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Après une dizaine d’années de travaux, le voilà prêt à rouvrir ses portes. Implanté au cœur de Paris depuis 1843, le musée de Cluny, qui abrite les collections nationales du Moyen Âge, révèlera, dès mars-avril, une scénographie « plus accessible tant intellectuellement que physiquement ». Autrefois divisé en métiers et techniques, le parcours s’articule désormais autour d’un axe chronologique fort. Nés de la fusion entre deux bâtiments classés, les thermes antiques du nord de Lutèce (Ier-IIe siècles) et l’hôtel des abbés de Cluny (fin du XVe siècle), ses espaces d’expositions ont été entièrement repensés pour le public à mobilité réduite. Un projet de modernisation ambitieux (21,5 millions d’euros) voué à mettre en avant quelque 1 600 œuvres, dont les incontournables tapisseries de la Dame à la licorne, qui font la renommée internationale du lieu.
Préfiguration du nouveau bâtiment d’accueil du musée de Cluny par l’architecte Bernard Desmoulin
© M. Denancé / musée de cluny – musée national du moyen-âge
Fort d’un millier de verrières à l’échelle de quelque 200 églises, le département de l’Aube s’impose comme la capitale du vitrail en France. Quoi de plus naturel pour lui que d’investir près d’un million dans la création d’une institution consacrée à cet art datant de l’Antiquité tardive (IIIe-VIIIe siècles) ? Celle-ci verra le jour dans l’ancien Hôtel-Dieu de la ville de Troyes, fondé au XIIe siècle par Henri Ier le Libéral, comte de Champagne et partiellement occupé par une branche de l’université de Reims. Dans l’aile ouest, soit 3 000 m2 de ce bâtiment en forme de U : des espaces pédagogiques, des salles d’expositions thématiques présentant une cinquantaine de trésors vitrés, un centre de recherche doté d’une bibliothèque spécialisée, pour s’instruire… encore et toujours. Que les lumières soient !
Centre Culturel – Maison Rachi de Troyes, Arbre de Rachi, 2016–2017
Manufacture Vincent-Petit • © Cité Du Vitrail / © Studio OG
Lee Ufan, Relatum Circle and Straight, 2021
Vue de l’exposition « Requiem » aux Alyscamps • Photo Claire Dorn
Depuis la publication de sa première monographie en langue française en 2012, et la présentation de son projet « Dissonance » dans la chapelle Saint-Laurent-Le Capitole en 2013, Lee Ufan ne cache plus sa passion pour Arles, lieu propice au « renouvel[lement de] ses pensées ». Actuellement à l’affiche de la nécropole des Alyscamps, son exposition « Requiem » (prévue jusqu’en septembre 2022) participe aux célébrations du 40e anniversaire de l’inscription des monuments arlésiens sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Une actualité qui annonce l’inauguration, au printemps prochain, du Lee Ufan Arles, fondation de trois étages réservée aux œuvres de l’artiste coréen au sein de l’hôtel Vernon. Une librairie et des espaces de médiation prendront également place dans ce bâtiment, construit entre le XVIe et le XVIIIe siècles.
En 1985, le plongeur Henri Cosquer découvre, à 37 mètres de profondeur, une grotte paléolithique (- 33 000 et – 19 000 av. J.-C.) qui porte désormais son nom. Le site, associé à la calanque de la Triperie, entre Cassis et Marseille, est classé au titre des monuments historiques en 1992. Une douzaine d’outils en silex, des coquillages marins, une boulette d’argile pétrie d’empreintes, des traces de foyers au sol, ainsi que 500 œuvres d’art pariétal environ y sont recensés. Et l’inventaire est loin d’être fini ! En 2018, le groupe Kléber Rossillon, qui gère douze lieux culturels et touristiques en France, se voit confier la réalisation d’un centre d’interprétation sur les thèmes de la Préhistoire et du réchauffement climatique qui prendra forme au niveau – 2 de la villa Méditerranée, propriété de la Région Sud située à quelques mètres du Mucem. Autre défi : reconstituer cette grotte de 2300 m2 dans un espace de 1750 m2. Prouesse technique qui sera dévoilée au public le 4 juin prochain.
Vue 3D du projet de réplique de la Grotte Cosquer à la Villa Méditérranée
© Kleber Rossillon&Région Provence-Alpes-Côte d’Azur/Sources 3D MC
Après les Carrières de Lumières dans les Baux de Provence, l’Atelier des Lumières dans une fonderie historique du 11e arrondissement de Paris, les Bassins de Lumières dans la base sous-marine de Bordeaux et l’Infinity des Lumières tout récemment inauguré à Dubaï… Cuturespaces, entreprise privée qui assure la gestion de sites patrimoniaux, continue de s’étendre à l’étranger. Ses nouveaux centres d’art numérique ouvriront à Jeju (Corée du Sud), Amsterdam (avril 2022) et New York (juin 2022), respectivement dans un bunker désaffecté, une ancienne usine à gaz, et l’ex-Emigrant Industrial Savings Bank, bâtiment historique du quartier de Tribeca. Sans oublier Séoul, dont le Walkerhill Hotel sera lui aussi reconverti afin d’accueillir des projections de chefs-d’œuvre mises en musique. Tout un programme !
Simulation du spectacle « Gustav Klimt, d’or et de couleurs », à la Fabrique des Lumières, Amsterdam
© akg- images / Erich Lessing ; © De Agostini Picture Library / E. Lessing / Bridgeman Images – © Culturespaces /Nuit de Chine
Le projet pour le futur musée cantonnal des Beaux Arts (MCBA) de Lausanne des architectes Barozzi/Veiga
© Barrozi Veiga
De la réunion de trois institutions culturelles naîtra officiellement, le 18 juin, PLATEFORME 10, quartier des arts situé à côté de la gare de Lausanne. Conçu par le cabinet d’architectes Barozzi Veiga, le nouvel écrin du musée cantonal des Beaux-Arts, alias MCBA, a déjà été inauguré le 5 octobre 2019. Quant aux architectes portugais Manuel et Francisco Aires Mateus, ils supervisent actuellement la construction du bâtiment qui abritera bientôt, non seulement le mudac, l’unique musée de Suisse romande consacré au design et aux arts appliqués contemporains, mais aussi Photo Élysée, dont le fonds compte plus d’un million de phototypes. Cet espace urbain sera assorti d’une librairie-boutique, d’un centre de documentation-bibliothèque, et de restaurants. Ça promet !
Vue 3D du projet de PLATEFORME 10
© Plateforme 10
Plateforme 10
mudac et Photo Élysée ouverts tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h et le jeudi de 10h à 20h • MCBA ouvert tous les jours sauf le lundi, de 10h à 18h, et le jeudi de 10h à 20h.
1 Avenue Louis-Ruchonnet • 1003 Lausanne
www.plateforme10.ch
Vue 3D du nouveau bâtiment du CNCS de Moulins, qui ouvrira ses portes en septembre 2022
© Ateliers Adeline Rispal
Le magnifique CNCS (Centre national du costume de scènes) situé à Moulins travaille depuis 2017 à la réhabilitation d’un bâtiment de 2 000 m2, envisagé comme une réserve et un espace d’expositions supplémentaire. Qu’est-ce que la scénographie ? Telle est la question à laquelle répondra le circuit de visite. En trois temps. Acte 1 : la conception. Acte 2 : la fabrication du spectacle et les ateliers de décors. Acte 3 : les métiers du plateau et de la représentation. Montant des travaux : 5,5 millions. Rideau.
Centre national du costume de scène et de la scénographie
Route de Montilly • 03000 Moulins
www.cncs.fr
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