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À Pompéi, de nouvelles fouilles révèlent que la cité a été réoccupée par des survivants après l’éruption

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Le site archéologique de Pompéi
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Le site archéologique de Pompéi

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© Jon Arnold Images / hemis

Une découverte étonnante vient d’être faite à Pompéi à l’occasion de nouvelles fouilles. Ce mercredi 6 août, la direction du fameux site archéologique italien a annoncé que des traces de vie postérieures à l’éruption du Vésuve de l’an 79 avaient ainsi été mises au jour.

Une découverte qui chamboule notre vision d’une cité romaine totalement figée dans le temps, ensevelie sous des mètres cubes de cendres volcaniques, et où toute vie aurait cessé depuis la catastrophe, il y a près de deux millénaires.

Des survivants venus se réinstaller dans la cité ensevelie sous les cendres

« Les gens vivaient dans des conditions précaires, sans les infrastructures et services typiques d’une cité romaine. »

Première information souvent méconnue du grand public : sur les 15 000 à 20 000 âmes qui habitaient Pompéi, la plupart ont en réalité survécu au drame, seuls 1 100 à 1 300 corps ayant été retrouvés. Mais les spécialistes ignoraient jusqu’ici que certains de ces survivants, qui n’avaient sans doute pas les moyens de recommencer une vie dans une autre ville, seraient revenus (rejoints par d’autres personnes sans abri venues d’ailleurs) s’installer dans la zone dévastée afin de réinvestir des habitations et ratisser les décombres à la recherche d’objets.

Les archéologues ont découvert de nouvelles preuves indiquant la réoccupation de Pompéi après l’éruption du Vésuve en 79 après JC
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Les archéologues ont découvert de nouvelles preuves indiquant la réoccupation de Pompéi après l’éruption du Vésuve en 79 après JC, août 2025

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© Handout / POMPEII ARCHAEOLOGICAL PARK / AFP

Les fouilles ont en effet démontré que plusieurs personnes, faisant fi de la triste mer de cendres qui avait remplacé l’opulente cité, avaient, juste après le drame, élu domicile dans les étages supérieurs non engloutis de certaines maisons, et installé des fours et des moulins de fortune dans les anciens rez-de-chaussée devenus des caves.

Une hypothèse déjà envisagée mais jamais prouvée jusqu’alors

Dans son communiqué, la direction du site décrit « un ensemble informel où les gens vivaient dans des conditions précaires, sans les infrastructures et services typiques d’une cité romaine ». « Un regroupement précaire et gris, une sorte de campement, une favela entre les ruines encore visibles de la Pompéi d’autrefois », précise le directeur des lieux, Gabriel Zuchtriegel, qui rappelle que les hypothèses concernant une réoccupation du site avaient jusqu’à présent été systématiquement « balayées sans aucune documentation ».

Une preuve de plus que ce parc archéologique de 22 hectares, dont un tiers demeure encore enterré sous les cendres, recèle encore bien des mystères inexplorés !

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Pompéi

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