Art contemporain

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Les envoûtantes partitions visuelles de Chen Jiang-Hong à la galerie Taménaga

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Publié le , mis à jour le
À la galerie Taménaga, une quarantaine de tableaux de l’artiste chinois Chen Jiang-Hong se lisent telles des partitions de musique, des variations de couleurs comme des sons tragiques. On écoute, oreille tendue, pupille dilatée, les morceaux de ses grandes toiles inspirés des classiques, de Brahms à Bizet en passant par Wagner…
Chen Jiang-Hong, Aida – Gloria all’Egitto, Giuseppe Verdi
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Chen Jiang-Hong, Aida – Gloria all’Egitto, Giuseppe Verdi

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© Galerie Taménaga

Ce sont d’immenses formats qui immergent le spectateur et le confrontent à des gestes sûrs et vifs, de larges coups de brosses qui traitent la peinture à l’huile comme une encre diluée aux mille nuances ; des atmosphères symphoniques avec leurs variations de rythmes et leurs notes merveilleuses.

Tristan et Iseult, Richard Wagner ; Chant grégorien ; Valse triste, Jean Sibelius… Les titres des œuvres disent le dévouement de l’artiste à la musique, laquelle, selon lui, partage une essence commune avec la peinture. Ainsi, l’envie nous prend de réécouter le Prélude à l’Après-midi d’un faune de Claude Debussy devant cette grande toile aux teintes champêtres du même nom, la touche jaune d’or au centre du tableau nous susurrant les rêves voluptueux de cette créature fantastique.

Mélomane depuis l’enfance

Cette obsession pour la musique, Chen Jiang-Hong (né en 1963) l’entretient depuis l’âge de huit ans, lorsqu’il se met à jouer du violon chinois erhu, un instrument traditionnel qu’un professeur de musique lui a prêté pour qu’il s’entraîne chez lui. « J’étais très fier. Je pratiquais, chaque jour, avec acharnement. Un jour, il a convoqué tous les enfants dans son bureau pour évaluer notre niveau. Quand ce fut mon tour, il m’a dit : ‘La musique n’est pas faite pour toi. Pose l’instrument et trouve une autre activité.’ Ces mots m’ont bouleversé. De retour à la maison, j’ai fondu en larmes. »

Chen Jiang-Hong, À gauche : “Prélude à l’Après-midi d’un faune, Claude Debussy” ; À droite : “Rêverie, Claude Debussy”
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Chen Jiang-Hong, À gauche : “Prélude à l’Après-midi d’un faune, Claude Debussy” ; À droite : “Rêverie, Claude Debussy”

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© Galerie Taménaga

De la Chine à la France

Son parcours sera donc celui d’un peintre talentueux, à la technique irréprochable : il étudie à l’École des beaux-arts de Tianjin puis à l’Académie centrale des beaux-arts de Chine à Pékin, et en 1987, obtient sa première exposition personnelle au Beijing Concert Hall. La même année, il part s’installer en France et ouvre alors son répertoire musical aux œuvres occidentales tout en se tournant vers l’illustration. Sa pratique s’affirme, se libère encore jusqu’à atteindre ce degré d’épanouissement et de sagesse, visible à la galerie Taménaga dès le 3 octobre.

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Chen Jiang-Hong

Du 3 octobre 2024 au 26 octobre 2024

www.tamenaga.com

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