de résonances entre ses créations et les archives du musée, qui accueille des robes d’époque mais aussi des objets propres à l’univers de la dentelle. Découpé par chapitres et volontairement dégagé de toute contrainte chronologique, le parcours s’articule autour de vitrines thématiques qui s’arrêtent sur les sources d’inspiration récurrentes de l’œuvre theyskennienne. On retrouve ainsi le goût du couturier pour les dos affriolants bordés de traînes (encore !), de faux-culs volantés et d’amples crinolines, sa fascination pour le noir, sa maîtrise absolue de l’art du biais, son obsession pour les agrafes et, bien sûr, ses recherches sur la dentelle, une de ses matières de prédilection.

Vue de l’exposition d’Olivier Theyskens à Calais
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Vue de l’exposition d’Olivier Theyskens à Calais

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© Photo Thomas Deschamps et Julien Claessens

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Olivier Theyskens. In praesentia

Du 15 juin 2019 au 5 janvier 2020

4. Jacques Henri Lartigue sous de nouvelles coutures

Si Jacques Henri Lartigue est connu pour ses talents de peintre et de photographe, on oublie souvent que l’artiste touche-à-tout à l’imagination sans limite a également exercé ses talents dans le monde de la mode. C’est sur cet aspect oublié de son travail que l’exposition organisée par le musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq entend lever le voile. Dès son plus jeune âge, Jacques Henri Lartigue croque les élégantes croisées lors de ses promenades au bois de Boulogne ou aux champs de course, se faisant le témoin de toute une époque. Initié à la décoration d’intérieur par sa mère, il réalisera dans les années 30 des décors de gala éphémères démesurés, ou encore des variations de motifs floraux pour la maison de soierie lyonnaise Bianchini Férier. Les trente ans d’amitié avec la couturière Madame Carven sont également mis en lumière à travers des photographies et illustrations pour la presse spécialisée, ainsi que sa collaboration avec la maison milanaise de tissus d’art Fede Cheti. Un esprit libre mais fidèle !

À gauche, “Appartement du photographe Hiro décoré avec du papier peint pour lequel Lartigue créa le motif, New York, 1966”, photographie de Jacques Henri Lartigue datant de 1966 et à droite, une robe longue des Maisons Bianchini-Férier et Schiaparelli, d’après un motif attribué à Jacques Henri Lartigue (vers 1937)
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À gauche, “Appartement du photographe Hiro décoré avec du papier peint pour lequel Lartigue créa le motif, New York, 1966”, photographie de Jacques Henri Lartigue datant de 1966 et à droite, une robe longue des Maisons Bianchini-Férier et Schiaparelli, d’après un motif attribué à Jacques Henri Lartigue (vers 1937)

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Taffetas mousseline crêpe, imprimé. Soie. • Coll. Paris, AAJHL. Lyon, musée des Tissus et des Arts décoratifs • Photographie Jacques Henri Lartigue © Ministère de la Culture - France / AAJHL. © Brochier Soiries / MTMAD Lyon – Pierre Verrier

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Fantaisies. Jacques Henri Lartigue, décors et haute couture

Du 12 mai 2019 au 22 septembre 2019

5. De la scène au musée

Parce que les costumes d’opéra sont sujets à toutes les extravagances, le Centre national du Costume de scène à Moulins présente une exposition exceptionnelle à l’occasion des 350 ans de l’Opéra de Paris. De l’ouverture du Palais Garnier en 1875 jusqu’aux productions actuelles de l’Opéra Bastille, les temps forts de la création lyrique sont magistralement scénographiés par Alain Batifoulier et Simon de Tovar à travers une sélection de 150 costumes, toiles de décor, photographies, archives, vidéos et maquettes. Conçue comme un vaste panorama, l’exposition plonge le visiteur dans le répertoire de prédilection de l’Opéra national de Paris, à l’image de Aïda, Roméo et Juliette, la Flûte Enchantée ou Carmen. Un voyage kaléidoscopique autour des grands courants esthétiques du ballet et de l’opéra, avec un focus sur les savoir-faire uniques des ateliers de couture.

À gauche, le costume réalisé par Jean-Denis Malclès pour le personnage de Rézia dans “Obéron”, opéra de Carl Maria von Weber (mise en scène Maurice Lehmann – Opéra national de Paris, 1954) et à droite, le costume réalisé par Nonu Corte-Real pour le personnage de Méphisto dans “Arepo”, ballet de Maurice Béjart (Opéra national de Paris, 1986)
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À gauche, le costume réalisé par Jean-Denis Malclès pour le personnage de Rézia dans “Obéron”, opéra de Carl Maria von Weber (mise en scène Maurice Lehmann – Opéra national de Paris, 1954) et à droite, le costume réalisé par Nonu Corte-Real pour le personnage de Méphisto dans “Arepo”, ballet de Maurice Béjart (Opéra national de Paris, 1986)

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© CNCS / Florent Giffard

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Habiller l’opéra : costumes et ateliers de l'Opéra de Paris

Du 25 mai 2019 au 3 novembre 2019

6. Trésors de broderie

Cette année, le musée de la Mode d’Albi aborde la broderie sous toutes les coutures ! En ne répondant à aucune logique chronologique, l’exposition invite à la contemplation en dévoilant tout un panel de pièces magnifiées par cet art délicat de l’ornementation. Perles, fils, accessoires en métal, manches tissées, boutons brodés à la main, jeux de contrastes et de reliefs… tous les détails que confère ce travail minutieux sont mis en lumière. Ouvert en 2012 par Dominique Miraille, collectionneur passionné de mode et de costumes anciens, ce lieu aménagé dans un ancien couvent fait côtoyer un costume d’académicien avec son épée, une robe perlée des années 20, un gilet d’homme du XVIIIe siècle ou encore des créations brodées par une petite main de chez Chanel et Givenchy. Une traversée à travers les époques qui nous fait voyager du XVIIIe siècle aux années 2000.

Vue de l’exposition « Broderie » au Musée de la Mode à Albi
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Vue de l’exposition « Broderie » au Musée de la Mode à Albi

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© Studio Tchiz – Albi

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Broderie

Du 30 mars 2019 au 29 décembre 2019

Retrouvez dans l’Encyclo : Piet Mondrian

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