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Giovanni Segantini, Midi dans les Alpes, 1891
Huile sur toile • 78 × 71,5 cm • Coll. Segantini Museum, Saint-Moritz • © Stephan Schenk
Ferdinand Hodler, Le Lac Léman et le mont Blanc à l’aube (octobre), 1917
La montagne magique d’Hodler
Paysagiste majeur, Hodler privilégie les panoramas de montagne en les stylisant, les élevant à au statut de métaphores et de mythes. La splendeur horizontale et plénière des montagnes sublime la Suisse en lui donnant une portée universelle, une impression de genèse.
Huile sur toile • 61 × 128 cm • Coll. MAH musées d’Art et d’Histoire, Genève • © akg-images
Édouard Vallet, Dimanche matin, 1908-1909
Vallet intime
À cette époque précisément, Vallet rejoint le Valais et ne cessera d’y peindre ses paysages et ses gens. Des montagnes cependant, il peint surtout leur valeur plastique, les volumes et les lignes. Il y introduit savamment des scènes intimistes évitant tout pittoresque ou évocation mièvre.
Tempera et huile sur toile • 105 × 105 cm • Coll. Kunsthaus Zürich • © SIK-ISEA, Zürich
Giovanni Giacometti, Floraison (Fioritura), 1900
Giacometti dans les pas de Van Gogh
L’éclat vif des couleurs réverbéré par la cime des montagnes, cerne cette scène familiale. La lumière éclabousse le tableau à la manière de Van Gogh. Tous les motifs signent une séquence saisie à son plus haut degré de plénitude (cerisiers en fleurs, maternité, herbe vive, ciel pur).
Huile sur toile • 100 × 80 cm • Coll. Bündner Kunstmuseum Chur, Coire • © SIK-ISEA, Zürich
Félix Vallotton, Coucher de soleil, ciel orange, 1910
La magie de Valloton
L’éventail des ocres éblouissants, aux valeurs contrastées, synthétise
un instant magique pour atteindre à une véritable épiphanie, quasi sacrale.
Huile sur toile • 54 x 73 cm • Coll. Kunstmuseum Winterthur, Winterhour • © SIK-ISEA, Zurich
Alexandre Perrier, Le Lac Léman et le Grammont, 1901
Perrier sur la voie de l’abstraction
Sujets d’étude constants, ces lieux sont pour Perrier le moyen d’expérimenter différentes factures. Ici, il s’approche d’une pratique divisionniste chère à Segantini, les touches sont plus étirées et s’adaptent au terrain. On pressent déjà son évolution vers une abstraction qui dessinera des lignes en soulignant seulement les contours.
Huile sur toile • 71 × 93 cm • Coll. MAH musées d’Art et d’Histoire, Genève • © MAH musées d’Art et d’Histoire, Genève
Hans Emmenegger, Neige fondante, 1909
Les paysages mélancoliques d’Emmenegger
Hans Emmenegger est le peintre des forêts obscures et des fontes de neige qu’il éclaire de flaques de lumière. La sensibilité symboliste du peintre « abstraitise » son sujet : aplats et fragmentation de l’espace apportent une impression d’étrangeté et de mélancolie, d’une puissante modernité.
Huile sur toile • 148 x 217 cm • Coll. Sammlung Gemeinde Emmen, Emmenbrücke • © SIK-ISEA, Zurich Philipp Hitz
Modernités suisses (1890-1914)
Du 19 mai 2021 au 25 juillet 2021
Musée d'Orsay • Esplanade Valéry Giscard d'Estaing • 75007 Paris
www.musee-orsay.fr
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Un bol d’air pur avec Segantini
Peintre des Alpes, des heures et des instants transitoires (les aubes, midi, les crépuscules), Segantini déménagea plusieurs fois, s’installant toujours plus haut pour saisir ces moments de lumière fugaces. Ce qu’il aimait, capter les éclats de lumière, la transparence de l’air, la pureté des cimes.