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Lyon

Au musée des Beaux-Arts de Lyon, une expo sur la mondialisation entend décentrer notre regard

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Ouvrir la voie aux « nouveaux mondes » ? Au musée des Beaux-Arts de Lyon, une exposition explore la mondialisation à l’aune d’un art sans frontière, à travers un parcours qui mêle toutes les époques et toutes les techniques.
Warlukurlangu (Stewart, Paddy, Japaljarri), coopérative d’artistes fondée en 1985, Panapardu jukurrpa, Flying Ant Dreaming
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Warlukurlangu (Stewart, Paddy, Japaljarri), coopérative d’artistes fondée en 1985, Panapardu jukurrpa, Flying Ant Dreaming, juin 2000

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Acrylique sur toile • Coll. Musée d'Art Contemporain, Lyon • © Collection macLYON - Photo Blaise Adilon

Certains ont beau vouloir dresser des murs, l’art est un passe-muraille, et il en va ainsi depuis que le monde est monde. Sans frontières, le panorama qui compose le parcours « Connecter les mondes » mêle toutes les époques, toutes les techniques.

Pour cette démonstration globale, le musée des Beaux-Arts de Lyon, aux collections universelles, a convié le musée d’Art contemporain, grande vitrine de la scène internationale.

Ouvrir la voie aux « nouveaux mondes »

Géraldine Kosiak, H 1281
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Géraldine Kosiak, H 1281, 2020

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Acrylique sur carton et texte • 80 × 60 cm • Coll. Musée d’Art Contemporain, Lyon • © Collection macLYON – Photo Blaise Adilon

La mondialisation ne date pas d’aujourd’hui. L’exposition décentre le regard et arrache les étiquettes des « Écoles » (française, italienne…), rappelant que les humains échangent depuis plus de 5 000 ans.

Les monnaies et les céramiques circulent, les cartes et les globes dessinent un nouvel horizon, souvent à conquérir. Les royaumes ibériques ont ouvert la voie en foulant de « nouveaux mondes ». En Asie, la présence portugaise donne naissance à un art hybride, dit « luso-asiatique », déployé en trois précieuses broderies. Ce récit interculturel se confond avec l’histoire, douloureuse, des conquêtes impérialistes. Elles feront la prospérité des marchands des multinationales hollandaises au XVIIe siècle, qui se font tirer le portrait entourés de leurs produits venus d’ailleurs, signes de prospérité.

La diversité, un merveilleux continent

Mais à quoi bon ?, répond une vanité de Mario Merz, arte povera composé d’un empilement de journaux. Du « Nous » aux « Autres », les dernières salles de l’exposition s’attardent sur les artistes qui, de Joseph, modèle noir dessiné par Géricault, à la peinture métissée de Wifredo Lam, se sont enrichis au contact de la diversité, ce merveilleux continent !

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Connecter les mondes

Du 21 juillet 2024 au 1 septembre 2024

www.mba-lyon.fr

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