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Les statues des « dix femmes en or » des JO exposées avant leur installation définitive à Paris

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Inauguration des dix “Femmes en or “présentées à l’Assemblée Nationale en septembre 2023 et créées pour la cérémonie d’ouverture des JO Paris 2024
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Inauguration des dix “Femmes en or “présentées à l’Assemblée Nationale en septembre 2023 et créées pour la cérémonie d’ouverture des JO Paris 2024, 17 septembre 2024

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© Joséphine Brueder / Ville de Paris

Elles sont de retour ! Les statues des « dix femmes en or » révélées lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 viennent de prendre place dans la cour d’honneur de l’Assemblée nationale, où elles seront présentées au public du 21 septembre au 5 octobre, dans le cadre d’une exposition gratuite.

Inaugurée ce mardi 17 septembre par Yaël Braun-Pivet, présidente du lieu, en présence de la maire de Paris Anne Hidalgo, cette présentation est un préambule à l’installation définitive de ces sculptures dans une rue du XVIIIe arrondissement, près de la porte de la Chapelle.

Dix femmes pionnières et engagées

C’était l’un des temps forts de la cérémonie d’ouverture des JO du 26 juillet dernier. Le long de la Seine, près du pont Alexandre III, sont apparues, émergeant une à une de leur socle au son de la Marseillaise, dix grandes statues dorées représentant des femmes ayant marqué l’histoire de France dans les domaines des sciences, des arts, des lettres, de la politique ou du sport, assorties d’attributs (robe d’avocate, livre, micro…) renvoyant à leurs accomplissements.

Anne Hidalgo et Yaël Braun-Pivet entourées des statues de Gisèle Halimi et Simone Veil, les « Femmes en or » créées pour la cérémonie d’ouverture des JO Paris 2024
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Anne Hidalgo et Yaël Braun-Pivet entourées des statues de Gisèle Halimi et Simone Veil, les « Femmes en or » créées pour la cérémonie d’ouverture des JO Paris 2024, 17 septembre 2024

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© Joséphine Brueder / Ville de Paris

Certaines de ces figures de l’émancipation féminine étaient déjà célèbres : la philosophe, écrivaine et militante féministe Simone de Beauvoir (1908–1986) ; la magistrate et femme politique française Simone Veil (1927–2017), rescapée de la Shoah et qui obtint la légalisation de l’avortement en France en 1975 après une âpre lutte ; l’écrivaine et militante anarchiste Louise Michel (1830–1905), figure majeure de la Commune de Paris ; l’avocate et femme politique Gisèle Halimi (1927–2020) ; et la dramaturge et activiste Olympe de Gouges (1748–1793), qui plaida en faveur du droit des femmes et des esclaves durant la Révolution française.

D’autres, moins connues du grand public, ont été mises en lumière à cette occasion : la philosophe et poétesse Christine de Pizan (1364–1431) qui fut l’une des premières femmes de lettres en Europe ; l’exploratrice et botaniste Jeanne Barret (1740–1807), première femme à avoir fait le tour du monde, déguisée en homme ; l’athlète Alice Milliat (1884–1957), qui œuvra pour l’inclusion des femmes dans le sport en organisant les premiers Jeux mondiaux féminins en 1922 ; la journaliste et écrivaine Paulette Nardal (1896–1985), figure du mouvement de la négritude et l’une des premières femmes noires à avoir étudié à la Sorbonne ; et la réalisatrice, scénariste et productrice Alice Guy (1873–1968), pionnière du cinéma narratif.

Deux semaines dans la cour du palais Bourbon

De nombreuses voix s’étaient élevées en faveur de l’installation pérenne de ces « femmes en or » dans l’espace public parisien, où 86 % des statues représentent des figures masculines.

Mesurant près de 4 mètres de hauteur, ces sculptures en résine polymère durcie avec de la fibre de verre, conçues par Paname 2024 et imprimées en 3D par CMDS Factory, dans le Pas-de-Calais, en collaboration avec l’entreprise Marie 3D à Sartrouville, pourront être vues de près par les 10 000 visiteurs attendus à l’Assemblée nationale lors des Journées du patrimoine. 12 000 créneaux de visite supplémentaires, à réserver sur le site de l’Assemblée nationale, sont également ouverts du 23 septembre au 5 octobre.

La statue dorée de Simone de Beauvoir parmi les « Femmes en or » créées pour la cérémonie d’ouverture des JO Paris 2024
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La statue dorée de Simone de Beauvoir parmi les « Femmes en or » créées pour la cérémonie d’ouverture des JO Paris 2024, 17 septembre 2024

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© Joséphine Brueder / Ville de Paris

Cette exposition, qui précède leur future installation dans le nord de Paris, « s’intègre dans la politique d’ouverture de l’Assemblée nationale au public et la mise en valeur de figures féminines souhaitée par la présidente Yaël Braun-Pivet », a indiqué l’Assemblée dans un communiqué.

Depuis la fin des Jeux, de nombreuses voix s’étaient élevées en faveur de la pérennisation de ces « femmes en or » dans l’espace public parisien, où 86 % des statues (260 sur 300) représentent des figures masculines.

Une installation pérenne qui divise

Certains points ne font cependant pas l’unanimité, à commencer par la qualité artistique et matérielle des sculptures, conçues à l’origine pour être éphémères, et l’absence de certaines figures importantes, comme la scientifique Marie Curie ou la plasticienne Niki de Saint Phalle. L’emplacement choisi, que certains jugent peu valorisant, est également critiqué, tout comme la décision de les exposer toutes au même endroit au lieu de les disperser dans la ville, ce qui contribue pour certains à une « ghettoïsation » de ces femmes.

Malgré ces problèmes de forme, l’événement est globalement accueilli de façon positive. Plusieurs personnalités féministes, dont les membres de Feminists in the City et sa marraine Claudine Monteil, militante et amie de Simone de Beauvoir, n’ont pas manqué de se réjouir de cette démarche par laquelle l’État français rend officiellement hommage à des femmes illustres encore trop peu représentées et célébrées.

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"Dix femmes en or"

Cour d'honneur de l'Assemblée nationale

Plus d’informations et réservations sur le site de l’Assemblée nationale.

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