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Le trésor de la cathédrale de Chartres rouvre au public après 25 ans de fermeture

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Publié le , mis à jour le
Salle capitulaire du trésor de la cathédrale Notre-Dame de Chartres
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Salle capitulaire du trésor de la cathédrale Notre-Dame de Chartres, 2024

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© Drac Centre Val de Loire / Photo François Lauginie

Cela faisait près d’un quart de siècle que ses joyaux restaient dans l’ombre ! À partir de ce samedi 21 septembre, le public pourra enfin (re)découvrir le rutilant trésor de la cathédrale Notre-Dame de Chartres (Eure-et-Loir), l’un des plus emblématiques de France, remontant au moins à l’an 1322.

Le trésor de Chartres a fermé au début des années 2000 pour une cure de jouvence qui, longtemps retardée, a nécessité sept ans de travaux menés par la Drac Centre-Val de Loire, et 6 millions d’euros pris en charge par l’État.

Nautile nacré, colliers de coquillages, châsse émaillée…

Ses 150 œuvres et objets précieux ont été restaurés et mis en valeur par une nouvelle présentation. Parmi ces pièces fabuleuses figurent une navette à encens en forme de navire constituée d’un nautile nacré et d’argent doré (donnée en 1540 par l’évêque Miles d’Illiers), la crosse épiscopale de Mollien, en vermeil et argent émaillé (vers 1896), et le tabernacle de Saint-Aignan, une châsse du XIIIe siècle décorée d’or et d’émaillerie de Limoges.

À gauche, navette à encens dite “de Miles d’Illiers” (1540, argent doré et nacre). À droite, tabernacle dit “de Saint-Aignan” (XIIIe siècle, chêne, cuivre et or)
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À gauche, navette à encens dite “de Miles d’Illiers” (1540, argent doré et nacre). À droite, tabernacle dit “de Saint-Aignan” (XIIIe siècle, chêne, cuivre et or)

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© DRAC Centre-Val de Loire / F. Lauginie

D’autres artefacts valent la visite, notamment des parements liturgiques en satin, velours, dentelles et pierreries, dont certains remontent à l’Ancien Régime, des reliquaires, deux ensembles majeurs de sculptures médiévales monumentales, un retable, un ensemble d’armures royales médiévales, ou encore des colliers de coquillages offerts au XVIIe siècle par deux tribus d’Amérique du Nord évangélisées.

Des verrières contemporaines abstraites de Bang Hai Ja

Elle aussi restaurée de pied en cap, la chapelle Saint-Piat, qui abrite le trésor, déploiera de nouveau son architecture et ses vitraux du XIVe siècle, un cycle peint des années 1320, et un élément inédit : des verrières contemporaines abstraites réalisées par l’artiste coréenne Bang Hai Ja (1937–2022) suite à un concours lancé en 2018 pour remplacer les quatre baies de la salle capitulaire, jadis dotées de « simples verres losangés » jugés « sans caractère patrimonial particulier ».

Bang Hai Ja devant ses vitraux dans l’atelier Peters
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Bang Hai Ja devant ses vitraux dans l’atelier Peters, 2020

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Photo Atelier Peters

Ce trésor, qui a par ailleurs bénéficié de récentes acquisitions et de prêts exceptionnels, rouvre dans le contexte des célébrations du millénaire de la crypte de la cathédrale de Chartres, dite de Fulbert – l’une des plus vastes cryptes au monde, construite entre 1020 et 1024. L’événement sera également marqué par un colloque organisé par la Drac, les 15 et 16 novembre prochains.

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